‹ Discours sur le budget par l'Honorable John Rose, ministère des finances du Canada [microforme]Chapitre 4 sur 4 · ARR · texte numérisé non relu

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et coux de cotte partie des Etats-Unis. Qu'on me permette d'attirer un instant l'attention sur les impôts quo la population de cet Etat doit payer comparativement à nous.

Je parle pas d’après les renseignements contenus dans les articles de journaux, ou d’après les on-dit populaires, mais d’après le rapport officiel du comité des Finances de la Convention Constitutionnelle qui siégeait dernièrement à*Albany, dans lequel on faisait une revue des dettes de l'Etat. Examinons fe résultat auquel arrivait ce comité. Les taxes fédérales supportées par i'Etat sont portées dans ce rapport Déc eredinéisrbiseteisntseite minis ete .… $118,000,000

Les taxes de l'Etat à............,..,., rene ionte 12,800,000

Les taxes des cités, comtés, villes, ete., à... 50,000,000

Ce qui fait un total de... Merise $8180,800,000 qui, réparti sur une population de quatre millions d’âmes, donne un impôt annuel de $45 par tête. Maintenant, comparez cela avec l’état des affaires en Canada. Nos rapports ne sont peut-être pas aussi complets qu’il serait à désirer, —et je puis profiter de cette occasion pour dire que le gouvernement croit que ce serait une grande erreur s’il ne voyait pas qu’il existe un système complet de rapports statistiques de toutes les provinces de la Puissance que l’on pourrait utiliser dans le but d’instituer une comparaison.

Le revenu de la Puissance est évalué à...............,..... $14,500,000 Le revenu des provinces, outre les subventions, etc., payées

par la Puissance, est évalué à..........., 1,500,000 et les taxes des cités, villes et villages, à...............,...... 4,700,000

M. MACKENZIE.—C’est trop faible.

L'hon. M. ROSE.—Je ne le crois pas, il y en a à peine dans la Nouvelle-Ecosse. Les taxes totales du Canada—de la Puissance, provinciales et municipales, —peuvent donc être évaluées à... distance rte die nn sc n rte «.…. $820,700,000 Qui, réparties sur une population de 3,900,000, donnerait un impôt annuel d’un peu plus de $5 par tête, au lieu de 845 comme dans l'Etat de New-York. (Ecoutez ! Ecoutez!) La dette de l'Etat de New-York

est portée, dans le même rapport, à..........................., $48,381,682 Celle des cités, villages, comtés et villes, à.................. 85,000,000 La proportion de la dette nationale à........................ 500,000,000 Ce qui fait une dette totale de.....................,,.......... $8633,351,682 Qui, sur une population de quatre millions, donne $158

par tête.

Si nous revenons au Canada, nous avons, pour la dette de

la Puissance .........,...... nid ie em tiia lé tes . $72,000,000

Celle des provinces, en sus de la dette de la Puissance, est de 17,000,000 Celle des cités, comtés, villes, etc., d'Ontario, Québec et les Provinces maritimes réunies, environ... isGre 18,500,000

Formant une dette totale de... rooooreosses +-$107,500,000

ce qui, pour une population de 8,9000,000 âmes, donne moins de $28 par tête, en comparaison de $158 par tête dans l’Etat de New York. (Ecoutez ! écoutez!) Je pense qu'en tenant compte des dettes bien garanties qui nous sont dues et de la propriété que nous possédons à l’égard des impôts que nous avons à supporter, tout homme qui voudra examiner notre position avec calme, en la comparant avec celle de l’Etat voisin, dira que la balance est entièrement en notre faveur. (Ecoutez ! écoutez !)

