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croyait que c'était nécessaire, Or, si Cétait necessaire pour lui, pourquoi ne serait-ce
pas nec ire pour un de mes amis? c'était nécessair pour deux membres de la législature intére s dan leux wtitutions d bDicntaisan de la province, t ce que ce n'était p néecé ure pour les soixant: cm | | putes, 1 C otait necessaire pour | xante-cinq d tés, estce q' ) re nécessaire pour le Cqu d la prov { (| n IT il pi rt t-Cé ‘juE Ça ne pouvait] cire nect re D I l 1U tent toute leur 1: ürable « rit d icrit Toutes ces deman jui ont ete Hull (ar l s en #rand nomb par ce niessieurs, !
la charité à qu Iq 1 et quan on ont n d (a 116 { à À 2 nen tion dé crédit . 1 1 ° n Î ‘ vit ] ‘ tn) F
pour les institutions de bienfaisance, a-t-on ! it de venir nous reprocher le total de ces crédits qui ont été augmentt Pren 1 ices, il nt d le n
Estce que nos adversaires qui nous ont fait lemand pour construire des chemins de fer ou des tra.aux de col r\ ne il faut? Est-ce que nos adversaires n'ont pas contribué comme nou: dit | , et cepen dant on nous les reproch
M. l'Orateur, ce nest pas ju: Ï m ! | l fléchira 1h peu à « l EME fl ( | juste à l'égard de ses constituants, qu'il n'a pas été Ju u d du gouvernement, Nous n'avons jamais refusé, pa plus à iu jü aux tres r°'pI ants de la minorité, les allocations qu'ils ont cru devoir nous | der, Quand il nous a dem clique chose pour les maisons d'éducation protestantes, on le lui CCOr Quand à demandé d’aug menter le crédit de l'hôpital protestant d': Ment t de le mettre sur le même pied que l'hôpital catholique de Montréal, nous y avons consenti. Quand il nous a demandé certains crédits pour les institutions de ( ité que les protestants ont à cœur, nous les avons accordés, Quand on nous a demande des credits pour les Juil, de Montréal, nous les avons accordés, parce que nous avons cru que c'était notre devoir de protéger cette
minorité.
Quand on est venu nous demander ici à Québec et à Montréal, au nom de la munorité de
donner des crédits spéciaux pour protéger les ft
nes angl et protestantes, qui étaient délaissées, nous n'avons pas hésité. Nous avons cru qu'il était nécessaire de protéger ces
institutions. Nous avons dit : vous, les dames de Québec et vous, les dames de Montréal, qui
n ‘ 1 . Cspnt ne 1 rlont la | vo! 1 1 ji 11 s ca recueillez ces pauvres femmes qui ne parlent pas la langue de l1 majorité, qui ne professent vas la reliscion de la majorité, qui se trouvent exnosées, qui n° la prot.ctien voulue
dans un pays étranger, nous allons vous aider, parce que vous nous représentez que vous
n'avez pas l'argent nécessaire pour faire toutes les dépenses voulues, Nous allons vous
accorder la protection que nous accordons à tous, Nous voulons justice pour tous. (App.)
Qu'ai-je besoin d'aller plus loin? Il n'y a pas encore quinze jours, celui qu'on critique si sévèrement, mon ami le trésorier, nous demandait un crédit pour Sherbrooke, pour une bibliothèque protestante et pour une institution protestante qui n'avait jamais reçu aucun octroi des gouvernements précédents. Nous l'avons accordé, Mais pensez-vous qu'à force d'accorder des crédits à rous ceux qui en demandent, quand nous le trouvons nécessaire, que nous n’augmenterons pas nos dépenses ? Pensez-vous que si nous voulions mesquiner, n’accorder de faveurs qu’à nos amis et toujours les refuser à nos adversaires,
nous ne montrerions pas des budgets plus satisfaisants ?
Ce n'est pas notre politique, parce que ce n’est pas une politique juste, et nous ne voulons pas faire de mesquinerie dans l'intérêt de notre parti aux dépens de la province
de Québec.
