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sCaux, expressément pour le commerce avec les Indes Occidentales et pour le commerce avec les Etats-Unis. Les prix de transport sont plus élevés, et je tiens d'une autorité indiscutable que depuis le mois de décembre dernier, le nombre des vaisseaux, dans le port de Saint-Jean a été plus grand qu'il n'avait été depuis dix ans, pendant la même période. Je ne dis Pas Que tout ce résultat est dù à la politique nationale, mais assurément cela montre que la politique nationale n’a Pas ruiné Saint-Jean, ni Je Nouveau-Brunswick, et que Saint-Jean n’est Pas dans l’état de banqueroute et de délabrement décrit par les honorables messieurs de 1a gauche. Vous pouvez Parcourir cette ville et la province elle même, comme j ai eu l’occasion de le faire, et je n'hésite pas à dire, Puisque je parle de celte province et de sa Condition présente, des banqueroutes qui y sont arrivées et dont l'on attribue la Cause à la politique nationale, que ces banqueroutes sont Moindres que dans aucune autre partie du Pays, en proportion du chiffre de la Population, et je demande aux honorables Messieurs de la gauche de nommer deux hommes, où même un seul homme, qui ait été conduit à la banque. route par la politique nationale. Îls ne peuvent le faire. Cust {ors. qu'on leur demande des détails qu’ils sont incapables d'établir leurs avancés. Lorsqu'ils attaquèrent les industries de la ville de Sainte- Catherine, ils reçurent leur réponse ; etilen est ainsi chaque fois qu’on leurs demande de préciser ; ils reçoivent une réponse nette et positive à leur avancés. De même relativement à Saint-Jean. Sur ce point, on peut se procurer les informations en vingt quatre heures, s’il en existe. Je demande qu’on me cite le nom d’un seul homme qui ait été forcé à faire banqueroute en Conséquence de la politique nationale.
SR ALBERT J. SMITH-—Comment Pourrait-on établir cela ?
“SR LEONARD TILLEY—C5mment établir ceci? Mais on a fait l'assertion au contraire, Cependant, si les honorables messieurs qui ont fait cette asserlion n’en savent rien, s'ils n’ont aucune pr'uve à cet égard, s'ils ne Peuvent prouver qu'un seul homme ait été Conduit à la banqueronte par la politique nationale, Comment peut-on affirmer qu’un grand nombre ont été POussés à la bainqueroute par la politique nationale ? Si cola ne peut être prouvé, je demande Comment on peut affirmer le Contraire, et pourquoi ?
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Le fait est que sur le nombre de ceux qui ont fait faillite à Saint- Jean depris lors, il n’y en avait peut-être pas un qui ne fût insolvable au lendemain du feu. Je voudrais savoir, monsieur l'Orateur, ce qu'il serait advenu dans les différentes parties de la Confédération si nous n'avions pas eu la politique nationale, qui a donné la vie aux diverses industries de cet immense pays ?
Laissant maintenant le Nouveau Brunswick pour le moment—car J'ai l'avantage de répliquer à tout ce qu’on peut dire du côté de l’opposition—j'arrive à la question d2s manufactures. J'ai dit brièvement, relativement aux manufactures du pays, qu'après en avoir visité un grand nombre, le résultat de mes observations a été de me convaincre que la politique nationale avait eu sur elle des effets satisfaisants. L’honorable chef de opposition a dit que la moitié des manufacturiers objectaient au tarif, et il a fait allusion à ma visite à London comme preuve. J'ai visité en tout vingt-neuf centres manufacturiers, dont plusieurs étaient placés dans les districts industriels les plus importants ; ce que jai vu dans ces tournées m'a satisfait, et j'ai constaté que la grande masse des manufacturiers étaient satisfaits comme moi ; presque tous m'ont déclaré qu'ils avaient bénéficié de la politique nouvelle.
On a parlé vaguement du fait qu’à London J'aurais été assiégé par un grand nombre de mécontents. Or, ma visite dans cette ville a été satisfaisante. Il est bien vrai que j'ai vu, le samedi soir, quelques messieurs qui avaient certaines représentations à faire. Je m'arrangeai pour les rencontrer le lundi à l’hôtei-de-ville et y discuter les différentes matières qu’ils avaient à soumettre. Et je les rencontrai en effet.
