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Cet expédient peut avoir du succès parmi ceux qui n’ont pas d'expérience en ces matières, mais ce n’est pas par de tels moyens qu’on en impose à ceux qui ont les connaissances requises pour apprécier à leur juste valeur des chiffres ainsi agencés par l'honorable député de Montmorency. C’est ainsi qu’il a réussi à fabriquer des surplus lorsque ses amis étaient au pouvoir, et maintenant qu'il siège du côté de la gauche, il met autant de zèle à montrer des déficits qui n’existent pas.
Cependant, c’est avec des états de cette nature que l'opposition s'efforce de jeter la confusion dans les esprits, et ces états sont prisentés vec tant d’assurance et d’aplomb que plusieurs s’y laissent prendre.
La véritable comparaison à faire
Puisque l’on préfère sacrifier la vérité, et jouer un tel rôle, je vais soumettre des chiffres et des états comparatifs, qui serviront à démontrer la fausseté de leurs calculs et de leur augmentation.
Je vais en premier lieu donner un tableau de la période de 1882 à 1884, montrant les recettes et les dépenses, ainsi que les déficits de ces trois années; en second lieu, prendre une autre série de trois années comprenant 1885, 1886, 1887; en troisième lieu, comparer ces deux séries avec celle dont nous sommes responsables,
TABLEAU des recettes et dépenses ainsi que des déficits pour la série 1882-1788 3-1884, dont est responsable le parti de l'honorable député de Montmorency, pour servir de premier foint de comparaison avec la série de r888-1889-1890, qui est la nôtre :
Recettes. Dépenses. Déficits.
ii. CORRE ee CURE NS AE .. $2,666,051 94 $2,874,910 16 $208,858 22 die ER TRT RAR PL sois HT TON AT 3:096,943 27 341,236 06 2.1: 7 NADINE Net a nésre vi: 08 T0: 30 3:124,619 94 301,054 64 Total............, .... $8,245,324 45 $9,006,473 37 $851,148 92 Second point de comparaison :
Recettes. Dépenses. Déficits.
Ve LL EN ONT evrscene 4 SAOBO, TAT. 05 $2,936,733 86 $ 10,585 91 PO es ds Ver dames te HOMROZ:TS B032,607 25 83,045 10 À, à AU MNT EEE vi... 2,965 ,66 62 3,288,797 78 323,231 16 di RE M sos. $8,84r,276 72 $9,258,138 89 $4106,862 17
Etat des recettes et des dépenses ordinaires de 1888 à 1890—série dont nous sommes respon-
sables.
Recettes. Dépenses. Surplus.
Comparées à celles de la première série, dont nos adversaires sont responsables, c'est-à-dire de 1882 à 1884, nos recettes accusent un excédant de $2,810,508.94. Sur la série de 1885 à 1887 nos recettes accusent un excédant de $2,214,556.67.
Voilà le résultat de nos opérations financières au point de vue comparatif des recettes
de nos adversaires lorsqu'ils étaient au pouvoir.
Au chapitre de la dépense, voici le chiffre de l’excédant de la nôtre comparé à celui de nos adversaires pour la période de 1882 à 1884...............,... $r,364,742 63 et pour celle de,1885 à 1887 HS vs Re dr rte ECM TT
Pendant les trois années, comprenant la période de 1882 à 1884, les déficits se sont élevés à la somme de RD IL Ne messe $ 851,148 92 et pendant celle de 1885 à 1887, ils ont atteint le chiffre de............ 416,862 17
Ainsi, comme l’on peut le constater facilement, nos adversaires dépensaient moins, mais leurs recettes étaient inférieures, chaque année se soldant par un déficit que l’on couvrait par l'entremise d’un emprunt et qui augmentait d'autant notre dette. T'el était le résultat de leurs opérations financières, et cependant ce sont ces mêmes hommes qui, aujourd’hui, veulent faire croire à la Chambre et au pays que notre administration des
finances est désastreuse.
En examinant les états que je viens de soumettre l’on verra que, de 1888 à 1890, nous avons non seulement réussi à combler les déficits, qui étaient à l’ordre du jour lorsque la gestion des affaires était entre les mains de nos adversaires, mais encore que nous avons accumulé des surplus qui ont atteint le chiffre considérable de $594,617.39.
