Faisait son éducation
2 . Avtrlant, faciendaire, homme d'affaires, d'après Buchon ; — compagnon, vaurien, d'après M. Lalanne.
En ce conte il y a plusieurs choses à noter et considérer, que je laisse aux bons discoureurs, non-seulement pour le subject pour lequel je Tay allégué que pour autres.
Avant que faire fin je diray encor ce mot, que feu M. de Montpensier le bon homme dernier mort, dict Louys, a esté un prince qui en ses colères a esté fort subject à gourmander et offenser les personnes. Aussy n'avoit-il en luy autre si ' que ccluy-là : car c'estoit un prince brave, vaillant, magnanime et tres-bon chrestien, comme son patron le roy sainct Louys, qu'il vouloit imiter en tout. Aux troisiesmes troubles, il gourmanda et brava fort, de parolles seulement pourtant, feu M. d'Auzances, le soupçonnant de la religion. C'estoit à Mirebeau, aux troisiesmes guerres, où pourtant il servoit bien le roy en son armée. Plusieurs en blasmerent ledict prince : car M. d'Auzances estoit gentilhomme de grande maison , et de ceste grande de Montberon, l'une des grandes et antiques de la Guyenne. Il avoit esté lieutenant de roy dans Metz, où dignement et tres-sagement s'en estoit acquitté; et, estant là venu pour servir son roy, il ne le debyoit ainsy traitter de rudes parolles, bien qu'il fust suspect de la religion; et, pour ce, force honnestes gens s'en escandaliserent. Je sçay bien ce que j'en vis dire à M. de Biron, et de grande colère parler haut et bravement, jusques prest à venir à Teffect. Je sçay ce qu'il m'en dit, et la menée qu'il en tramoit : car M. d'Auzances estoit son parent proche à cause de la