‹ Discours sur le budget, prononcé à l'Assemblée législative, le 2 février 1875 [microforme]Chapitre 17 sur 18 · REVENU · texte numérisé non relu

REVENU

Fonds des municipalités (8. R. B. C. ch. terre 5,000 00 A NT 50,000 00 ALU RO RARE nn ae 24,000 00

Dépenses générales du département des Terres de la OUR AUE anse retenue ete nee 60,400 00 Tinbnes.6f LiGENGape inner 4,000 00 $8143,400 00

Intérêt et fonds d'amortissement de la dette pour che- D OR nt etes dtntarnnure Pour couvrir les mandats spéciaux relatifs à des dépenses déjà faites pendant la dernière année fiscale

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Il m'est très-agréable de dire ici en passant que l’hon. représentant d'Argenteuil s’est trompé l’autre jour en annonçant à la chambre,

que, sous lhabile administration du trésorier, la Province était en

perte d'environ 8240,000 durant les derniers six mois, et cela d'après l'état des recettes et des dépenses depuis le ler juillet dernier, Les dépenses du 1er juillet 1874 aù 31 décembre 1874

ont fté de... FU atttteeenreenrssnenns one 844056,607 29 dr du 1er juillet 1873 au 31 décernibre PO issue 1,037,796 21

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Faisant une dépense en plus de... ses 818.821 02

Mais les recettes pour les derniers six mais onteté de... . 8969,425 44 Et celles des six mois terminés le 31 décembre 1873... 922,741 18

———— ms

Faisant cette année un excédant de 846,683 96

Comme j'avais en caisse le 31 décembre dernier 8155,170.36 de plus que le H décembre 1873, en laissant de côté lés fonds des chemins de fer et des Tanneries, il semble que la Province est loin d'être en perte de 8240,000 pour six mois. (Ecputez, éconter.)

La Chambre s'attend à ce que je lui ments au sujet de l’'Emprunt de la Prov Chemins de Fer, (Ecoutéz, Ecoutez.)

donne quelques renseigneince pour venir en aide aux

Je passai en Angleterre, l'été dernier, pour né je pouvais obtenir des prix convenables. J'y trouvai le taux de l'intérêt bien bas, et en certains endroits, les capitalistes peu disposés à placer leurs capitaux sur des nantissements permanents,

gocier un emprunt si

Comme la Province de Québec n'était pas connue, et que les Anglais ne paraissent pas Comprendre notre système de la Puissance et des gouvernements locaux, je rencontrai de graves difficultés.

Tant d’ignorance au sujet du Canada et de

ses effets publics me causa une grande surprise.

Le fait que c'était le premier emprunt que la Province de Québec faisait sur le marché Anglais, et qu’il avait pour objet de venir en aide à la construction de chemins de Fer, causa quelques difficultés au placement de nos bons.

Je trouvai que certaines personnes, en mesure de connaître, et connaissant réellement nos véritables ressources, au lieu de m’aider à maintenir le crédit de la Province. faisaient tout en leur pouvoir pe” déprécier nos effets, en donnant cours à toutes espèces de faussetés : da “A ue, d'après la Constitution, la Province n’avait pas le droit de 1545 nu emyx nt en faveur des chemins de Fer ; puis, qu’il y avait ass®z (le ceivins de fer ra Canada pour le trafic d'ici à vingt ans ; enstiié qu ces chemins ue donneraient aucun profit, et enfin que le

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, et cela d'après dernier.

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peuple de cette Province était tellement de fer qu’il ne regardait pas aux moyens quel prix,

pris de la manie des chemins de s'en procurer n'importe à

Malgré cela, avec l’aide et le puissant concours de la Banque de Montréal et de Morton, Rose et Cie., je réussis à placer l'emprunt à des conditions trés-avantageuses pour la Province, comme le peuvent témoigner tons ceux qui ont quelque expérience de ces transartions. (Écoutez, Ecoutez.)

[l'est évident qu'on ne se montrait hostile essayer de compromettre le Gouvernement actuel moi, membre de l’ancien ministère comnie du présent, que l’on voulait atteindre. J'accepte toute ma part dé” responsabilité ; Je suis prêt à justifier ma conduite, et je défie qui que ce soit d'établir qué j'ai négligé les affaires de la Province ou que j'ai subordonné «es intérêts À mon propre avantage. (Ecoutez, Ecoutez.)

