LP LES RSA EN
DE te ce ET
L4%] De)
propriétaires appartenaient aux deux couleurs politiques, et, à une seuie exception près, tous ant admis que le changement de tarif leur avait profilé, et de toutes les villes de même ordre que J'ai vues dans le pays, il n’en est pas une qui montrait plus d'activité que celle ci.
Jai visité les principaux centres industriels, y compris Oshawa, Belleville, Montréal, Sherbrooke et Almonte, et j'y ai con versé avec les manufacturiers et les marchands. Almonte est un centre industriel important pour les lainages, à cause, en grande partie, du magni. fique pouvoir d’eau qu’il possède. J'ai vu que dans les principaux établissements de cette localité qui étaient fermés quelque temps auparavant, on travaillait maintenant après les heures ordinaires. Le plus, considérable avait acquis des mécanismes nouveaux, Jvoulant profiter des meilleures inventions pour le tissage des jétoffes nouvelles. Dans les autres fabriques, il ÿ avait aussi un surcroit de travail. Les ouvriers tisserands reçurent, le jour où j'étais là, ou le jour suivant, une augmentation de salaire d'environ 10 pour cent, ou peut-être une augmentation de 10 centins sur leur salaire quotidien. On m'indiqua la construction élevée pour servir de manufacture de meubles, et quelqu'un m'a demandé ici si je l'avais visitée. Oui, cette manufacture me fut montrée ; l’on me apporta qu'elle avait brûlé en 1876, et que la ville d’Almonte avait consenti à donner un bonus de $10,000 pour sa reconstruction. L'édifice a été reconstruit, et la ville ayant failli à sa promesse, il attendait un occupant; mais il n’attendra pas longtemps, j'en ai la confiance, sous le régime protecteur. Le retard provient de ce que l'incendie a fait perdre à la Compagnie son capital, et de ce que le bonus promis a été refusé. Les autres industries de la ville, particulièrement les lainages, étaient dans un état très florissant.
Partout où j'ai été, J'ai constaté de l'amélioration. Prenez, par exemple, Montréal, où l’on calcule qu'il y a aujourd’hui 4,000 ouvriers de plus qui sont employés, avec de meilleurs gages qu’il y a douze mois et sans interruption dans le travail Il y à un grand atelier de machines où l’on fabrique des instruments et mécanismes pour les raffineries de sucre, et d'autres machines pour de nouvelles manufactures ; Vous trouverez aussi dans plusieurs parties du pays des ateliers de fabrication pour les machines. Cette branche a reçu un nouvel élan, et les établissements en question Consiruisent des engins, des locomotives et autres machines pour les industries nouvelles.
Jo ne saurais demander de meilleure preuve du succès obtenu per la politique nationale que le fait d2 la construction de nouvelles fabrique de drap et de coton et celui de l'agrandissement des fabriques existantes. Un monsieur qui était ici à la dernière session, et qui avait combattu le droit sur les lainages communs, estallé ensuite en Angleterre et en a rapporté des machines qui y servaient auparavant, pour une fabrique de drap construite à Montréal, et dans laquelle il employait cent personnes trois mois après le changement de tarif. Un atelier de confection d'habits, à Montréal, emploie présentement 900 ouvriers. Passez en revue les manufactures l’une après l’autre, et vous trouverez le nombre des ouvriers augmenté et l'ouvrage abondant.
Ces messieurs de la gauche disent que ce sont d'immenses monopoles qui absorbent injustement les pauvres gains du peuple. J’ai en mains des états fournis par les fabricants eux-mêmes, et qui montrent que le prix des cotonnades, blanchies et non blanchies, était, le 21 février, dans tout le pays, aussi bas qu’à Boston, plus la différence de l'impôt que l’on sauvait. J'ai demandé aux fabricants et obtenu d'eux des renseignements sûrs. Il y a une différence de moins d'un centin par livre sur le poids du coton tissé, en faveur de Boston ; mais ici les fabricants donnent trois mois de crédit et un escompte de dix pour cent, tandis que dans le Massachusetts on ne donne que deux mois et cinq pour cent d’escompte, ce qui égalise à peu prés les prix dans les deux pays.
Relativement aux lainages, prenant les prix de la laine de 1873 à l'année courante, voyons les profits sur la fabrication d’une livre de laine: en 1872, 52c. ; en 1873, 42c. ; en 1874, 43c. ; en 1875, 47c. ; en 1876, 4Sc. ; en 1877, 46kc. ; en 1878, 4l4c. ; et en 1879, 30c. ; c’est-à-dire jusqu à la fin de 1879. Voici, maintenant, quel est l’état pour le cme mencement de 1880. La différence entre le prix de la laine, par livre et le prix de 124 onces d’étoffe par verge: en 1870, 55c.; 1871, 35c. ; en 1872, 40c. ; en 1873, 45c.; en 1874, 40c. ; en 1875, 40c. : 1876, 40c. ; en 1877, 35c. ; en 1878, 30c. ; 1879, 30c.; en 1880, 35c. Le droit était de 15 par cent dans les premières années et de 174 dans les dernières ; mais ces marchandises se vendent à présent avec plus de profit pour les fabriques de drap qu'auparavant,
J'ai un état relatif aux couvertes :grises et bl.aches, et cet état
montre que les profits par livre sont augmentés dans la mûme proportion. Je conversais, il y a quelques jours, avec un monsieur qui fait de fortes affaires dans cette branche, et il me disait que, à venir jusqu'à la récente augmentation dans le prix de la laine, le coût des couvertes de Cornwall, nonobstant l'élévation du droit, n’a pas augmenté. Lorsque le prix de la laine s’éleva de 22c. à 35c. par livre, les fabricants de cotonnades et de lainages durent augmenter leurs prix dans la même mesure. Il en résulte que le consommateur paye les cotonnades et les draps fabriqués en Canada à meilleur marché que si l’ancien tarif était encore en apération.
