‹ Discours sur le budget prononcé à l'Assemblée législative de Québec le 5 décembre 1890 [microforme]Chapitre 15 sur 17 · CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

CHEMINS DE FER

1891 1892 Chemin de fer Montréal, Ottawa & Occidental...... de 10,204 27 ÿ. 00-0126 Subsides aux chemins de fer...,............... soie 500,000 00 750,000 00 Pont de Québec........... Soon oo nn 5,000 00

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L'importance des voies ferrées n’est plus à discuter. La province de Québec qui est riche en mines, forêts, pouvoirs d’eau, production du sol, ne se développera qu’en autant que nous donnerons des moyens de communications faciles à ses habitants. Si les belles et riches vallées du lac St-Jean et de l'Outaouais eussent été pourvues de chemins de fer il y a vingt-cinq ans seulement, des milliers et des milliers de Canadiens habiteraient ces

vastes contrées, tandis qu'ils ont pris le chemin pénible de lexil. TRAVAUX PUBLICS

Les sommes que nous nous proposons d’affecter à la construction des édifices publics

sont requises pour des travaux d’une nécessité absolue,

Quant à l'hôtel du parlement, la somme demandée est de $20,000 pour parachever certaines parties des mansardes nécessaires aux besoins croissants du service public ;

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avec l'accroissement des affaires il faut plus d'espace. Nous demandons $75,000 pour la construction d’une nouvellè bâtisse pour l'école normale de Québec, [édifice actuel

est vieux et n’est plus en rapport avec les besoins du jour.

Les $600o demandées pour Spencer Wood seront employées à terminer les améliora

tions qui sont en voie d'exécution depuis deux ans,

Il est demandé $100,000 pour la construction de ponts métalliques. Cette politique semble être hautement appréciée à en juger par les engagements déjà contractés et les nombreuses demandes qui se produisent. Le crédit de $100,000 demandé pour l’agrandissement du palais de justice de Montréal, est nécessaire pour la confection des travaux

à faire.

La somme de $r0,000 attribuée l’année dernière à la construction d’une voûte pour les archives de Québec n’a pas été requise ; mais, vu que cette voûte doit être construite

dans un avenir assez rapproché, nous l’inscrivons de nouveau dans le budget.

Le crédit demandé pour la construction d’une nouvelle prison à Montréal ne sera pas dépensé en entier cette année, mais comme les travaux de cet édifice devront progresser rapidement l’année prochaine, nous ajoutons $100,000 aux $300,000 votées pour l’année courante, afin qu'il n’y ait pas d'interruption dans cette construction. Nous demandons $20,oco pour la construction d’une cour de justice et prison à Bryson et $10,000 pour l’empierrement des chemins à titre d'essai. Plusieurs comtés ont déjà fait des demandes d’octrois relatives à l’empierrement de certains chemins, mais ce n’est qu’au 30 juin prochain que le département pourra établir quelle a été la quantité des travaux

exécutés et quel a été le montant payé à même la subvention.

Pour bien comprendre la valeur, l'importance et l'utilité des travaux pour lesquels nous demandons des crédits, je n’ai qu’à référer les députés au rapport du commissaire

des travaux publics.

Voilà une branche du service civil qui devient de jour en jour plus importante, Si l'on passe en revue les différentes entreprises publiques qui ont été menées à bonne fin et celles qui sont en voie d'exécution ou à l’état de projet, on pourra se faire une idée du progrès opéré dans cette branche du service civil. Une simple énumération justifiera notre avancé : construction de ponts en fer sur les rivières de nos campagnes, afin que le peuple puisse agir, se remuer et prospérer ; empierrement de nos chemins ruraux, afin qu’en toute saison les cultivateurs puissent facilement circuler d’une paroisse À l'autre ; construction d'une école normale à Québec, car l’ancienne qui est plus que centenaire est impropre à recevoir les jeunes gens qui désirent se former dans cette excellente insti-

tution pour aller répandre ensuite dans les campagnes les bienfaits de l'éducation et de

l'instruction ; construction d’une voûte pour y mettre en sûreté les archives de Québec, si précieuses pour notre histoire nationale ; construction d’une prison à Montréal, métropole du commerce canadien et la ville la plus populeuse de la province, puisque celle qui existe aujourd'hui n’est plus suffisante ; parachèvement de notre hôtel du parlement ;

agrandissement du palais de justice de Montréal : il est de toute nécessité que nous

mettions une dernière main à ces édifices, etc., etc.

Quant à ce qui a rapport aux subsides de chemins de fer , il est toujours difficile, comme je l'ai déjà dit, de prévoir, même approximativement, ce qui sera requis pour cette branche du service, car tout dépend de la diligence avec laquelle les compagnies poussent leurs travaux. Dans tous les cas, la somme spécifiée s ra amplement suffisante, je crois, pour rencontrer les demandes qui seront produites, attendu que la somme ivscrite au budget de l’année dernière n’a pas été plus qu’à moitié dépensée, Quant aux détails de ces travaux et autres informations au sujet de la politique des chemins de fer, le rapport du Commissaire contient tous les renseignements que peuvent désirer les

députés,

Dans l'estimation des recettes que je viens de soumettre, j'ai pris une moyenne très modérée, sans tenir pleinement compte de l'augmentation du revenu que nous allons

créer, mais je puis dire qu’elles excèderont le montant de mes prévisions.