à l'emprunt que pour , Ei que c'était surtout

On peut réduire à trois les objections faites à l'emprunt,

lo Il n’y avait nul besoin d'un emprunt, puisque le Gouvernement, ayant 8919,000 en caisse, pouvait et devait s'en servir pour payer les Compagnies de chemins de fer.

2 Qu'au lieu de donner aux différentes Compagnies, ce que les bons (bonds) avaient réalisé, on aurait dû leur donner les bons même, et par là épargner l’escompte perdu par la Province,

3 Que les bons (bonds) ont été vendus à tr perte.

op bas prix et à grande Voilà à peu près tout ce que contiennent les propositions soumises à cette Chambre et auxquelles je vais essayer de répondre,

Quant à la première: « que le Gouvernement, ayant plus d’un million de dollars en caisse, n'avait aucun besoin de vendre les effets du gouvernement, » j'ai à dire que cette proposition repose sur l'hypothèse que le Gouvernement pouvait employer cet a rgent au paiement des chemins de fer. Or cette hypothèse est absolument contraire à la loi qui définit ce qui devra être payé, c’est-à-dire los bons au pair ou ce qu’ils auront réalisé, d'après a décision du Lieutenant-Gouverneur en conseil ; et le Gouvernement n'avait pas le droit de prendre pour les chemins de fer un seul dollar de son surplus, L'Acte des Chemins de Fer, passé à la dernière session, stipulant le mont à

ant payable à chaque Compagnie, et le fonds d'où devront provenir les montants 4 payer, le

Bouvernement n'aurait pu em

piéter sur le surplus sans encourir une grave responsabilité,

Mais, M. le Président, lors même que le Gouvernement aurait eu

le droit d'employer notre surplus en caisse, et l’eût employé jusqu’à ce

que tout eût été payé avx Compagnies de chemins de fer, je le demande à tout homme raisonnable, quelle aur

» Si nos comptes publics avaient montré notre caisse vide, la nécessité absolue de nous procurer, n'importe à quel prix, le moyen de rencontrer nos obligations, et que nous n° avions pas en caisse de quoi solder l'intérêt d'ici à quelques années, ou au moins une partie de l'intérêt, si quelque crise imprévue nous y forçait ? Si le Gouvernement avait agi de cette manière, M. le Président, lors même que la loi le lui eût permis au lieu de le lui défendre, je déclare qu’il eût mérité d’encourir, à cause de sa négligence, de son ignorance des affaires et de son imprévoyance, la censure de la Chambre et du pays.

La Chambre se rappellera que lors de la passation de l'acte de la dernière session, on savait parfaitement, et les comptes publics le montraient, ce qu'était le surplus et où il se trouvait placé. Si la Chambre avait eu l'intention de l’'employer au paiement des chemins de fer, elle l'aurait manifesté dans l'acte, mais l’acte ne dit rien à ce sujet. La loi déclare expressément que les subsides seront payés aux

Compagnies des chemins de fer, soit en bons, soit en produits de bons. (Ecoutez, Ecoutez.)

M. BELLiNGHAM.—Le Trésorier voudrait.il lire la section de l’acte ?

Hon. M. RoBERTSsoN.—Je n’ai pas de copie anglaise.

M. BELLINGHAM.— Alors veuillez lire en français.

Hon. M. RoBERTsON.—I] m'est prendre l'anglais. Qu’arriver (Rires.)

déjà assez difficile de vous faire comait-il si je voulais essayer le français,

M. BEzuiNéHan lut alors la section de l’Acte

à laquelle il avait fait allusion, en prétendant qu’elle

excluait les chemins dontil s'agissait.

M. BEAUBIEN.—L'Hon. membre n’a qu’à lire la 24ème section pour trouver le contraire,

L’Hon. M. Robertson (lisant la loi d’après une copie anglaise qu'on vient de lui passer) prouve que toutes les Compagnies de chemins de

fer y étaient comprises. (Il continue) :-—[a Législature à agi avec sa-

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ernement aurait eu employé jusqu’à ce fer, je le demande aleur de nos bons, ernement, soit par 1ontré notre caisse rte à quel prix, le viOns pas en caisse 1 moins une partie ? Si le Gouverners même que la loi "e qu’il eût mérité e des affaires et de Lys.

on de l'acte de la mptes publics le vait placé. Si la nent des chemins > ne ditrien à ce seront payés aux produits de bons.

section de l'acte ?

e vous faire comyer le français.