Maintenant, comparons le service des intérêts que payaient nos adversaires avec celui que nous avons à payer depuis que nous avons pris la gestion des affaires :
Service d'intérêts
En 1882 ce service s’est élevé à la somme de S DH En 1883 do do do En 1884 do do do
Total pour cette période... !
1885 ce service a donné le chiffre de 1886 do 1887 do
Total pour cette période
1888 ce service a été de.....
1889 do do 1890 il sera de
Total pour cette période
Depuis notre arrivée au pouvoir nous avons payé, en rapport avec ce service, la somme de ÉRbET eR ere à re et de 1882 à 1884, période de l'administration de nos adversaires, ce ser-
vice a absorbé la somme de.....
Nous avons donc eu à payer une somme de . fes Fi
de plus Que nos adversaires en rapport avec ce service. Le service des intérêts, de 1888 à 1890, a été de.
et de 1885 à 1887, de.....
Ce qui donne une augmentation de pour la période de 1888 à 1890 comparée à celle de 1885 à 1887.
L'augmentation de la dépense de 1888 à 1890, comparée à celle de 1882 à 1884, est de PRET De cette augmentation de la dépense il faut déduire l'augmentation dans
le service des intérêts imputable à nos prédécesseurs, attendu qu’elle
a été contractée pour couvrir les obligations laissées en souffrance par
eux et que nous avons été chligés de payer, soit.....
Donnant une augmentation réelle de ...,,...,............, en rapport avec les dépenses.
Excédant de nos dépenses de 1888 à 1890 comparé à celui de la période +
Li] DAS A DAT nids da ennn Run hr dede) dal 4 M AOOTT ET a Augmentation dans le service des intérêts de 1888 à 1890 sur celui de En DR RAT anne datant) RP NOR D Ce tt ART PAT TO | Cet item n’est pas contrôlable et est dû, comme j'ai déjà eu occasion de We À le dire, à la politique de nos adversaires qui nous ont laissé des / obligations que nous avons été obligés de solder depuis que nous : 5 e sommes au pouvoir. o PP .
Donnant une augmentation réelle de........ Piper (ie PATEAE At ® sur les dépenses encourues par nous, comparées à celles des trois dernières années de nos pi à adversaires. ; 4 Si nous appliquons cette comparaison aux dépenses de la première série de nos ” adversaires, c’est-à-dire celle de ,1882 à 1884, nous arrivons à une augmentation réelle, ‘ par année, de $207,313.26. e # = Dans le second cas, c’est-à-dire en appliquant là même comparaison à la deuxième + série, comprenant les années 1885-1886-1887, nos dépenses en plus, par année, se sont < . élevées à $250,581.80. ‘ Ainsi, dans le premier cas, l’excédant de nos dépenses, et pour lesquelles h nous sommes responsables, est de...............,..,.... l'AS CR $ 207,313 26 “gi . ON ane Een ONd Can des eh Nuits ay nu A AR LU LL dre \ et non pas de $700,000 comme le prétendent nos adversaires, tel que l’appert une de \
leurs motions de non-confiance.
Mais pour mieux faire comprendre la véritable situation, il faut nécessairement
prendre en ligne de compte le chiffre des recettes de nos trois années d'administration ; ° comparé à celui de la série correspondante de nos amis de la gauche, Nos recettes de 1888 à 1890, comparées à 1882 à 1884, accusent un excé- ; ,
tante tie, RETRO RET dé PAG UE a nou PE TO, 08 dd: Moins augmentation dans la dépense...........,. tin SEM ; : 4 A déduire augmentation dans le service des intérêts, soit. 742,802 85
Si, d'un côté, de 1888 à 1890 nous avons dépensé $62:,939.78 de plus que nos | adversaires pendant la période de 1882 à 1884, nos recettes, de l’autre côté, ont excédé |
les leursrde $2,188,569.16.
, Le chiffre de nos recettes de 1888 à 18909, comparé à celui de 1885 A à 1887, représente un excédant de..,,..., ses erseoossersssceosees $2,214,566 67 sf" Et le chiffre de nos dépenses, un excédant de.......... $r,203,077 11 | A déduire montant de l'augmentation dans le service des à térets 7 +: RE MAR UE re Du sine ete S ANNATE TO Fur 752,745 41 4 PME Ee + $1,462,811 26 Ô D'un autre côté, si nous avons dépensé, de 1888 à 1890, $752,745 de plus que durant « la période de 1885 à 1887, nos recettes accusent, déduction faite de ce surcroît de : dépenses, un excédant de $1,462,811.26.