Tout en tenant strictement compte des.exigences du service publie, il est cependant absolument nécessaire de restreindre la dépense ‘aux limites de nos ressources, Je ne doute pas qu'avec une grande surveillance sur l'emploi des deniers publics, il soit possible d'en contrôler plus où moins le chiffre ; mais, à moins d’ opérer des retranchements sur des services contrôlables et de diminuer une foule d'allocations qui sont néanmoins d'une grande utilité, il sera difficile, si l’on veut maintenir l'efficacité des différents services

d'arriver à un chiffre moins élevé que celui que nous demandons,

Que l’on veuille bien prendre note que le service des intérêts qui était, en 1886, de $977,760.32 a atteint aujourd’hui le chiffre de $1,256,406.88, la différence entre ces deux chiffres est de $281,646.56, représentant l’excédant sur 1886. Comme c’est là un des services qu’il est impossible de contrôler, on ne peut songer à en diminuer le montant, excepté dans le cas où la conversion de la dette pourrait se faire dans les conditions voulues. Dans le cas contraire, l’on peut donc s'attendre à une augmentation graduelle dans le service d'intérêts à fur et à mesure que nous aurons à liquider nos obligations actuelles et futures. Tout en admettant qu’il est de plus en plus difficile de contrôler le chiffre de la dépense pour certains services, cependant, il ne faut pas oublier qu'il est de saine politique de ne pas aller au-delà de nos ressources, Même en procédant avec toute la

prudence voulue et en pratiquant toute l’économie possible, certains services devront

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réal, métro- atteindre un chiffre de dépense encore plus élevé à la suite du développement de nos 1e celle qui ressources et de l'augmentation de la population. parlement : k que nous En suivant cette voie, la Province grandira et prospèrera, et les revenus qu’elle donnera au gouvernement seront en rapport avec sa prospérité et ses ressources.

rs difficile, Cependant, tout en envisageant l'avenir avec espoir, il faut éviter de l’escompter equis pour avec trop de confiance et ne pas oublier surtout que chaque piastre que nous dépensons | en sus de nos revenus constitue une charge sur le trésor, tant en capital qu’en intérêts.

‘ompagnies | 11e SNAREe | Il est inutile, pour le moment, de m'arrêter sur les détails des différents services qu la somme peuvent accuser une augmentation dans la dépense, comparativement aux années précé- ; Quant-aux | dentes, toutes les sommes attribuées aux divers services seront pleinement discutées ‘nes fer, avant d’être adoptées : ce serait donc pour le moment une source d’ennui pour les désirer les | députés que de les entretenir de tels détails. F : | : D'ailleurs, comptant sur l'augmentation dans nos revenus, nous avons cru devoir ner | consacrer des sommes plus considérables à la cause de l’éducation et à tout ce qui était ÉRURES | de nature à servir les intérêts les plus chers de la Province, et je suis certain que pas un | député, qui tient à la prospérité de sa patrie, voudrait nous blâmer d’avoir suivi une policependant | tique qui est d'accord avec les désirs et les vœux du peuple f s, Jene | t possible | NZT

ments sur ins d'une Remarques générales services, Voilà, monsieur l'Orateur, la position financière de la Province expliquée franche-

E ment, consciencieusement et en toute réalité 1680, de

ces deux Je n’appartiens pas à l’école de ceux qui prétendent qu'il est de bonne et habile

à un des politique d’atténuer l’effet que peuvent produire les chiffres et d’en voiler autant que

montant, possible la vérité. J'espère que la Chambre et le pays me rendront le témoignage que je

ons vou- suis sincère. D'ailleurs, monsieur l’Orateur, quel intérèt aurais-je de faire un exposé qui

elle dans serait de nature à je‘er le doute dans les esprits? Etant convaincu que la meïlleure poli-

actuelles tique consiste à appeler les choses par leur nom, il me répugnerait d’être rangé parmi les

hiffre de adeptes d’une telle école. de saine

toute. le Nous ne prétendons pas avoir été infaillibles, tant s’en faut, mais au moins nous

S D mie ‘1euse à € EL à à 1e e } S 1e $o O6 )0 S ï | 7e devront pouvons consciencieusement affirmer que nous n'avons rien négligé pôur nous rendre lé à hien vou!

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Nous avons suivi une politique large et libérale pour tout ce qui se rattache au développement de nos ressources ; nous sommes intimement convaincus que cette politique a été en harmonie avec les vœux d’un peuple qui désire ardemment le progrès et la prospérité de son pays. La province, en nous confiant de nouveau ses destinées, a sanctionné la politique que nous avions inaugurée, Une telle politique, toute d'initiative et de progrès, ne peut être mise en pratique sans que ceux qui sont appelés à en bénéficier ne

consentent à s'imposer quelques sacrifices.

Le gouvernement, tout disposé qu’il est à accueillir avec faveur les projets qui peuvent contribuer à l'avancement de la Province, ne peut perdre de vue qu’il faut pourvoir

aux votes el moyens chaque fois qu’un projet nouveau est mis à exécution.

Les besoins de la Province étant en raison de son immense étendue, il est admis que l'initiative privée est impuissante pour la plupart du temps. La population, comparativement restreinte et avec des ressources très limitées, se voit donc forcée de demander au gouvernement les améliorations d'utilité générale, C’est avec satisfaction que je puis déclarer que, nonobstant la pression presque irrésistible qui a été exercée sur le gouver

nement, celui-ci a néanmoins su se maintenir dans les limites du possible.

Je ne crains pas de l’affirmer, la politique du gouvernement a été des plus heureuses, et les quelques sacrifices qu’elle peut exiger maintenant de la Province ne sont rien com. parés aux immenses résultats qu'elle a produits.

Que la Chambre nous prête son concours loyal et, avec le chef distingué qui dirige la politique de la Province avec tant d’habileté et de succès, nous pouvons sans crainte

avoir confiance en l'avenir.

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