1elle il avait fait lont il s'agissait.

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anglaise qu’on de chemins de e à agi avec sa-

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gesse et prudence en adoptant une mesure qui pare à toute éventualité, et si on avait suivi la ligne de conduite suggérée par quelques honorables membres, au lieu d’être en état de faire honneur à nos obligations envers les chemins de fer, nous nous serions trouvés obligés de faire un emprunt à des conditions beaucoup plus onéreuses, à de plus grands sacrifices, et au détriment du crédit de la Province. Se présenter sur le marché anglais avec des bons et une caisse vide, eût été un acte

de démence inqualifiable, lors même que notre argent aurait été dé. pensé en travaux d’un caractère permanent,

En même temps que moi, M. le Président, il y avait en Angleterre d’autres personnes intéressées dans des entreprises de chemins de fer. Les uns voulaient lancer leur emprunt, les autres acheter des lisses, d’autres obtenir des avances, et tout cela en faisant valoir la garantie des subventions du gouvernement et des contributions des municipalités. Que leur fut-il répondu ?—Que les municipalités ne paieraient jamais—Que leurs règlements étaient peut-être contraires à la loi, et on devait en contester la légalité devant les tribunaux—Que le gouvernement pourrait changer et adopter, au sujet des chemins de fer, une politique toute différente—Qu’on ne connaissait pas la Province de Québec, laquelle d’ailleurs n'avait pas le droit d'emprunter pour cette sorte d'entreprises et ne pouvait même payer l'intérêt. Voici, à part beaucoup d’autres, les bruits que s’évertuaient à répandre à Londres, des gens directement intéressés à entraver le succès de nos chemins de fer, et qui réussirent presque à empêcher toute négociation, si ce n’est à des conditions ruineuses.

Le placement de l'emprunt de la Province de Québec fit cesser tous ces bruits, en montrant que le Gouvernement, n'attendant pas d’être forcé d'emprunter pour ses besoins, s'était préparé longtemps à l'avance à rencontrer ses obligations. Il a agi, d’ailleurs, comme devait agir un homme d’affaires prudent (Ecoutez, écoutez.)

Je n’hésite pas à dire, M. le Président, que le pl prunt de la Province de la manivre dont il à été fait, P'rmettra aux Compagnies de prélever des fonds d'une manière plus avantageuse qu'elles n'auraient pu le faire autrement, d'obtenir plus pour leurs bons, et de gagner ainsi trois fois plus qu'elles ne perdront sur le prix de vente des débentures du Gouvernement, (Applañdissements.)

acement de l’em-

Ceux qui font maintenant des avance savent que la subvention du Gouver peut empêcher la vente de ceux de 1 avoir confiance et les compagnie

s sur les bons des compagnies, nement est prête, et que rien ne a Province, Les capitalistes vont $ pourront se procurer les moyens de

Continuer leurs travaux. Il est à ma Connaissance que plusieurs négociations n’ont échappé au naufrage que parce qu’on savait que le Gou-

vernement avait placé ses débentures et était prêt à remplir ses obligations.

Un mot d'explication personnelle, M. le Président. parait-il, que, lors de mon séjour à Londres, j'ai profité de ma position Officielle pour vendre les bons d’une compagnie dans laquelle je suis intéressé, c’est-à.dir qu’à la condition de faire prendre une partie des bons de cette Compagnie avec ceux du Gouvernement, j'ai accepté pour

Ceux-ci un prix moindre, Ces accusations sont fausses et dénuées de tout fondement. Avant d’avoir placé l’

On à insinué,

dollar de leurs bons, et il n’y a la compagnie de Sherbrooke, des Cantons t été vendu à mon escient, ni à Londres, sez m'apprécier pour ort à la Province, ou de faire personnel.

Je crois avoir démontré, M. le Présid n'avait pas le droit de toucher à aux Compagnies des chemins (Applaudissement).

ent, que le Gouvernement son surplus et qu’il ne pouvait donner de fer que les bons ou leur produit.