Laissons les détails ; je passerais la nuit à les donner tous et j'arriverais à un résultat désastreux pour nos adversaires, parce que je prétends que, comparativement, ils
ont retiré plus du trésor public que nos amis.
Si vous prenez ce qui a été accordé pour les chemins de fer depuis que nous sommes au pouvoir, vous verrez que nos adversaires ont émargé 75 p. c. de plus que nos amis, Qu'il me suffise de rappeler le chemin de la Baie des Chaleurs, Cette compagnie était contrôlée par M. Riopel, le député conservateur au fédéral, et M. Robitaille, ancien gouverneur de la province de Québec, deux hommes qui nous ont fait, l’un entre autre personnellement et politiquement, le plus grand mal qui pouvait être fait, un homme qui, lorsqu'il était gouverneur, ne se contentait pas de régner mais qui voulait gouverner. J'ai le droit de le dire, parce que c’est dans l’histoire. Il n’est plus gouverneur ; il est redevenu un politicien et un spéculateur de chemin de fer. Et qu’a-til fait de l'argent qu'il est venu nous mendier ici, nous disant que c'était pour construire un chemin de fer?
Qu'est-ce qu'il en a fait? il l’a mis dans sa poche. (Rires.)
Allez demarder à ces pauvres ouvriers qui ont travaillé pendant des mois et des mois, à la pluie, au froid, avec toutes les misères possibles pour gagner une piastre par jour ; si l’on était pas intervenu ils n'auraient pas été payés. Alles demander aux cultivateurs à qui l’on a volé les terres ; si l'on n’était pas intervenu, les terres ne seraient pas payées. Allez demander aux marchands qui ont fourni les provisions et tout ce qui était
à nécessaire pour soutenir cette armée de travailleurs nous ils n'auraient pas été payés, et cependant si nous avons accordé ce subside nouveau, il y a eu comme conséquence
augmentation dans le service de l'intérêt, car qui dit dépense sur le capital dit augmenta-
tion sur le service des intérêts, et on nous reproche cela ? Voulez-vous que je vous nomme
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toutes les autres compagnies contrôlées par des conservateurs qui étaient à nos pieds nous demandant des subsides, par conséquent faisant augmenter la dette et le service des
intérêts ? C'est inutile ; l'on me devine n’est ce pas ?
Nous sommes au 9 décembre 1890. Nous avons eu les élections le 17 juin, Toutes ces dépenses qu'on vient nous reprocher aujourd’hui étaient dans le budget et les comptes publics avant les élections, La majorité et quelquefois l'unanimité de l’ancienne Chambre les a approuvées et votées. Nous sommes allés au peuple avec ce dossier que nos adversaires traitent de dossier d’extravagance. On a cherché à nous faire condamner par le peuple, et lorsque nous étions sur le point de partir, un de nos adversaires, un des plus
-éloquents, qui n’est plus ici nous dit : “ Nous irons devant le peuple, et vous serez balayés par l’indignation publique.” Nous sommes allés devant le peuple et notre majorité de 17 a monté à 25 ou 26, et à l'heure qu'il est le gouvernement que l’on a voulu faire croire être le gouvernement le plus extravagant de la province de Québec, est revenu plus fort que jamais. Pourquoi? Quelle en est la raison ? Pourquoi? Parce que nous avons été francs, Nous avons dit avant de partir ce que nous vouiions dépenser, ce que nous voulions faire, et le peuple a prétéré cette franchise presque brutale à la politique captieuse, je ne dirai pas hypocrite par ce que le mot ne serait pas parlementaire, mais je
dirai politique cachée et peu franche de nos adversaires.
Aussi, quand le peuple, qui en définitive est le juge et qui sait se servir de: la balance politique, a vu les deux partis dans les deux plateaux, il a dit: “ J'aime mieux celui qui pèse plus, quand même il dépense plus que l'autre qui est plus léger et qui n’est pas
franc ;” et aussi nous sommes revenus plus forts.
