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verdict a été très caractérisé, M. l’Orateur, et très emphatique, en face des déclarations de nos adversaires que le pays avait été trompé en 1878. Quand le gouvernement vint avec des résolutions donner une forme à la politique qu’il avait annoncée lors des élections de 1878, on prétendit que ces résolutions ne justifiaient pas les déclarations faites. On savait qu’une politique générale avait été émise par l'honorable chef du Bouvernement, alors chef de l'opposition, ayant pour but la protection des industries nationales ; on savait également qu'aux élections de 1878, cette politique générale avait été soumise au pays. Mais lorsque nous sommes arrivés ici en 1870, et pendant les années suivantes, nous avons vu nos adversaires se lever dans cette chambre et accuser les ministres individuellement, et le gouvernement comme corps, de n’avoir pas accompli leurs promesses. Eh bien, M. l’Orateur, nous avons la satisfaction de savoir qu'après avoir été actualisée, adoptée par le parlement, mise en opération pendant trois ans, un appel au peuple a envoyé dans cette chambre une majorité des deux tiers de ses représentants pour appuyer cette politique. :
Il y à encore le fait plus significatif que huit des ministres du gouvernement libre-échangiste antérieur à 1878, ainsi que l’ex-Orateur libre-échangiste, ont perdu leur élection.
Ce verdict est tranché encore, parce qu’on nous disait dans le dernier parlement que cette politique aurait l'effet de faire sortir de l’Union les petites provinces. En a-t-:il été ainsi ? Quel est le verdict ? Deux tiers des députés élus en juin dernier sont envoyés ici pour appuyer certe politique, et je crois que les députés qui faisaient partie de la dernière Chambre me pardonneront si je dis que j’éprouve un orgueil particulier, une satisfaction particulière d'être ici aujourd’hui comme le représentant du N ouveau-Brunswick, parce que ceux qui sont dans cette Chambre depuis trois ou quatre ans savent combien de fois on m'a reproché de ne pas représenter les vues de ma province natale,
Nous n'avions malheureusement que peu de partisans en 1878 pour appuyer cette politique ; mais aux élections générales de 1882, quel a été le verdict? Bien qu’on m'ait spécialement accusé de mal représenter ce que serait la politique du gouvernement, ma province a envoyé ici une majorité pour appuyer cette politique,
M. l'Orateur, la majorité qui appuie cette politique dans le pays est
plus grande que dans la représentation de cette Chambre. Voilà un autre fait important.
J'ai pris la liberté de dire à l’honorable chef de l'opposition, à la dernière session et à la session précédente : “Si vous comptez jamais passer de ce côté de la Chambre, vous devez accepter la politique nationale.” Maintenant je prétends que le verdict donné en juin dernier a été des plus tranchés, et prouve la vérité de mes avancés : que les députés de la gauche doivent accepter la prlitique r«tionale, s'ils veulent espérer arriver de ce côté de la Cham : .
Le fiat a été prononcé, et il sera immuable et le \ >: que la main doit périr qui essaiera d’enlever une seule pierre de la base ou üne seule arche de la structure de l'édifice national dont la base a été posée avec tant de soin, et la structure surveillée avec tant d’habileté par le très-honorable député dont je n’ai pas besoin de donner le nom. J'ai dit en 1880 et 188r que chaque fois que des élections auraient lieu, cette politique serait appuyée par l'électorat ; qu'après avoir été inscrit pendant cinq ans dans notre code de lois et avoir reçu des perfectionnements de temps à autre, elle ne serait jamais abrogée, tant que le Canada serait le Canada. :
Dans ces circonstances, je désire déposer sur le bureau de la Chambre les résolutions que j'ai l'intention de proposer, quand nous nous formerons en comité, en conformité de cette politique et en vue de la perfectionner.
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