A Comme je viens de le démontrer, l'augmentation dans les recettes de 1888 à 1890 a donc été de....... id eeitie s.à SRB Mo due eu id ecaieint es 0.0 DT, 810,FOB- dE # * Voici ce que l’on a fait de ce surplus :
ee On a comblé les déficits de 1882 à 1884......... ss. $ 851,148 92 L Augmentation dans nos dépenses.....,,.,........0.. 621,939 75 ss dans le service des intérêts......,..,,...,,. 742,802 85 e Surnius ret88B- à re MM, te ons 594,617 39 CE - 2,810,508 94 à L'augmentation dans les recettes de 1888 à 1890, comparée à celle de 1885 à 1887, À est de $2,214,556.67.
Comparativement à cette dernière période, qui appartient à nos prédécesseurs, voici ’ quel a été l'emploi de ce surplus :
* Déficits de: 18820 1884: seu FE RME" ... $ 416,862 17 Augmentation dans la dépense de 1888 à 1890......,. . 751,745 41 * # Intérêts, augmentation do de 1888 à 1890.....,..... 451,331 70 É : Surpius:. dé 1888 à 1806 total: en inter, 594,617 39 " eee $2,214,556 67 \.
Ainsi, avec nos recettès nous avons réussi non seulement à faire disparaitre les déficits f qui existaient sous le régime de nos prédécesseurs, mais aussi à couvrir l'augmentation
dans les dépenses, celle du service des intérêts et à accumuler en outre un surplus de $594,617.30. :
ae 77e MR ENT à DES DADAR EUSEEDO INDE QC ARTE LR RSS RENE LR À RE TESSER ENERRG Mans mes f [4
Voilà ce que nous avons fait depuis que nous Sommes au pouvoir et, malgré cela, nos honorables amis de la gauche voudraient faire croire à la Chambre et au pays que notre politique financière est défectueuse. Nous avons fait cesser les déficits; nous avons couvert l'augmentation dans le service des intérêts et nous avons accumulé un surplus, Cependant, au lieu de reconnaître franchement et loyalement ce que nous avons fait pour améliorer la situation financière, nos adversaires s'efforcent, par des calculs erronés et fallacieux, à tromper l'opinion publique et à induire en erreur la Chambre et le corps électoral en présentant un état exagéré des dépenses.
C'est, je le répète, en laissant dans l'ombre certaines recettes et en ajoutant aux dépenses ordinaires des dépenses spéciales, afin de grossir les dépenses ordinaires, que l'on parvient à fabriquer des déficits qui n'existent pas.
Maintenant, M. l’Orateur, un mot sur les dépenses spéciales qui, selon nos adversaires, devraient figurer comme dépenses ordinaires, et qui, de fait, ils ajoutent comme telles dans leurs états afin d’en grossir le montant. J'ai déjà démontré d’une manière évidente qu® de telles dépenses ne pouvaient être traitées comme dépenses
ordinaires.
Comme on peut le voir par les tableaux que je viens de soumettre, de 1882 à 1887, les recettes étaient insuffisantes pour couvrir un chiffre de dépenses moins élevé, il est vrai, que celui de 1888 à 1890; de sorte que, pour combler la différence, on a été obligé d’avoir recours au capital et d’endetter d'autant la Province.
Je vais maintenant faire voir, par des chiffres irréfutables, que non seulement nous avons fait disparaître les déficits, mais encore que nos surplus et nos recettes spéciales ont amplement suffi à couvrir et les déficits et les dépenses spéciales au sujet desquelles
nos adversaires ont fait tant de bruit.
En 1888, l'honorable député de Montmorency retranchait des dépenses spéciales pour les ajouter aux dépenses ordinaires afin de trouver e
un déficit, soit une somme:dé: .., 5. éoueihee ten se DEN EE . $ 187,767 76 * 1889—voir motion de non-confiance............ ES ES TE ER 236,996 57 : ; L 1890— do A0 anne Conte NE our 231,840 00
© — nn
Formant un total de........... PLACE SAP HN DES 656,604 33
imputable aux dépenses spéciales et que nos adversaires veulent à tort attribuer aux dépenses ordinaires, et qui, de fait, figurent comme telles dans leur motion de non-con- ; fiance soumise à la Chambre le 31 janvier dernier et le 7 février courant.