Et je me rappelle, M. l'Orateur, les scènes qui : nt passées sur les hustings, et tous mes amis qui m’entourent s’en rappellent Quand nous avons été dans la lutte pour faire triompher notre drapeat us avons été l'objet des plus graves accusations On ne s’est pas cont n taxer d’extravagance, de dire que nous menions la province à la rui s on a été jusqu’à dire — et je pourrais nommer les députés qui sont ici, qui Ont de le dire sur les hustings—-que nous nous enrichissions aux dépens du publi: 1e pauvres nous étions devenus riches, que nous menions un train de vie scandal t on laissait croire au peuple que c'était à l'explication de l’augmentation des dépenses. On a été jusqu’à dire que l’on trouvait moyen de bâtir des châteaux qui coûtaient des raillions ; que l’on roulait, qu’on ai carosses, chevaux et voitures et que | artout l’on faisait des extravagances telles que les gens honnêt*s des deux partis devraient faire un effort pour se débarrasser de nous, et disait : jusqu'où la province de Québec va-t-elle aller avec ce système? On ne dit pas cela isi. En bonne compagnie
on ne dit pas de ces bêtises. Mais quand on est devant ce bon peuple qui est si honnête,
Cr nca nnrnenanmemenmmnmennnmnn
mais se laisse tromper quelquefois, nos adversaires n’y regardent pas à deux fois pour dire
de ces bêtises-là.
Mais laissons ça de côté, Pourquoi recommencer ? Le jugement est rendu. Le procès a été plaidé amplement par ces messieurs. Le procès est jugé et il n’y a pas une de ces accusations que l’on nous reproche depuis ce matin qui n’a pas été jugée par les électeurs Est-ce que ces messieurs ont été envoyés ici pour renverser la décision du corps électoral ? Je pense bien que cela leur ferait plaisir; puisque le corps électoral leur a été si peu favorable, ils aimeraient bien à réussir dans leur entreprise, mais pour cela il faudrait considérer cette Chambre comme cour d'appel. Or, cette cour n’est pas une cour d’appel, mais simplement une cour constituée précisément pou: exécuter la décision du corps électoral. Pensez-vous que cette cour va dire que le peunle a eu tort de vous condamner? Ça toujours été notre conviction que vous auriez dû être condamnés bien avant cela et si vous ne l'avez pas été plus tôt, c'est que vous avez été plus habiles que d’autre:. Mais. on vous tient, vous êtes condamné à rester dans les flanmes du purgatoire »endant 5 ans. Ça me fait bien de la peine et l’on pourrait peut-être faire dire des messes pour diminuer vos tourments. Mais quand vous en sortirez, vous le devrez aux
bonnes prières et non à vos bons actes.
r, si le verdict est rendu, pourquoi recommencer ? M, l'Orateur, j'ai un conseil à , + En * donner à mes adversaires. Ils ne sont pas obligés de le suivre mais je les prie de ne pas
le rejeter légè:ement ; ce conseil c'est de se soumettre de bonne grâce à leur triste soit.
Je n’ai pas l'intention de fatiguer la Chambre plus longtemps. Nous avons le peuple avec nous, le peuple a approuvé nos dépenses, le peuple approuve notre p‘litique. Nous devons marcher avec cette politique. Dans quelques jours nous soumettrons les résolutions des chemins de fer. Il y aura parmi les chemins de fer subventionnés des entreprises qui sont encore contrôlées par nos adversaires. S'ils veulent critiquer notre poiitique des chemins de fer, ils ont un devoir à remplir, c'est de commencer par demander qu’on retranche les subsides qu’ils ont sollicités de nous, et quand nous aurons retranché ces items, vous pouvez être sûrs d’une chose, c’est que la majorité de la Chambre ne trou-
vera pas que le montant qui restera sera trop élevé.
J'espère que je n'ai pas été trop long et j'espère que je n’ai pas été trop violent. Je
voulais être court et je voulais être affable, Ai-je réussi? Je ne le sais pas. Je suis sûr
d’une chose, si je n'ai pas réussi, je n’ai pas été plus malheureux que mes adversaires quand ils veulent critiquer le budget de mon honcrable ami. Malgré leur talent et leurs
efforts, ils ne réussissent guère, (Applaudissements.),
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