‹ Discours sur le budget prononcé par l'honorable Honoré Mercier, chef d'opposition, à la séance de l'Assemblée législative de la province de Québec, le 7 mai 1884 [microforme]Chapitre 5 sur 16 · V4 A RAC AU · texte numérisé non relu

V4 A RAC AU

Et pourtant la vente du chemin de fer devait mettre fin aux déficits et aux emprunts ! et malgré cela nous avons accumulé depuis le 4 mars 1882, (date des contrats), des déficits au montant de près d’un million et demi ; nous avons emprunté $3,500,000 et il nous reste une dette flottante de plus de deux millions |

Le pays va-t-il longtemps encore tolérer un pareil système ?

Les $3,5C0,000 devaient solder totalement notre dette flottante disait l’extrésorier le 16 février 1883. Voici ces paroles :

‘L'augmentation de la dette flottante et le temps rapproché dans lequel elle devra se solder, m'obligent de proposer que le chiffre de l'emprunt de 1882 soit porté de $3,000,000 à $3,500,000. La différence de $181,549.93 entre le chiffre de la dette flottante et celui de l'emprunt augmenté, sera comblée par les deux contributions de la cité de Montréal que j'ai déjà mentionnées, et par une partie des deniers que nous receyrons du gouvernement fédéral par le règlement des comptes courants.

(Discours sur le Budget, page 8.)

Et quand le trésorier mit cet emprunt sur le marché anglais en 1583, 1l fit publier dans les journaux de la métropole un avis officiel sous sa signature et que j'ai fait mettre devant la chambre, qui âccentue davantage la position. Cet avis donne les montants principaux de la dette flottante que cet emprunt était destiné à acquitter. Les voici :

Pour engagements relatifs à la construction du chemin de fer Q. M. 0. & O.

$1,740,000 ; balance du coût de construction des édifices parlementaires $300,0,0 et les subsides aux chemins de fer $1,726,000 formant un total de $3,500,000.

Maic il y a plus que cela : net pmprunt ne devait pas être fait sitôt, d'après les promesses du gouvernement, et aujourd’hui il est non-seulement réalisé, mais aussi il est tout dépensé, moins $1,500,000.

Voici comment s'exprimait l’ex-trésorier, le 27 mars 1833 (Hansard p.

“ L'honorable député de Québec- Ouest ne vœsirait pas voir cet emprunt négocié immédiatement, Je répondrai à l'honorable représentant que ce n’est

as l'intention du gouvernement de préever de suite l'emprunt proposé... ?’

Malgré ces promesses, tout l'emprunt est négocié ; deux millions en sont dépensés et il nous reste une dette flat tante énorme.

DÉFIOITS.

Je serai bref sur le sujet des déficits ; mon ami le député de Québec-Est les a fait connaître avec tant de clarté, qu’il serait présomptueux de ma part de vouloir compléter les renseignements qu'il nous à donnés à cet égard.

Quelques chiffres seulemsnt, pour appuyer mes assertions de tout à l'heure, sufiront.

EXERCIOE 1832-83.

J'avais prévu l'an dernier, pour l’exercice 1882-83, un déficit de $465,152, et l’hon. M. Wurtele ne l'avait porté qu'à $28,817.09 (Budget, discours p. 17.)

L'autre jour l’hon. M. Robertson aftrmait qu’il est au moins de $300,000, ex prenant le coté le plus favorable.

Mais l'hon. Trésorier me permettra bien de lui dire que ee language vague et incertain est pour le moins étrange.

Ilnous devait la vérité et toute la vérité jet c’est regrettable qu’il ait voulu la cacher. Les comptes de l'exercice de 1882-83 sont balancés, certifiés et clos,

Le ‘Trésorier a tous les renseignements désirés et ilne lui est pas per.

mis d’en ignorer la balance. Comment peut-il parler d’un surplus pour l'an prochain, quand les opérations de cet exercice dépendent d’une foule d’éventualités, dont l'avenir seul a le secret, s’il n’est pas capable de faire connaître le résultat certain des opérations d’un exercice qui est clos,et dont les comptes sont devant la chambre, avec les garanties d’exactitude que le passé donne?

C'est tout simplement ridicule d'entendre le trésorier nous donner jusqu’aux centins du surplus improbable de l'exercice prochain, et hésiter entre $300,000' ou $500,000 sur le déficit certain d’un exercice clos et soldé.

Cette expression : au moins $300.000 me justifie de conclure que le trésorier n'a pas voulu me donner complètement raison, .et qu’il s'est contenté de nous dire que votre chiftre de $28,817.09 ne pouvait tenir devant la réalité qui étaié d’au moins $300,9000.

Dans les circonstances j'ai raison de maintenir ce déficit à $400,000.

EXEROI

Parlant de cet M. Robertson a le déficit serait ba rable que celui de

Vous disiez, 1884 (p. 36 de Budget) :

La recette F prochain donne u Ja pee ordin à 82,951, äl; ce q

plus de $3,484.8

Hélas ! que ne

révisions |

Le 31 décemb encore à payer; sent exercice, % vions de recette que $1,736,353, rence de $357,2

Yous estimiez la

DATE Aves

Et le leravril el

descsooosos ee .….

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Vous portiez et votre success ser ce chiffre d évident que Je mon estimation porte à $674.9 des chiffres qu et que s’il y mauvais côté I l'estimation d sante et que suppléer par u

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