A QUI LA RESPONSABILITE
Constatons d’abord que sur les dixsept ans bientôt que nous avons passés dans la confédération, les conservateurs ont été tout le temps au pouvoir, moins dix-huit mois; et que jusqu'en 1874, nous avons ou des surplus. C’est de cette époque que datent nos malheurs ; et c'est à cette époque que fut inaugurée la politique imprudente qui, nonseulement a englouti $1,523,222 de surplus accumulés, mais qui encore a créé une dette de plus de vingt millions, causé des déficits pour plus de deux millions, nous a imposé un intérêt annuel d’un million, à prendre sur le plus clair de nos revenus, et nous a mis én face dé la taxe directe dont le spectre nous à ét6 montré l’autre jour.
Le parti conservateur à hésité avant d'accepter cette poene que lui soumettait l'honorable M.de Boucherville ; avec les meilleures intentions, j'en suis convaincu; et avec une honnêteté de convictions que ses adversaires les plus acharnés se plaisent à lui reconnaître.
La Minerve, l'organe de M. Vs doses dénonça cette politique comme dangereuse, mais la majorité l’accepta, quoique avec répugnance, et l’imposa au pays. L'on se rappelle le protèêt dé l’honorable M. Joly , il fut ferme et 6ner-
pus indiquait la taxe directe comme
e résultat fatal Ce l’entreprise audacieuse que l’on fesait, mais il fut inutile : il fallait s’endetter et se donner des déficits. Voici les termes mêmes de ce protet que les honorables MM. Robertson et Taillon ont repoussé :
# Dans l'opinion de cette chambre la politique du prete sur les chemins de fer doit inévitablement plonger la province dans les plus sérieuses dificultés, et avant longtemps elle conduira à la taxe directe et à la ruine de
la province. ” (Journaux Ass. Lég, 75, p. 119).
Le premier ministre actuel, l’hon, M.
Ross ot le trésorier actuel, l’hon. M.
Robertson, étaient alors collègues de
ponsables au premier chef, et de la politique inaugurée à cette époque et des conséquences qu’elle a engendrées.
En eflet, entré dans le ministère de Boucherville, le 27 janvier 1876, M. Ross y est resté jusqu'au 2 mars 1878 ; et,
uant à M. Robertson, il fut appelé
ès l’origine de ce gouvernement, le 22 septembre 1874 à en être le trésorier, et c'est lui qui a négocié en 1874 le premier emprunt de la province, fait uniquement pour mettre cette politique à exécution. Dès lors les déficits commencèrent et furent de $67,909, en 1874-75, de $14,898 en 1875-76, et de $81,035 en 1876-77. Lors du renvoi d'office de M. de Boucherville le chiftre en était porté à $685,514, c'est-à-dire au chiffre le plus élevé, à -part celui de cette année.
Avant 1874 les dépenses étaient restées au-dessous de deux millions ; dès lors elles commencèrent à dépasser ce chiffre et en 1878, quand M. Ross cessa d'être ministre, elles étaient déjà à $2,711,838. Et qu’on ne prétende pas que c'était dû uniquement à l'intérêt
e la dette, car, outre que ce ne serait pas une excuse, ce n’est pas exaot. En effet, M. de Boucherville prit les dépenses $1,924,985 en 1874 et les laissa en 1378 à $2,711,838 ; ce qui accuse une augmentation de $786,853, or comme l'intérêt de la dette n'était alors que de $482,661.92, il est constant que le ministère dont N. Ross faisait partie, avait augmenté les dépenses ordinaires de $304,192 en trois ans et cinq mois.
Quant à M. Robertson, son dossier est encore moins favorable. Il a été trésorier de la Province du 25 ectobre 1869 au mois de septembre 1874 ; et il prit les dépenses à $1,325,238 et les laissa, lors du scandale des ‘lanneries, à $1,731,838, ce qui accuse une augmentation, en quatre ans et sans un centin d'intérêt à payer, de $406,600. Quelques jours plus tard il rentra «u Trésor et n’en sortit que le 20 juillet 1876. Il a donc contrôlé les finances de 1869 à 1876, c'est-à-dire pendant 7 aus. Or, quand il resigna, eu 1876, les dépenses étaient de $2.355,050 ou de $6 3,212 de plus qu'à son entrée au bureau du trésor ; et si vous retranchez de ce chiffre les $254,461 payées pour intérêt en 176, en exécution de la politique nouvelle et dont M. Robertson est directemeout responsable, il reste encore à sa charge une augmentation de $368,751
er di le
Si vons ajoute:
vaise administra:
guère dé nature comme sincère la Robertson pour grave qu'il est ut politique qni not actuels, vous © pourquoi il nous de former les ye gnorer les coupa
Non seulemen cette politique, s'abordonner et tournerait mal.
tions anticipées
u’il a pris en 1£
“ Le total de | tique va faire c« si tous les chen truits, sera d'env Comme je l'ai consentirai pas que la province Nous no devons ne veux pas, :
qui obligera la
à la taxe direc
dépenses du g
l'intérèt sur not dans le mome rité personnelle
vaincu que le p
admettra bien
que je fais.” (
Voilà qui es