‹ Discours sur le budget prononcé par l'Hon. W.G. Mitchell, trésorier de la province, à l'Assemblée législative de Québec, 17 décembre 1919 [microforme]Chapitre 10 sur 19 · S IS,S13,298S · texte numérisé non relu

S IS,S13,298S

Produit net des emprunts... 5,850,805 :32 Excédent des paiements sur le produit des emprunts. $ 12,962,493 42 Montant réparti aux municipalités à date. S 13,210,712 06 Montant payé là-dessus 12,264,852 52

Balance à payer à mesure que les travaux progresseront...$S 1,045,859 54

L'état ci-dessus démontre que les paiements aux municipalités et pour les chemins du gouvernement, en vertu de la loi des bons chemins, 1912. telle qu'amendée par la loi 5 George V, chapitre 3, et la loi 7 George \. chapitre 9, s'élèvent à SISSLs.c 58.74 sur le montant de $20,000,000 autorisé par la Législature.

Je puis ajouter que nous avons l'intention de soumettre à la présente législature un amendement à la loi des bons chemins de 1912, telle qu'a mendée par la loi 5 George V, cb. oitre 3, et la loi 7 George V, chapitre 9. autorisant le gouvernement à emprunter une somme additionnelle aux mêmes conditions, afin de nous permettre de satisfaire aux nombreuses demandes pour la construction de chemins publics, ce qui a eu des résultats Si avantageux et d'une si grande portée pour la province toute entière.

Monsieur l'Orateur, d'après les états et les chiffres que j'ai soutiis à cette Chambre, il sera évident pour tous que la situation financière de la province est enviable. Ses bons sont recherchés par les capitalistes. Son crédit est des meilleurs sur les marchés monétaires du monde entier.

Notre province se développe rapidement au ;:nt de vue industriel. Durant la décade 1905-1915 le nombre des établissements industriels 4 augmenté de 4,965 à 7,158: la somme payée annuellement en gages aux employés, de $38,703,763.00 à SS0,217,258.00, et la valeur des produits, de $219,861,648.00 à S387,900,585.00. Durant la présente année, on a estimé que le rendement industriel de la province s'élèvera à au moins à 8500.

Le développement de nos forces hydrauliques a dans une très grande mesure contribué à ce frand développement industriel. La création de villes aussi prospères que Grand'Mère, Shawinigan Falls, et La Tuque, de même que le progrès industriel si rapide de Trois-Rivières, Sherbrooke, Drummondville et de plusieurs autres cités et villes, sont dûs au développement de nos forces hydrauliques. Je ne doute pas que notre province se prête merveilleusement au succès de toutes sortes d'industries. Nous #vons Îles ressources: nous avons la force motrice: nous avons les inoyens de transport par voie ferrée et par voie fluviale. Nos gens sont industrieux, économes et heureux: je ne vois rien qui puisse retarder notre progrès industriel. Le développement industriel signifie plus d'emploi pour le travailleur, plus de gages et de plus gr '< marchés pour les produits de l'agriculture,

En commençant ce discours, j'ai parlé de la nécessité pour nous d'aug menter nos productions, et à cette fin j'ai recommandé plus de travail. Maus Si nous voulons obtenir les meilleurs résultats, il est d'absolue néces- “té que le capitaliste, l'artisan et le cultivateur s'entendent et coopèrent ensemble pour le plus grand bien de notre province et de notre pays. Les factions diverses qui actuellement S'ameutent l'une contre l'autre devraient plutôt reconnaître les grands principes de la coopération, à qui l'on doit le progrès moderne. La coopération signifie l'étouffement des différends particuliers en faveur du bien commu. Le capitaliste, l'artisan et l'agrieulteur doivent chercher, au bénéfice commun, à harmoniser leurs divergences de vues personnelles,

Je crois que le capitaliste, l'artisan et le cultivateur devraient <e faire plutôt coopérateurs. Je crois que leurs intérêts sont communs, et qu'aucun T'eux ne peut atteindre la pleine mesure de prospérité qui lui est réservée, Si ce n'est à l'aide de l'association la plus intine des uns avec les autres,

Travaillons en vue d'un objectif commun de pensée, d'action et pour le développement de toute la nation en général, sans tenir compte des classes, mais à la recherche du plus grand bien pour le plus grand nombre, du bien-être général de nos compatriotes et de notre chère patrie.

Tout devrait être fait pour améliorer la vie de nos gens du peuple, pour les rendre heureux et satisfaits st nous voulons qu'en retour ils nous donnent le meilleur de leurs énergies et de leurs efforts. L'on devrait recourir À tous les moyens possibles de dissiper ect esprit révolutionnaire qui semble prévaloir en certains quartiers.