J’en viens maintenant à la seconde objection, lieu d'argent on aurait dû donner les bons mêmes que celles-ci auraient pu les vendre l’escompte,

c'est-à-dire qu'au aux Compagnies, et plus avantageusement et sauver

Que serait-il résulté de celle manière d'agir, M. le Président. Je vais vous le dire. Le Gouvernement se serait vu obligé de distribuer ces bons en lots de 820,000 à $100,000 à une douzaine de compagnies qui, à leur tour, les aurait passés aux contracteurs. Ces derniers, tous nécessairement plus ou moins endettés envers la batque ou des partiticuliers, n'auraient pu éviter de les leur transmettre à l'acquit de leurs dettes, et cela au taux que leurs créanciers auraient bien voulu leur donner. On sait parfaitement que des Contracteurs se sont vu forcés de payer des taux d'intérêt très élevés pour des fonds garantis par des subventions du Gouverment, et la même chose serait arrivée pour nos bons. Si nos bons avaient été donnés aux Compagnies, non seulement il eût été impossible de les faire coter sur le marché anglais, mais leur valeur eut été dépréciée partout où l’on aurait voulu les introduire,

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e que plusieurs négoon savait que le Gouèt à remplir ses obli-

dent, Ona insinué, ‘ofité de ma position lans laquelle je suis ‘endre une partie des ent, j'ai accepté pour ausses et dénuées de e Québec, je n'ai pas e toute autre ; je n’ai -urs bons, et il n’y a rbrooke, des Cantons scient, ni à Londres, 7 m'apprécier pour 'rovince, ou de faire

e le Gouvernement lne pouvait donner is Où leur produit.

; C'est-à-dire qu’au aux Compagnies, et ‘usement et sauver

I le Président. Je bligé de distribuer ne de compagnies

Ces derniers, tous ique ou des partià l'acquit de leurs nt bien voulu leur se sont vu forcés IS garantis par des | arrivée pour nos es, non seulement anglais, mais leur | les introduire,

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Ceux qui veulent placer un emprunt, pour en obtenir sonnable, doivent avoir du moins pour

tout l'emprunt, comme l’admettent tous

branche des finances. Quand une banque ou un syndicat de banquiers lancent un emprunt, ils ne s’attendent pas à réaliser un profit sur les premiers Lons vendus ; mais ils sont souvent obligés de les racheter à différentes reprises afin de maintenir le prix de la première émission ; ce n’est qu’avec le temps, et en ayant le contrôle de l'emprunt entier, qu'ils réussissent à établir un prix qui les dédommage de l'avoir gardé, et des dépenses considérables à encourir pour le placer et pour le faire coter à la Bourse. Aucune maison de banque ne consentira à placer une partie d'emprunt, à moins que ce ne soit de concert avec d’autres qui sont également intéressés à maintenir le prix des bons, autrement ceux qui n’ont qu’une partie d’un emprunt Pourraient se voir forcés d’en disposer et de ruiner ceux qui possèdent le reste.

un prix raiquelque temps le contrôle de ceux qui sont au fait de cette

leur valeur à augmenté graduelle.

Puissance s'explique par le fait que

que coûte, à les racheter chaque : À mesure qu'ils deviennent plus mbre de mains, le prix s’en élève Les détenteurs savent qu'une certaine

endue chaque année et à mesure que l’époque du rachat définitif approche, leur valeur augmente, Le prix

de la cote de ces bons n'établit donc pas leur valeur : des dispositions eXCeptionnelles quant à leur rachat leur donnent une valeur exception-

nelle; s’il en était autrement, les prétentions mal fondées, invoquées Québec, s’appliqueraient à celui que la

année pour le fonds d'amortissement rares et concentrés en un moindre no nécessairement de plus en plus.

quantité doit absolument être v

à l'encontre de l'emprunt de Puissance vient de faire.

J’ajouterai qu’il n’est pas honnête de prendre la cote actuelle nos bons, de Comparer le taux auquel ils se vendent Celui de la première vente et de dire qu’il y nos bons commandent efforts de Sir John Ros

