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donner l’accommodation additionnelle demandée par le barreau. (Cette somme était tout à fait insuffisante pour payer les travaux, et pour ne pas être obligés de revenir à chaque année devant la Chambre demander de nouveaux crédits, nous mettons de suite le montant requis. Pourquoi ne pas dire du coup ce qu'il faut en réalité et mettre la Chambre en état de juger avec connaissance de cause ? D'ailleurs, nous verrons à ce que les contrats soient donnés avec prudence, nous nous efforcerons de fermer la porte aux extra et si nous réussissons, comme je l’espère, à faire exécuter les travaux pour une somme moindre, cela ne dérangera rien, le surplus restera dans le trésor et pourra être employé à d’autres ouvrages de même nature,
Quand aux subsides de chemins de fer, il est bien difficile de faire une estimation précise du montant requis pour ce service. Pour l'exercice en cours, mon honorable prédécesseur a mis une somme de $250,000 dans son budget. Au 31 janvier, il avait déjà payé $622,464.90, et il restait à payer jusqu'au 30 juin un montant additionnel de $486,000.00, ce qui va faire pour tout l'exercice $1,108,464.90, ou $858,464.90 de plus que son estimation. Pour ne pas m’exposer à un pareil mécompte, je mets dans mon estimation une somme de $787,406- 40, que je crois tout à fait suffisante pour faire face à toutes les deman des qui pourront nous être faites de ce chef.
D'ailleurs, tout dépend de la rapidité avec laquelle les compagnies pousseront leurs travaux ; mais, comme ces sommes ne pourront être prises que sur un emprunt, nous aurons toujours à notre disposition l'argent nécessaire pour rencontrer les demandes, même si elles excèdent la somme portée da ns mes estimations. Dans tous les cas, cela n'’affectera pas la marche régulière du service ordinaire, puisque c:s paiements devront être pris sur un emprunt. Ni les Chambres ne consentent pas à autoriser l'emprunt, ces subsides ne seront pas payés et les intéressés en souffriront. Enfin, que ces sommes soient payées l’année prochaine ou une autre année, elles n’en constituent pas moins des dettes incontestables, certaines, dont nous pouvons retarder le paiement, mais pas nous y soustraire, à moins d’une répudiation législative.
Maintenant, résumons les dépenses de l'exercice en cours et celles du prochain exercice, pour les comparer et en avoir une idée d'ensemble.
Dépenses ordinaires : 1886-87 1887-88
Dette publique... ss o sevssosssssssessere $1,048,820 31 $1,074,363 67
Estienne tele * 248,611 74 181,785 O0 Gouvernement CLVL ces ssosnvrsen aient ee vrrvovenv en upredses ' 192,860 19 192,850 19 Administration de la justice, police, institutions de
réforme, inspection des bureaux EURE desenee 480,510 48 471,122 98 Instruction publique... M TT Ce 400,586 87 371,085 00 Agriculture, colonisation, immigration et ‘rapatriement 265, 521 00 155,150 00 Travaux et édifices publics, imputables aux dépen-
ses sur le revenu... SR benne os end V eee 88,735 79 58,906 76 Asiles d'aliénés...…...… Fete Ve nee Ron Credit 243,000 00 230,000 80
Diverses institutions de bienfaisance...
Divers services, y compris les dépenses des terres de la couronne...
nn nn mme sr sms
Dépenses imputables au capital :
Chemins de fer.............. RTE, NOT TE I $1,142,464 90 $805,406 40 Edifices publies............., ....,....... A rie es 396,120 00 414,500 00 81,538,584 90 $1,219,906 40
Plus les dépenses ordinaires.......,.........,....,. .,.,.. 3,254,744 60 3,020,829 60 Total des dépenses de toutes sortes... $4.793,329 50 $4.220,736 00
En comparant les dépenses ordinaires de l'exercice en cours avec celles du proc haïin exercice, on arrive au résultat suivant :
Dépenses ordinaires de 1886-87..................., RAR CR PEN AL OT $3,254,744 60 ( “ AL AL OR AERR CPST PO AT TETE 0 TN 3.000,829 60 Diminution pour 1887-88... Vaseto et ARTE OCT TL LEA $253,915 00
Le service de la dette publique est une dépense incontrôlable, du moins pour l'intérêt et le fonds d'amortissement. En retranchant le montant payé pour ce service du total des dépenses ordinaires, on trouve pour résultat le montant des dépenses ordinaires sujettes au contrôle de l’administration c'est à-dire sur lesquelles un gouvernement peut économiser ou retrancher. Si vous faites cette défalcation, la comparaison est encore plus favorable au prochain exercice, ainsi que le fait voir le tableau suivant:
Dépenses ordinaires - Dépenses o:dinaires contrôlables LRO scene $3,254,744 60 OI etieren teen ipenent 1,048,820 31 (pour dette publique) 8 2,205,924 29 TOSTO SN érrcrcs orne 3,000,829 60 DOI terre 1,074,363 67 (pour dette publique) 1,926,465 93 Diminution des dépenses conti ôlables $ 279,458 36
C’est une diminution assez considérable, et j'espère sincèrement que nous trouverons moyen d'augmenter ce chiffre.