L'un se plaignit des frais de port imposés dans le port Stanley, et demanda leur abaissement ; un autre, boucher et marchand de viande de porc, croyait que la différence établie quant au poids entre les cochons vivants et la viande de porc, pour l'exportation, constituait uue injustice pour la classe à laquelle il appartenait ; cette représentation a ét prise en considération par le ministre des douanes, et des concessions ont été faites. Un autre de ces messieurs, commerçant de fourrures, avait des griefs relativement aux droits imposés sur une certaine espèce de feutre, mais il mavoua en même temps qu'un autre commerçant, son ami et voisin, engagé dans la même branche de commerce, était parfaitement satisfait du tarif—ce que je savais déjà, car j'avais vu le commerçant en
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question, qui, entre parenthèse, était un zélé partisan des honorables membres de l'opposition, et il m'avait déclaré être parfaitement satisfait du tarif et n'avoir rien à suggérer à ce sujet,
J'ai visité les ateliers de carrosserie mentionnés par les honorables membres de l'opposition. Les Carrossiers ont objecté au droit de 30 par cent sur certains matériaux entrant dans la fabrication des carrosses, Pourtant, les honorables Messieurs ont dit que le tarifavait tué ce cCommerce avec l'Australie. Comment cela pourrait-il être, puisqu'il disait ÿY avoir une retenue sur les matériaux servant à la fabrication des carrosses exportés? C’est probablement l'établissement d'un droit identique, l'adoption d’une politique semblable par l’Australie, qui a ruiné notre Commerce dans cette branche, et non pas notre propre politique nationale. Nos fabricants ne devaient payer aucun droit sur les articles exportés.
Ils s’expédie une grande quantité de fourgons et d'instruments aratoires à Manitoba Un fabricant d'instruments aratoires m'a dit, pendant que j'étais à London, qu'il avait reçu de Manitoba des commandes pour $60,000 d'ivstruments et de fourgons, à exécuter au printemps.
J'ai visité une fabrique de meubles, qui venait de se rouvrir, et j'ai trouvé le personnel tout confiant dans le succès. Les mots : t: succès à la politique nationale ” étaient inscrits sur tous les points de l’établissement. Et à quelle œuvre les ai-je vus appliqués dans cette fabrique ? Je les ai trouvés fabricant des charpentes de sofas, un article qui n'avait jamais été fabriqué à cet endroit auparavant, mais qu’on avait fait venir de Chicago jusque là, et qu'ils préparent maintenant pour les petits tapissiers. C’est ainsi une nouvelle branche d'industrie
Je me rendis ensuite à un atelier de matériel roulant, et j'ai trouvé les fabricants engagés dans la construction de Wagons pour le chemin de fer du Sud. Qu'on me permette de dire ici que la politique nationale a eu cet effet de faire construire en Canada des locomotives et des Wagons qui, sans elle, eussent été construits aux Etats-Unis. A Montréal, un nombre immense d'ouvriers ont été employés à la fabrication du matériel roulant.
Je n'ai pas été seulement à London, mais j'ai été encore à Brant. ford, sur la route de London, et j'y ai rencontré nn grand nombre de
gens qui donnaient autrefois leur appui aux honorables messieurs de la gauche, et dont l’un qui avait, suivant sa propre expression, été un membre constant du parti libéral, s’exprimait comme suit au milieu d’un discours qu’il prononça dans un banquet: “J'ai appartenu pendant vingt-sept ans au parti libéral. Je n'ai pas approuvé sa politique de libre-échange ; cependant, j'ai appuyé ses chefs dans toutes leurs mesures. Je suis engagé dans un commerce où nous avons eu peine à nous tirer d’affaires depuis quatre ans. J’allai à Ottawa. Je fis appel au gouvernement. J’exposai à l’ex-ministre des finances nos enbarras, notre état désespéré et les conséquences qui résulterajent s’il ne se produisait pas d'amélioration. Je lui dis: “ Voyez, nous périssons, il nous faut de l’aide.—Retournez-vous-en alors, me répondit l’ex-ministre des finances, et périssez” Dois-je, après cela, être appelé traître à mes principes, parce que, étant dans cette condition désespérée, je me suis cramponné au bateau de sauvetage construit par sir John Macdonald pour nous sauver? Je gagne ma vie aujourd’hui, mes bénéfices sont faibles, mais néanmoins je puis faire fonctionner mon moulin et gar der mes employés.”
J'ai visité un autre fabricant, partisan politique des honorables messieurs de la gauche. Comme nous traversions sa localité, nous vimes nombre de figures souriantes. Il me dit alors: “ Vous avez beaucoup d'amis ici, et je ne serais pas étonné du tout s'ils vous acclamaient ; s'ils le font, je ne m'y objecterai pas, je vous assure.”
Je visitais un établissement dans une autre ville. L'un des associés me le fit voir, et l’on se montra très-satisfait. Je vais vous rapporter la conversation qui eut lieu entre nous dans la soirée, après que nous eûmes parcouru l'établissement. Quelqu'un me demanda : ‘Avez-vous vu M. un tel?” Je répondis que non. “Je l'ai vu l’autre jour, moi, repritil, et je lui dis: M. Tilley vient ici dans quelques jours, vous allez sans doute lui faire voir votre établissement. Il m'a répondu : Je ne veux pas voir M. Tilley. Je ne veux pas admettre que la politique nationale nous a fait du bien, et il me faudrait faire cet aveu si je le vois” Bien que ce témoignage fût involontaire, il n’en établissait pas moins que ce monsieur était satisfait et que ses affaires étaient dans un état prospère,
J'ai été à Ganaroque, où j'ai visité plusieurs établissements dont les
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