La position distinguée

de

aujourd'hui avec

a une grande perte, Si

un prix aussi satisfaisant, on le doit surtout aux

e et Cie, et de la Banque de Montréal à Londres

Qu'occupent ces grandes maisons conduites par

des hommes d’affaires hors lignedont les transactions sont marquées au cachet de l'honneur et de la droiture, voilà ce qui a donné à nos bons un nom que nul autre établissement à Londres ne pouvait.rehausser: Ils n’agissaient pas en aveugles; ils savaient que bien que nos ressources et nus moyens de payer fussent satisfaisants, cependant, comme la Province de Québec n’était pas connue, le placement, de nos bons à un taux aussi élevé exigerait de leur part beaucoup de travail et dé grandes dépenses, et je sais que pour en maintenir le crédit jusqu’à ce que le public fut suffisamment renseigné, ils eurent plusieurs fois à les racheter à des prix plus élevés que ceux qu’ils avaient eux-mêmes obtenus. M, le Président, je ne fais donc que rendre justice à Sir John Rose et aux agents de la Banque de Montréal, en disant que la Province doit leur être grandement reconnaissante, et je puis ajouter que sans leur concours je n'aurais pas aussi bien réussi, (Ecoutez, écoutez.)

J'ai consulté, touchant l'emprunt et le prix que je pouvais en obtenir, d’autres banquiers éminents à Londres; tous et chacun d'eux me déclarèrent que si j’obtenais de 90 à 924 pour cent pour des bons à cinq pour cent pour nn emprunt provincial inconnu à Londres, c’était tout .ce que je pouvais raisonnablement espérer. Je suis. convaincu que le syndicat qui à émis l'emprunt, n'aurait pas réalisé la moitié, ni même le quart des profits qu’il a obtenus, si je n'avais réussi à faire coter à la Bourse, parmi les fonds des gouvernements des colonies, les bons de la Province de Québec. Fe

On a dit que si les bons avaient été donnés aux différentes compagnies de chemins de fer, la province n'aurait pas eu à subir la perte de l’escompte dont on se plaint; c’est faux. Peu importe qui obtenait les bons ; du moment qu'ils n'étaient plus entre le mains du gouvernement celui-ci devenait responsable de l’intérèt et du fonds d'amortissement sur le montant des débentures entières. J'admets volontiers que si les compagnies avaient pu vendre à un taux plus élevé que celui que nous avons obtenu, elles auraient gagné d'autant, mais personne parmi ceux qui s’y connaissent tant soit peu ne prétendra que des bons partagés indistinctement en petites sommes auraient pu réaliser, non pas autant, mais quelque chose d’approximatif. Dans tous les cas, quelques soient les vendeurs ou les détenteurs, la responsabilité de la province est précisément la mème. :

D'ailleurs, M. le Président, nous avons déjà vu des gouvernements donner des bons à des compagnies et à des contracteurs de chemins de fer, et nous savons ce qui en est. Aux Etats-Unis, dans tous les cas et sans exception aucune, voici ce qui en est résulté : dépréciation des

pi bl

ns Sont marquées au a donné à nos bons e pouvait rehausser:

e bien que nos res- , Cependant, comme ment, de nos bons à up de travail et dé le crédit jusqu’à ve t plusieurs fois à les ient eux-mêmes ob.

> Justice à Sir John | disant, que la Proje puis ajouter que

(Ecoutez, écoutez.)

le je pouvais en obis et chacun d’eux nt pour des bons à | à Londres, c'était Je suis, convaincu ‘éalisé la moitié, ni vais réussi à faire ts des colonies, les

différentes compaà subir la perte de rte qui obtenait les s du gouvernement IS d'amortissement loutiers que si les que celui que nous Is personne parmi jue des bons parta- L réaliser, non pas 1s les cas, quelques lité de la province

es gouvernements urs de chemins de ins tous les cas et : dépréciation des

De

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bons, crédit du gouvernement ébranlé, et perte pour ceux qui les recevaient au lieu d'argent.

Nous avons vu la même chose sans sortir de notre Puissance. Les bons portant 6 pour cent de la Nouvelle-Ecosse qui avaient été donnés aux contracteurs des chemins de fer de l’'Hudson et d’Annapolis furent mis en vente dans les journaux de Londres et vendus à un escompte beaucoup plus considé ‘able, au détriment du crédit du Canada tout entier dont le gouvernement qût se charger de payer la compagnie en argent, afin d'éviter le malheur de voir notre crédit en danger par suite de l'obligation où pouvaient se trouver la compagnie ou les contracteurs de réaliser coûte que coûte. Un seul fait de ce genre pour un homme de jugement vaut mieux que toutes les théories de gens sans responsabilité, et qui ne comprennent pas le premier mot en fait de finances.