Nous arrivons maintenant au prix du sucre. Mon honorable ami et voisin (M. White) a fait quelques exposés très complets et très clairs. Il a parlé du nombre des ouvriers employés dans les raffineries, et de l'augmentation de l’o uvrage dans cette branche non seulement pour ce qui concerne le raffinage même, mais encore dans la fabrication des barrils, le charriage, etc.
Un point important a été laissé de côté par les honorables mes. sieurs de l’opposition. Sous l’ancien tarif, le sacre au-dessus du numéro 13 payait un centin par livre et 25 par cent de droit. Or qu’avons-nous fait en réajustant le tarif l'an dernier? Nous avons décidé qne tous les sucres, du numéro 14 et au-dessous jusqu’au numéro 9 payeraient ÿc. par livre et 25 pour cent. Cette qualité de sucre, dont je tiens un échantillon dans mes mains, est un excellent sucre d’épicerie, qui pourrait servir sur n'importe quelle table. Un sucre de première qualité très recherché, se vend, aujourd’hui, 4 cent par livre de moins que sous le tarif des honorables messieurs de la gauche. Le droit spécifique sur ce sucre est de + c. par livre de moins, ei s’il est importé directement au Canada, le droit de 25 pour cent dont il est chargé ne s'étend pas au coût des boîtes et autres frais, mais seulement au prix primitif, qui détermine le prix aujourd’hui pour le consommateur, +c. de moins par livre que sous l’ancien tarif; et à chaque degré, entre 13 et 9, bon sucre de table, il coûte } c. de moins par livre, par le fait que les 25 c. ne s'étendent pas aux frais.
UNE VOIX—Ce n'est pas le sucre raffiné.
SR LEONARD TILLEY—Non, ‘certainement ; mais l'honorable monsieur nous à dit que le tarif était désavantageux au pauvre, Du moment que nous pouvons établir que le sucre du riche, aussi bien que celui du pauvre, est admis à 4 c. âe moins par livre qu’autrefois, et le sucre entre les numéros 13 et 9 à } c. de moins qu'avant l’établissement du tarif actuel, le cri relatif aux inconvénients qui découlent pour le pauvre du changement de droit sur le sucre est absurde.
Il s’agit ici de beaucoup plus qne l'emploi d’un grand d'hommes à Montréal, Halifax, Moncton, Hamilton et autres villes—il s’agit du commerce direct entre le Saint-Laurent, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse et les Indes Occidentales. Avec ce commerce, un navire qui quitte un de nos ports avec une cargaison de bois ou de poisson pour les Indes Occidentales, peut trouver une cargaison de retour en sucres pour Halifax, Saint-Jean ou Montréal. L’expéditeur qui envoie une cargaison d'effets canadiens, peut, de cette façon, obtenir de meilleures conditions pour le transport, les profits des propriétaires de navires augmentent, en même temps que ceux de l'expéditeur par suite de la diminution des prix du fret.
Le député de Middlesex-Ouest (M. Ross) a dit que la différence, sous le rapport de la quantité, entre le sucre importé d'Angleterre et le sucre importé au Canada des Indes Occidentales, sous le nouveau tarif, était seulement de 4,700 tonnes par année. Il verra que cette différence se monte à 26,000 tonnes. Les navires canadiens qui vont aux Indes Occidentales peuvent demander des prix moins élevés pour le transport lorsqu'ils ont ces chargements de retour, et ils peuvent obtenir des prix plus élevés et faire de meilleurs profits lorsqu'il y a compétition parmi les marchands. Il est vrai que les navires étrangers viennent de Cuba avec des cargaisons pour Montréal ; mais cela a ses avantages, puisqu'ils prennent ici des chargements de nos grains, et contribuent ainsi à étendre le commerce du Canada avec les autres pays Ces navires, apportant le sucre et le charbon requis pour le raffinage, se procurent des cargaisons à Montréal à des prix qui les mettent en état de faire la concurrence avec des vaisseaux de New-York, et de s'emparer ainsi de nos exportations pour la voie du Saint-Laurent,
On dira peut-être : vous entravez le commerce d'exportation par votre politique nalionale, Je réponds à cela :
Est-ce que le tonnage n’est pas plus fort pour cent tonnes de laine importées ici que pour les produits de centtonnes? Est-ce que le toupage n’est pas plus fort pour le fer importé brut, que pour le fer manufacturé, et ainsi de suite pour les autres articles? Que l'honorable monsieur (M. Mackenzie) conteste cela, s’il le peut.