Les dépenses imputables au capital forment le tableau suivant, pour les deux exercices :
OUT LB Tristan Te NT NL ARTE VIS $ 1,538,584 90 LEE 121 LL APARTMENT ES APP PLU 1,219,906 40 DIM NIO Diarra trade RATE pion bts $ 318,678 50
Enfin les dépenses totales, ordinaires et imputables au capital, accusent pour les deux exercices le résultat suivant :
Dépenses totales, 1886 87 .... .....,..,..,.., A PE TE Se $ 4,793,329 50 L 6. ABBT BB iso sssosoooese PO TON C AT 4,220,736 00 Diminution pour 1887-88 1... 000000000000 000000000000 000 000001: 000 $ 572,593 50
Il nous reste à voir, pour compléter l'étude du prochain exercice, si les re-
406 40 cettes ordinaires sufhiront à payer les dépenses ordinaires.
— — J'ai exposé à la Chambre, en parlant du revenu sur lequel nous comptons
1,906 40 pour le prochain exercice, que les recettes ordinaires s’élèveront à $3,020,522.80
),829 60 En rapprochant ce chiffre de celui des dépenses ordinaires, on arrive au résultat
736 00 que voici :
c celles du Recettes ordinaires pour 1887-88.............. directes $ DD OIDOTAN Dépenses ordinaires pour 1887-88..........,....,...,....... tir 3,000,829 60
4,744 60 Excès des recettes ordinaires sur les dépenses ordinaires, .................. $ 19,693 20
NS Si Je suivais l’exemple de mon honorable prédécesseur, si je faisais entrer
3,915 00 dans les recettes ordinaires les $600.00 provenant du prêt aux incendiés de
Québec, les $50,000,00 du fonds municipal, les $10,000.00 provenant des remboursements sur les prêts aux asiles de Beauport et de la Longue-Pointe, ce qui forme une somme de $60,500.00 ces recettes ordinaires seraient grossies d'autant, et au lieu de $19,693,20, les recettes ordinaires excéderaient de $80,193.20 les dépenses ordinaires, c’est-à-dire que nous aurions un surplus de ce montant.
e, du moins ontant payé ]tat le monc'est à-dire i vous faites in exercice,
Je ne veux pas suivre ce procédé, que je regarde comme erroné ; mais je crois avoir démontré clairement que pour l'exercice en question, il y aura pour le moins équilibre entre les recettes et les dépenses ordinaires, que nos revenus ordinaires sufliront amplement au paiement de nos dépenses ordinaires. Comm: de raisou, les chiffres que j'ai donnés sont des estimations et, pour parler franchement et loyalement, il peut arriver que je sois déçu dans mes prévisions ;
mais je puis affirmer que ces estimations ont été faites avec soin, basées sur la
es odinaires htrôlables
6.465 93 moyenne des années précédentes, et à moins qu'il ne se produise dans quelques-unes de nos sources de revenu une baisse extraordinaire que nous ne pou- 19,458 36 vons pas prévoir, je suis sincère ment convaincu que nous encaisserons l&
somme de revenu ordinaire que j'ai indiquée.
nt que nous Jusqu'ici je n'ai parlé que des recettes ordinaires, basées sur les estimations habituelles ; mais je m’empresse d'ajouter que par un ordre en conseil em date du sept a vril courant, nous avons assuré à la prov ince un revenu additionnel de près de $140,000.00, en élevant de $2.00 à $5.00 par mille carré, la rente foncière des terres de la couronne sous Laotes de coupe de bois. Il y a sous licence 46,078 miiles carrés de terres à bois, dont la rente est restée à $2.00 le mille depuis 1868. En élevant cette rente de $8.00 par mille, nous avons augmenté nos revenus de $138,234,00, ce qui portera notre surplus à $157,927.20. Cette mesure était nécessaire, dans les circonstances, et nous croyons que le peuple l’approuvera.
