‹ Discours sur les duels de BrantômeChapitre 137 sur 143 · I . Si (employé comme substantif), exception · texte numérisé non relu

I . Si (employé comme substantif), exception

maison de Bourdeille et de Montberon, tous bons parens et alliés, et bons am^s. Ledict M. de Monipensier en eut le vent, qui cala ', et en parla à mondict sieur de Biron, lors mareschal gênerai de camp, et luy en fit ses excuses, et en fît parler à mondict sieur d'Auzances. Après cela, ledict seigneur d'Auzances se retira de l'armée, bien que Monsieur luy remonstrast qu'il ne s'en falloit autrement formaliser et estomacquer. Si en conceut-il un tel chagrin et douleur en soy que je croy qu'il mourut plustost du soing et soucy qu'il concepvoit en soy pour s'en vanger que d'autre mal. Je sçay ce qu'il m'en dit, car nous estions fort proches et très-bons amys; et si avoit le cœur grand, haut et brave, et peu endurant une injure; et croy que, s'il eust vescu, il eust faict un coup (car le roy François I disoit que c'estoit une fort dangereuse et furieuse beste qu'un gentilhomme françois outragé, mal content et despité), si ce n'est que despuis cela se fust appaisé par l'alliance que prit monsieur le prince Dauphin son fils de la princesse sa femme, qui estoit fort prosche de M. d'Auzances, à cause de la maison de Mareuil, de laquelle M. d'Auzances se pou voit dire oncle à la mode de Bretaigne.

L'autre gentilhomme que j'ay veu à M. de Montpensier gourmander, ce fut un honneste jeune gentilhomme italien que nous avons veu à la cour, et qui despuis espousa Mme Philippe, dame de Bière, mère de M^^ d'Angoulesme

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