La politique nationale encourage nntre commerce maritime, et en même temps elle développe le Nord-Ouest. Nous dépensons des sommes considérables pour améliorer notre navigation intérieure et favoriser notre commerce par le Saint-Laurent. Nous avons à lutter contre la concurrence active des Américains, à qui la forte émigration qui se porte vers leur pays procure des chargements de retour pour leurs navires: Mais nous aurons dorénavant des vapeurs pour transporter les émigrants européens qui iront s'établir dans notre Nord-Ouest et remporter en retour les produits de cette région et des anciennes provinces, à prix réduits ; ce qui nous permettra de lutter contre nos voisins. De ce côté aussi, nous reconnaîtrons les avantages de la politique nationale. Qu'elle fonctionne bien, que le pays se développe, et notre exportation par la voie du Saint Laurent sera plus forte que jamais et notre commerce de transit augmentera en proportion.
Quant à l’assertion que le tarif actuel a fait monter le prix du sucre def ©. ou de 14 c. par livre, les prix des mois de novembre, décembre et janvier derniers établissent que cet article s'est vendu, au contraire, un peu meilleur marché que sous l’ancien tarif, Nous ferons encore mieux si nous achetons lorsque les prix seront plus élevés et que la différence en aotre faveur sera plus forte. Nous excluons l’article américain, en ajoutant à la valeur de ce sucre le montant de leur prime d'exportation. Nos voisins peuvent surmonter cette difficulté quand ils le voudront en réduisant leurs primes. Mais il n’y a pas d'objection à une compétition qui aurait pour effet de maintenir notre sucre raffiné dans des prix raisonnables. La compétition de la mère-patrie sera assez forte. Elle n’impose pas de droits sur les sucres bruts, que ses marchands achètent aux conditions les plus favorables, avec capital à 3 on * pour cent. La main-d'œuvre est à bon marché, et ils peuvent opérer le
W'ansport aux Indes Occidentales ou au Canada pour un peu plus que nous ne payons pour le transport des [udes Occidentales ici. Avec la compétition anglaise, il serait impossible à nos marchands, le voulussent-ils, de faire payer trop cher leurs produits au peuple.
Et, à ce propos, permettez-moi de rappeler la remarque que j'ai faite dans une occasion, où l’on faisait allusion à l'augmentation du prix du sucre et du thé, à savoir que les entrepôts de Montréal et d'Ha:lifax étaient bien approvisionnés, et que l’approvisionnement n’était pas tout entre les mains de MM. Redpath, mais aussi dans celles des marchands des principales villes, qui avaient importé cette qualité de sucre à la faveur du tarif et qui le vendaient à leurs pratiques, et que, aulieu de vingt millions de livres ils avaient trois fois cette quantité, et les profits ont été réalisés par des Canadiens au lieu de l'être par le peuple des Etats-Unis. On me tourna en ridicule, et on dit qu'il était trèsextraordinaire d'entendre le ministre des finances, ou qui que ce soit dire que le peuple devrait se féliciter de ce que les prix avaient augmenté. Ces prix, monsieur l'Orateur, auraient augmenté légalement, sans le nouveau tarif, mais avec la différence que nous n’en aurions pas bénéficié. En visitant un entrepôt à Hamilton, je dis au propriétaire : “ Ainsi, le prix du thé a beaucoup augmenté.’ Il me répondit que oui. Avec le système des deux ou trois dernières années, une forte partie du stock maintenant au Canada serait à Boston et New- York, aux mains des trafiquants américains, tandis que, aujourd’hui les profits provenant de l'avance prise sont dans la bourse de Canadiens. Avons-nous tort de complimenter ceux ci sur l'adoption d'un tarif qui leur a donné ces profits au lieu des Américains ?
Relativement au cultivateur, si son sucre ne lui coûte pas plus, et si le sucre que consument la plupart de nos gens coûte moins ; si les cotonr des qu’on lui offre en vente ne coûtent pas plus ; si les lainages ne lui coûtent pas plus, quelle différence cela lui fait-il ?
Quant au coût de la farine, j'ai ici un relevé de la farine placée sur les marchés du Nouveau-Brunswick pendant la’ dernière annee. L'auteur de ce relevé dit :
«“ Le relevé ci-joint indique le coût comparatif de la farine américalne ct d’une marque de farine canadienne, de même qualité : à
Farine Am. Farine Can.
Janvier, 1879, 13 au 20 su sosssmsssess sossss vos 86.00 5.7 Février, “ (I PR A OO ON DU 6.05 Mars, rieur 0100 Avril, br soc (0710 Mai, ne OU Juin, Srcenesenegennes A) “uillet, interet rare UNI Août, D dit st ti ONU Septembre, ‘ reine à TOO Octobre, 4 A R) Novembre, iomennie 7.79 Décembre, . Se 1:10