- — nr - : mn
. C'est à l’aide de leurs propres chiffres que j'opère. Ces messieurs ont bien soin de ne
pas dire un mot de nos ressources qui figurent dans les comptes publics et dans le ‘+ budget, sous forme de surplus et de recettes spéciales, cela ne ferait pas leur affaire, car, en en’tenant compte, la Chambre découvrirait le truc dent on se sert pour faire croire que ces dépenses spéciales he sont pas couvertes par des recettes, et au’elles augmentent d'autant le fardeau de notre dette.
Voici l’état des montants dont nos amis de la gauche ne tiennent aucun compte et qui existent tout de même. Pour s’en convaincre on n’a qu'à consulter les comptes n publics de 1888 et 1880. L
| . En 1888, en sus des dépenses ordinaires, nous avons eu un surplus de... $ 373,196 03 Règlement de compte avec Montréal et remboursement, voir comptes : DUB PAG EAN RS dues Mine tenue ee à Pants Re ee 80,926 41 En 1889, surplus.......... PR EN PAT ME MR COR EN OT ae 84,313 50 à Fonds d'emprunt inunicipal et remboursements. .... MR be era - 92,150 60 J En: 1800 "SurDIus probable, dan 4 es. Nievre Re eue 100,000 00 Recettesspéciales probables, 4.4, 404,440 acuies PE RR ES 59,000 00 è Total des recettes spéciales et surplus... ............ $ 780,586 54 s Que l’on veuille bien prendre note que, pendant l’administration de nos prédécesseurs, ce que nous inscrivons au chapitre des recettes spéciales, ils l’attribuaient à celui des recettes ordinaires.
LS £ 1 Nos surplus et nos recettes spéciales s'élèvent donc à la somme de..... . $ 780,586 54 S , ñ 2 + , tandis que la somme totale des dépenses spéciales, que nos adversaires Ps À + + refusent de reconnaître, comme telles, atteignent le chiffre de...... 656,604 33 » Nous avons donc un surplus de............,.,........ $ 123,982 21 : : L'on voit de suite que même, en admettant leur théorie de transférer des dépenses 6 " spéciales aux dépenses ordinaires les sommes ci-dessus, rous avons suffisamment de D7 s À, recettes et au-delà pour les honorer. Sous ce rapport, nous n'avons donc pas augmenté pe 6 : la dette publique, puisque nos ressources ont suffi pour couvrir toutes ces d(penses JR à spéciales au sujet desquelles nos adversaires font tant de bruit. 53 18 ÿ X ÿ Si nos adversaires se croient justifiables d'ajouter aux dépenses, il me semble que,
w pour être justes, il faudrait également ajouter aux recettes les sommes perçues portant
le même titre,
PNT OE A RAA LA LANIUE STEN UE RNA
EEE Ï tete inst ire saneee — mins dt dem
J'avoue que je regrette d’être obligé de réfüter des calculs aussi peu sérieux et Le v d’ennuyer la Chambre de tant de détails; mais j'ai cru qu’il était temps de démolir cet fi échafaudage de chiffres élevé dans le seul but de mystifier les électeurs. 1 |
Nos recettes ont donc suffi non seulement à couvrir nos dépenses ordinaires, mais En. encore, comme je viens de le démontrer, à couvrir les dépenses spéciales que nos adver- Le
saires veulent attribuer aux dépenses ordinaires.
C'est à l’aide de ces petits moyens que l’on réussit à fabriquer des déficits. La a : Chambre sait maintenant à quoi s’en tenir sur leurs prétendus déficits et sur la valeur de HN à leurs votes de non-confiance en rapport avec les dépenses spéciales.
Avant de passer à un autre chapitre, arrêtons-nous un instant sur l’état suivant : à 2h
Tableau montrant l'excédant des paiements comparés aux recettes sous nos prédécesseurs, |]
de 1882 à 1887 | à
FE a
Je viens de donner un état comparatif des recettes et des dépenses pour deux séries # d'années pendant que nos adversaires étaient au pouvoir, Je vais maintenant soumettre ‘ un autre tableau qui, je crois, aura pour effet de mettre à néant leurs prétentions, quant da | ”
à leur administration financière, LB.
Les chiffres qui suivent sont officiels, et ils ont été empruntés aux comptes publics, Ê { Li
préparés par les employés du trésor, sous la direction des ministres conservateurs.