Un fait à l'appui de ce que j'avance. Le Gouvernement s'était réservé le droit de donner aux contracteurs du chemin de fer de l'Ile du Prince-Edouard des bons ou de l'argent à son choix, et afin que le crédit de la Puissance n'eut pas à souffrir, il a préféré donner l'argent, Je déclare donc, qu'en face de ces faits, le Gouvernement de la Province de Québec aurait tout à fait mal agi en ne négociant pas lui-méème ses propres bons. (Ecoutez, écoutez.)

Passons maintenant à la troisième proposition: Que les bons ont été vendus trop bon marché, et n’ont pas réalisé autant que l'emprunt F L) de la Puissance.

J’ai déjà répondu en partie à cette objection. Je ne me suis Jamais att adu d'obtenir, pour mes bons, tout-à-fait autant que le Gouvernement de la Puissance pour les siens, et aucun homme tant soit peu au fait de finances ou d'emprunts ne s'y serait attendu. La Puissance, ses ressources et son crédit étaient connus depuis longtemps en Angleterre, et il serait aussi absurde de la trouver en défaut parce qu’elle n’a pes obtenu pour son emprunt autant que le Gouvernement Anglais obtient pour ses effets sur le marché, que de comparer les emprunts de la Puissance el de Québec. Mais je prétends que et je dis qu'aucune Province Où Gouvernement aussi peu connu que Québec, ayant à négocier un premier emprunt, n'a fait mieux, et pour chaque cas où en de semblables circonstances on à fait aussi bien, je pourrais en signaler des douzaines où on a fait beaucoup plus mal,

Je crois, M. le Président, que le peuple de cette Province et cette Chambre, les Compagnies de chemin de fer si grande

ment intéressécs

au succès de notre emprunt, et une gr prennent les questions financières, et savent combien il est difficile de se

faire un bon crédit en Angleterre, sont parfaitement satisfaits du résultat de ma mission. (Applaudissements.)

ande majorité de ceux qui com-

Sans aucun mobile d'intérêt personnel, av mon devoir envers cette Chambre et le Pays, à mettre, ceux qui pouvaient m'être ‘c quelque secours et le peuple anglais, au fait de notre véritable position, et à asseoir notre crédit sur une base solide, et je suis assez modeste pour croire que j'ai passablement réussi, (Ecoutez, écoutez.) J’ai eu occasion de rencontrer à Londres, avant mon départ, des hommes ayant une connaissance intime du marché monétaire anglais, et tous, sans exception, m'ont assuré que j'avais obtenu, pour mon emprunt, un prix qui dépassait de beaucoup leur attente, et que ceux qui s’en étaient chargés pourraient à peine se récupérer de leurs troubles et de leurs déboursés.

ec le seul désir de remplir tous mes efforts tendirent

J’ai lu une lettre du gérant de la Banque d’ Ecosse, une des banques les plus considérables de la Grande-Bretagne, ci-devant à la tête de deux des plus grandes banques de la Puissance. Dans cette lettre, il me disait ne pouvoir pas faire beaucoup pour la vente de nos bons, ni même pour les recommander, non pes qu’ils ne fussent un placement sûr, maïs parce qu'ayant été mis à un prix trop élevé, les spéculateurs pouvaient placer leurs capitaux beaucoup plus avantageusement,

Depuis mon retour j'ai eu occasion de r des gens dunt quelques uns ont eu souvent à négocier des emprunts sur le marché anglais pour le gouvernement canadien ; tous unanimement sont d'avis que j'ai obtenu un prix satisfaisant, ct que le Gouvernement aurait fait tort au crédit de la Province et réalisé moins pour les chemins de fer, en donnant les bons aux Compagnies au lieu de les négocier lui-même. J'ai donc raisou de croire, M, le Président, que la Chambre et le Pays sont satisfaits du résultat de ma mission pour ce

qui concerne la prospérité et le crédit fitancier de Québec. (Ecoutez, écoutez.)

encontrer ou d'entendre

On s’est évertué à répandre à Londres le bruit que la loi passée à la dernière session était défectueuse en ce qu’elle ne précisait pas le

montantque la Province pourrait emprunter. et on s’opposa à laisser

coter notre emprunt à la Bourse : puis, après beaucoup de difficultés, le comité de la Bourse consentit à la cote de nos bons dans la liste des Fonds divers. Je m'y Opposai en insistant à les faire

paraître parmi les Fonds des Gouvernements des Colonies.

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