Ceux qui cherchent à faire croire aux bons ouvriers que la révolution. telle qu'elle S'opère en Russie, vaut mieux que le gouvernement constitutionnel, eeux-là ne sont ni canadiens ni patriotes. L'une signifie désastre pour l'ouvrier: l'autre, prospérité et bonheur.

L'état de choses actuel dans la province, au point de vue social, économique, où financier, soutient bien la comparaison avec celui que l’on trouve dans toute autre pro vince, tout état où tout pays, et toujours Fon en parle comme de la sage, saine et sûre province de Québee. Cela la met

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en moyens de faire face aux tâches hereuléennes qui 'offrent devant elle: c'est une invite aux mmigrants de toutes elasses et au placement des capi taux, car d'un côté lon sait que lon peut y gagner sa vie sans craindre d'être molesté, et de Fautre, que le placement <ern considéré comme un droit sacré auquel ni théoricien ni bolsheviste ne saurait porter atteinte

On a suggéré plusieurs movens de s<olutionner le probléme dune union, d'une concorde et d'une harmonie plus grande à établir entre les deux grandes races qui habitent notre pays: mais aucune proposition n'a été aussi claire et aussi précise que celle de Son Altesse Rovale le prince de Galles lorsque paulant au banquet qu'on lui offrit à M atréal au mois d'octobre dernier, il disait que le secret du succès dans l'union était La parole libre le langage libre et le respect mutuel des uns des autres et il aurait ou 4jouter "berté d'adorer Dieu suivant sa conscience.”

Ce sont là les sentiments d'un jeune homme qui, un jour, sera appele 4 gouverner tout l'empire britannique, lequel renfe ‘ne dans ses limites des gens de toute race, de toute lingue et de toute couleur, vivant ensemble dans la paix et F' rmonie sous un même drapeau, et parlant néanmoins chacui <a langue entrave ni restriction. Absolument st de tels sen timents peuvent Sappliquer à l'ensemble de l'empire britannique peu vent aussi appliquer à notre pays.

Vous trouverez, peut-être, M. l'Orateur, que je fais une digression mais ‘one le crois pas, car il n'y a pas seulement que de l'inquiétude et du malaise, iv a une douleur a cœur, un ver rongeur au centre de cette jeune nation, bien que l'un et l'autre semblent encore sains, et tout cela est dû à l'abus du régionaliame, l'abus du provincialisme, des préjugés, de l'étroitesse d'esprit, ainsi qu'au manque d'esprit national et canadien.

F nous faut guérir lt maladie: il nous faut amputer la partie malsume., et extirper le mal: nous devons avoir confiance, nous devons avoir le cœur léger, nous devons nous entendre: nous faire des concessions. Les grands doivent céder plus que les petits parce qu'ils sont grands, mais tous doivent se donner la main, marcher épaule contre épaule, capitaliste, artisan ou cultivateur, riche où pauvre, quelle que soit la nationalité ou la religion. lun se faisant le complément de l'autre, et ce n'est que par l'effort uni d'un chaeur. et de tous à li poursuite du bien pour le plus grand ombre, que nous assurerons À ce pays la position à laquelle la nature et la Pro vidence l'ont prédestiné.

Si nous voulons réaliser notre ambition pour notre province et notre pays, mettons-nous à œuvre. Oublions nos différends. Regardons l'avenir, non le passé. En un mot, mettons nous aux affaires.

Je propose maintenant que l'Orateur quitte le fauteuil et que la Chamore siège en comité des subsides.

ETAT No. 1

Les prévisions du revenu et des dépenses pour Fannée fiscale finissant le 30 juin 1919 étaient

Revenu ordinaire S Dépenses ordinaires et extraordinaires Surplus probable $

Les résultats réels des opérations de Fannée terminée le 30 juin dernier ont été comme suit

Revenu ordinaire s Dépense ordinaire

Surplus à

Les dépenses extraordinaires de l'année payées à méme le revenu ordinaire comprentaient :

Achat de propriétés, rues Notre-Dame, Saint Gabriel et Saint-Jacques, Montréal SOSTETNTIO \ehat de propriétés, rue Sainte-Julie, Guébee, 13.036 60 ‘ N

Par conséquent, le surplus réel du revenu ordinaire sur les dépenses ordinaires et extraordinaires était N

Comme je lai déjà dit, les prévisions pour l'année fiseale finissant le 30 juin 1919 étaient :

Revenu ordinaire Dépenses ordinaires et extraordinaires

Surplus probable ù Les prévisions du revenu ordinaires étaient de N Le revenu ordinaire à été effectivement de

Exeédent sur les prévisions à

Les prévisions des dépenses ordinures et extraordinaires étaient de S

Les dépenses ordinaires et extraordinaires ont été en réalité de

Excédent sur les prévisions N

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