‹ Discours sur le budget prononcé à l'Assemblée législative le 29 novembre 1879 [microforme]Chapitre 1 sur 26 · SÉANCE DU SOIR · texte numérisé non relu

SÉANCE DU SOIR

La séance est reprise à huit heures ; doux bills privés passent par le comité général,

L'Hon, M. ROBERTSON propose que la Chambre se forme en comité des subsides; puis, il s'exprime en ces termes :

Il est, d'après l'usage, de nécessité absolue, sous un gouvernement libre comme le nôtre, et après qu'il a été proposé que la Chambre se r unisse en Comité des Subsides, de présenter, pour l'information des Ffon., Membres et pour celle du pays, un exposé clair et complet de la manière dont les octrois précédémment votés par la Législature ont ét" dépensés, de donner

les détiils le plus circonstanciés sur le chiffre des sommes pereues et nu sources auxquelles elles Pont eté. L'usage

veut encorc, et avec beaucoup de raison, que je fasse connaitre à la Chambre de quelles sourecs nous comptons tirer nos revenus, Comment ces revenus devront étre employes durant l’année fiscale expirant le 30 juin 1872; que je lui donne enfin, ainsi qu'au Pays, une idée aussi précise que possible de notre situatiun actuelle et de la perspective que nous avons pour l'avenir,

En m'efforeant de fournir sur ces points toutes les informations possibles, j'oserai solliciter l'indulgence de la Ciambre, convaincu que je suis de mon inhabileté à exprimer, en termes

aussi clairs ot lucides que je voudrais, los faits relutits aux tran, suctions pusaces, ainsi que mas vues et mon opinion sur notre situation présente et nos esporances futures,

La Chambre, avec cette courtoisie et cette bienveillance qui ont caractérisé los membres de cette branche de la Législature dès le premier jour de sa première session, a ncecueilli l'an der. nier mon expose financier d'une manière extremement flattouso pour moi, Je prends la liberté de lui demander la même faveur aujourd'hui

Je m'eflorcerai de rendre mes remarques aussi brèves, aussi claires ot précises qu'il me sera possible, et si je ne réussis pus à fuire comprendre «à la Chambre la véritable situation des affaires—pussées et futures—j'ai la contiance qu'elle voudru bien, comme par le passé, croire à mon vif'désir de lui donner tous les renseignoments désirables, et qu'elle restera assuree que ni le Gouvernement, ni moi-même, ne cherchons à lui refuser aucune informution de quelque nature qu'elle soit,

Dans une occasion précédente, j'ai eu à déclarer qu'il m'était impossible, la question d'urbitrage entre Ontario et Québec n'étant pas tranchée, de donner autre chose qu'un exposé partiel de lu situation financière de la Province, Je regrette d'être obligé de répéter maintenant que lu mème impossibilité existe cucore,

La question de l'arbitrage des droits que réclame lu Province à fuit de considérables progrès: plusieurs assemblées ont éte tenues à Ottawa et à Montréal dans le but de décider lu commission à leur accorder toute la considération qu'ils méritent. Cependant, il est survenu des circonstances de nature à provoquer la résignation de l'arbitre de Québec, à l'engager à refuser d'agir plus longtemps avec ses collègues, parce qu’il se sentait dans une poxition où il ne pouvait pas obtenir pour notre Province cette justice à laquelle elle avait des titres, position fausse qu’il ne voulait pas garder davantage, pour éviter de prêter son appui à la perpétration d'une injustice révoltante envers Québec, ou la sanction de son nom à un tribunal dont les jugements préliminaires le contraignaient, pour ainsi dire, à continuer d’user de moyens décidément contraires à ces prin-

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