nt, pour les
8,584 90 [9 Ju6 40
al, accusent
3 399 50 Quant aux dépenses ordinaires, nous espérons qu'elles ne dépasseront pas 0 736 00 le chiffre auquel je les porte et même qu'elles ne l’atteindront pas. Nous avons. ÉARPORTE pris pour base de l'estimation de ces dépenses la moyenne des deux ou trois 2,593 50 derniers exercices.
DS RTE =
. payer la balance des subsides de chemins de fer, ainsi que des frais de construc-
ENRDQEDDEEEEEEEE——————— —— —— ———— |
Il y aura certainement des réductions, et nous aurions peut-être été Justifiables de diminuer de suite plusieurs items sur lesquels nous sommes déterminés à faire des retranchements: cela nous aurait permis de montrer un résultat encore plus favorable; mais nous voulons procéder sérieusement, en toute connaissance de cause à ces retranchements, après une étude complète et approfondie de ce qui peut et doit se faire dans ce sens, et plutôt que de retrancher
à droite et à gauche, à tort et à travers, pour faire miroiter un état de choses factice ou fallacieux, nous avons préféré nous contenter pour le moment d’un résultat moins brillant et moins attrayant, mais basé sur des probabilités raisonnéés, Avant de retrancher, nous voulons bien connaitre les articles de dépense qui peuvent être diminués sans nuire à l'efficacité du service public. Nous voulons faire des réformes, nous sommes bien déterminés à économiser partout où il sera possible de le faire ; mais nous ne voulons pas agir à la légère, nous tenons à ce que ces réformes et ces retranchements ne soient pas de nature à entraver la marche des affaires, ni à diminuer l'efficacité du service administratif.
Je crois qu’il serait possible d'opérer des réformes dans l'administration de la justice et de diminuer considérablement les dépenses de ce service. Mon honorable ami, le premier ministre, s'occupe de cette importante question et je suis persuadé qu'ii ne manquera pas de la conduire à bonne fin, des que la cloture de la session lui laissera un peu de temps pour cela.
Il y a pareillement des réformes non pas des économies, à opérer dans les affaires de colonisation. L'argent que nous dépensons pour cette fin est loin de produire tous les résultats que nous aurions droit d'espérer. Nous pourrons facilement opérer ces réformes au moyen du ministère que nous voulons organiser.
Enfin, notre politique bien æmrêtée, une des principales parties du programme que nous voulons mettre à exécution, c’est d'exercer la plus rigoureuse surveillance sur l'emploi des deniers publics, de contrôler strictement toutes les dépenses, de conduire les affaires de la province comme celles des institutions financières et des grandes maisons de commerce les mieux administrées et d’après les règles et la pratique suivie dans ces institutions.
C’est le but que nous voulons atteindre. Pour cela il faut nécessairement prendre le temps d'étudier sérieusement et à fond tous les détails de notre organisation administrative, afin de rien faire qui ne soit conforme à la prudence, qui ne puisse donner des résultats durables et permanents. Je suis bien convaincu qu’en agissant avec discernement, en nous guidant sur les principes d’une sage économie administrative, nous réussirons à diminuer sensiblement et d'une manière permanente les dépenses ordinaires et contrôlables.
Mais nous ne pouvons pas faire tout cela à nous seuls; il nous faut le concours de la Chambre, l'appui franc et loyal de la députation. Comme de raison nous aurons prochainement un surcroît notable de dépenses pour le service des intérêts, quand nons aurons emprunté les sommes nécessaires pour
tion d etler soin, l tains ment,
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pa ramse sul'tes les tutions rées et
ement re orga- 1dence, 1 conincipes lement
as faut me de le sers pour nsiruc-
tion des édifices publics en voie de parachèvement ; mais avec la bonne volonté et le patriotique concours des honorables membres de cette Chambre, avec le soin, l'énergie que nous sommes bien déterminés à y mettre, nous sommes certains de faire sortir la province de la position difficile où elle se trouve actuellement, si la législature veut nous aider efficacement et loyalement.