Je crois maintenant avoir épuisé tous les sujets que je me proposais de toucher, et je crains d’avoir aussi épuisé la patience de la Chambre, (Cris de non !/ non!) mais j’ai cru qu’il était de mon devoir de soumettre à la Chambre tous les faits importants qui se rattachent à notre position financière actuelle et à nos espérances d’avenir. Il ne me reste plus qu’à sémercier la Chambre de l’indulgence avec laquelle elle m’a écouté, ct qu'à exprimer l’espoir que les prévisions que j’ai fort imparfaitement exposées seront plus que réalisées. Je n’ai aucune crainte quelconque à l'égard de l’avenir de ce pays. (Ecoutez ! écoutez!) Si le même amour du travail, la même économie, le même éloignement pour toutes les entreprises aventareuses et hasardées nous caractérisent dans l'avenir comme ils nous ont caractérisés dans le passé, je pense que l’avenir qui nous attend cst loin d’être décourageant. Quiconque vent bien jeter un coup-d’œil sur les populations de cette Puissance—de la Nouvelle-Ecosse, da Nouveau-Branswick, de Québec ct d’Ontario,—verra que tout en différant essentiellement à certains égards, elles se ressemblent en ceci, qu’elles ne sont ni extravagantes, ni fastucuses dans lears habitudes, qu’elles sont vigoureuses, persévérantes, industrieuses et én:rgiques, et possèdent toutes les qualités requises pour le développement des ressources d’un pays nouveau. Bien que notre richesse puisse ne pas s’accroître aussi rapidement que sous d’autres climats, nous dépensons peu en faste et en extravagances. La reproduction est plus constante et plus continue. Si nous sommes fidèles aux devoirs dela position dans laquelle la Providence nous a placés, —s’il continue à siéger sur ces banquettes une oppotion aussi vigilante que celle qui y siége aujourd’hui, cherchant à maintenir ce gouvernement et tout autre gouvernement dans les bornes, et le forgant à sagement administrer les affaires publiques ; si nous profitons des avantages d’une constitution qui ramène chaque jour les ministres en face des représentants du peuple, lorsque tout ce que nous faisons aujourd’hui peut être minntieusement scruté demain,—soyez certains qu'avec de parcils avantages et sous une pareille constitution, si nous sommes fidèles, à nous-mêmes, nous ne pouvons que prospérer. (Applaudissements.)

S'il m'était permis d’adresser un mot à nos amis des provinces maritimes, je les supplierais d'examiner quelle sera notre position, si nous ne travaillons pas tous courageusement de concert au bien de noire commune patrie. (Croyez-moi, nous avons dans nos institutions quelque chose qui mérite d’être conservé. Ne rejetons pas inconsidérément cet héritage de liberté, mais transmettons-le intact à nos enfants. Nous ne vous demandons donc que de venir travailler

cordialement avec nous. L'expérience des quelques derniers mois do‘ vous avoir convaincus que vous trouverez les habitants du Canada- Ouest, Central ct Est d'accord avec vous dans vos sympathies et vos inspirations. Avec un avenir de liberté et de prosptrité matérielle comme celui qui nous attend, et mille rapports du passé qui cimentent notre union, pourquoi ne chercherions-nous pas, dans toutes les affaires qui nous intéressent en Gommun comme sujets britanniques, forts de notre amour commun pour notre Reine et de la ferme volonté de maintenir son autorité et perpétuer son pouvoir dans l'Amérique Britannique, à faire fonctionner la conistitution qu’elle nous a confiée ? Croyez-moi ! vos intérêts ne seront pas négligés. Il y a un désir—je l'ai entendu exprimer de tous côtés, par toutes les classes et tous les partis politiques de ce pays,—un magnanime et généreux désir de traiter cordialement, et avec bienveillance et considération, tous les intérêts qui affectent la position particulière et le bien-être des provinces maritimes. Je pense aussi que la ligne de conduite indiquée par le gouvernement doit se recommander d'elle-même aux hommes de tous les partis parmi vous, comme démontrant, si votre nombre n’est pas considérable, que votre voix et vos observations seront écoutées dans toutes les affaires qui vous intéressent. Pour me servir du langage d'un homme qui nous a été cruellement enlevé, et presque les dernières paroles qu'il a prononcées dans cette Chambre—‘ Nous espérons encore vous attirer à nous à force de bienveillance.” (Applaudissements prolongés.)

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