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t nous sommes arrivés au pouvoir, avons-nous été obligés de payer $4,000,000 d'emprunts + : temporaires que ces messieurs avaient faits, pour la bonne raison qu’ils ne pouvaient pas n vivre sans emprunt, leur caisse étant vide. Voilà la vérité.
Je laisserai le député de Montmorency avec ses contradictions, avec ses asser-
. tions hasardées, risquées, audacieuses et ses prétentions exagérées, Ilse prépare un 4 petit bagage pour les élections qui, dit-il, approchent. Il est dans les secrets du Lieuteà nant-Gouverneur plus que moi, car je n’ai jamais dit que les élections auraient lieu ” à bientôt, et il affirme avec une science infaillible que le trésor est vide et qu'il nous faut 4 faire un emprunt. Eh bien, M. l'Orateur, laissez-le dire ; laissez-le faire, la province de | R Pa à Québec est dans un état prospère ; le trésor est dans d'excellentes conditions. Nous ; . payons tout ce que nous pouvons et nous rencontrons toujours nos obligations : nous * avons payé les $400,000 aux Jésuites, nous paierons, quand la loi aura été sanctionnée, ” les $60,000 qui reviennent aux protestants ; nous ferons face honnêtemement à toutes nos “4 * obligations ; et quand nous nous rencontrerons de nouveau dans cette enceinte pour a 4 je rendre un compte exact de notre gestion, nous prouverons à ceux qui veulent être con- 5 W . vaincus, que cette gestion a été fidèle, honorable et intelligente, qu’elle a été faite dans # is l'intérêt de la province. F à " Je n'ai plus qu’un mot à dire. Je pardonne volontiers au député de Montmorency S les attaques injustes qu’il a faites contre mon parti et surtout contre le Trésorier. Il faut à Le pardonner beaucoup à ceux qui sont dans l'opposition, car ils ont beaucoup aimé le À " pouvoir. 4 US he J'espère que les déclarations de mon ami, appuyées sur aucune preuve, ne suffront pas pour ébranler la confiance de mes amis dans cette Chambre et du pays. Tout le de monde sait que nous faisons des efforts constants et consciencieux pour ramener la con- ‘à ée 3 fiance publique, pour ramener l’ordre dans les finances, et que nous avons réussi à faire “à Le disparaître les déficits qui existaient avant notre arrivée au pouvoir. Tout le monde sait ‘ La que nous avons la confiance des amis de cette Chambre; ils nous l'ont prouvé dans ke i- diverses occasions et ils le prouveront encore ce soir. us »Z- (À Ce n’est pas par des attaques de la nature de celles qui ont été faites, que l’on décies EE + dera nos amis à nous abandonner. Ceux-ci savent que nous faisons de notre mieux, que 1 si les dépenses ont augmenté, les revenus ont augmenté dans des proportions plus grandes. | Ils savent que nous faisons-des efforts consciencieux pour bien gouverner le pays. Ils ne us
nous croient pas impeccables, pas plus que nous nous croyons impeccables. Mais ils savent que nous faisons notre devoir, que nous acceptons la responsabilité de nos actes, que nous
* ne craignons pas de prendre la responsabilité des actes de nos amis ; et ce soir, comme j'en ai la conviction, ils nous donneront une nouvelle preuve de confiance qui sera ratifiée par l'électorat, Quand nous irons devant l'électorat—je ne véux pas me vanter— mais si Dieu me conserve la santé, me donne les forces dont j'ai besoin, je conduirai, aux élections générales, cette noble et généreuse phalange que j'ai autour de moi. (Appl.) Je serai à sa tête et je ne me tiendrai pas dans les endroits où il n’y a pas de danger, où il n’y a pas de fatigue. J'irai aux postes les plus périlleux, je serai partout où un ami aura
* besoin de moi, et j’arborerai là le même drapeau que j'avais en 1886 et que j'ai conservé précieusement depuis : le drapeau national, qui sera salué avec respect.par toute la province, et que je rapporterai dans cette enceinte, sans souillure, glorieux et triomphant, (Applaudissements.)
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