‹ Discours sur les finances de la province de Québec [microforme]Chapitre 10 sur 48 · DIMINUTIONS · texte numérisé non relu

DIMINUTIONS

Conseil Législatif + - - Assemblée Législative -

Sociétés d'Agricuiture - - Immig:ation et rapatricment- Divers en général - + - - Cadastre - + + - -

Arpentages + - - + - Grasetie Officielle + + + + Polic: spécrale pour les fins du

FIVENU = + + + 7

Montant des diminutions - -$1c0,558 76

us. . - $199,203 81 100,558 76

se DR Ts

Mais il faut se rappeler que dans le tableau des augmentations, celle de l'intérêt et de l’amortissement de la dette publique compte à elle seule pour $99,457.27. Je dois donc faire la comparaison suivante :

Augmentation pour l'intérêt et l'amortissement de la dette - $99.457 27 Augmentation, déduction faite des diminutions - - - - 98,645 05 Dimination réelle dans ies dépenses du service ordinaire, à

l'exclusion de l'intérêt et de l'amortissement de la

dette - - - - + - + + + + + + « « - : $ E12 22

Ce; chiffres, dont la vérité est incontestable, sont donc la réfutation pércraiptire, complète, victorieuse, des accusations d’extravagance portées par l'honorable chef de l'opposition (M. Mercier) contre !a politique financière du gouvernement. Ils sont au contraire la preuve que le ministère entend à la fois faire toutes les économies possibles et désiables, et travailler avec ardeur au progrès de la province. C'est telle ment le cas, que dans toute la liste des augmentations de crédits pour exercice de 1883-84, précédemment énumérées en regard des diminutions pour le service de la même année, l'honorable chef de l'opposition n'en a trouvé qu’une seule pour appuyer l'attaque qu'il fait contre le cabinet par l’amendement qu'il propose à la motion de l'honorable trésorier, Il a bien mal choisi son terrain pour la base de cette opération parlementaire, qui se terminera, comme il est bien facile de le prévoir et comme elle le doit, par une défaite écrasante.

C’est avec l'augmentation de $37,671 dans le crédit inscrit au budget de 1883-84 pour les dépenses du gouvernement civil comparées aux frais du mime service pendant l’année financière 1881-82, que l'honorable député de St-Hyacinthe a chargé la batterie au moyen de laquelle il espere foudroyer ceux que luiet ses amis aspirent tant à supplanter. Je lui prédis que le coup qu’il destine au gouvernement va le frapper lui-même.

J'ai réellement été étonné lorsqu'hier j'ai entendu l’honorable chef de l'opposition nous donner lecture de son amendement. L’honorable trésorier, dans son intéressant discours sur le budget, avait expliqué d’une manière si satisfaisante cette augmentation dans le crédit du gou-

vernement civil, que la critique la plus sévère devait tre désarmée. En effet, l'honorable trésorier n’a-t-il pas dit à cette Chambre que pour une très grande partie l'augmentation qui apparait au budget est causée par le fait que les traitements de plusieurs officiers, qui jusqu'ici ont été payés à même les contingents des départements, ou à même le crédit pour

ER ee

le service des cadastres, ou encore À même les crédits pour les travaux et édifices publics, ont été portés au chapitre des traitements du service civil? Veut-on la preuve de l'affirmation de l’honorable trésorier, affirmation qui, faite sur la responsabilité du ministre, ne devrait pas être révoquée en doute ? Mes honorables collègues ont tous les comptes publics de 1881-82. Ils n’ont qu’à référer aux pages 69, 71, 82 et 83 de ces comptes publics, et ils trouveront les noms de la plupart des officiers dont les traitements sont portés pour l’exercice de 1883-84, comme ils le seront pour les exercices à venir, au chapitre des traitements du service civil, Loin de blâmer l’honorable trésorier pour cette sage réforme dans la comptabilité de la province, l’honorable chef de l'opposition devrait l’en féliciter, ce que la grande majorité de cette Chambre fera sans aucun doute. Il faut la plus grande clarté, l’ordre le plus parfait dans la manière de tenir nos comptes, et chaque amélioration, chaque effort dans ce but, mérite la chaleureuse approbation de la députation et du public. Pour tout le montant de ces traitements ainsi transportés, pour la régularité des comptes, de plusieurs chapitres à celui du service civil, il n’y a évidemment pas augmentation de dépenses. Il n’y a qu'un déplacement de chiffres qui n’ajoute absolument rien aux obligations du trésor, mais qui contribue à la clarté et à ’ordre de notre comptabilité.

Il importe beaucoup aussi de remarquer combien toutes ces accusations d’extravagance, portées en termes parfois violents, souvent irrités, toujours très exagérés, par les adversaires du cabinet, sont tout-1-coup réduites à leur plus simple expression lorsqu'il faut les résumer dans une motion à soumettre au vote de cette Chambre. L’amendement de ‘honorable chef de l’opposition en est une preuve frappante. On crie au gaspillage, on foudroie de son éloquence ces extravagants, on sabre à droite et à gauche, on fait un tableau navrant de l’abîme dans lequel nous descendons, on feint de désespérer de l'avenir de la province. Et quand, après ces vains déploiements de vaines paroles, de vaines alarmes, il s’agit de formuler en termss précis ces affreux griefs contre les administrateurs responsables des affaires publiques, les énormités disparaissent soudain pour ne laisser place qu’aux censures les plus anodines, les moins sérieuses, les moins fondées. N’est-il pas en effet excessivement étrange qu'après tous les sanglants reproches que nous avons entendus de la bouche de l’honorable chef de l'opposition à l'adresse du gouvernement, l’accusateur n'ait pu trouver, dans le budget des dépenses de la province, qui s'élève en chiffres ronds à près de trois millions de piastres, que ce montant de $37,67r, comparativement bien

its pour les s traitements » l’honorable ministre, ne

rues ont tous pages 69, 71, de la plupart e de 1883-84, tre des traiteer pour cette able chef de rité de cette té, l’ordre le que amélioraprobation de >s traitements urs chapitres nentation de joute absolula clarté et à

s ces acCusapuvent irrités, t tout-1-coup mer dans une endement de te. On crie ts, on sabre + dans lequel Drovince. Et hines alarmes, tre les admités disparaislus anodines, et excessive-

nous avons n à l'adresse > budget des rès de trois ivement bien

did

ni DT m0

léger, pour baser sa demande à cette Chambre de censuier les hororabies ministres ? Que trois millions de piastres soient annuellement dépensées pour toutes les fins du service public de la province, ct cela avec assez de soin, de prudence, d'économie, et d’une manière assez judicieuse, pour que l'emploi qui en est fait ne soit attaquable qu’au montant de moins de tiente-huit mille piastres, voilà certes un résultat des plus satisfaisants. Si 108 honorables amis de l'opposition en doutent, j; re permettrai de leur citer une opinion à laquelle ils reconnaissent 1 plus grande valeur, puisqu'ils l'acceptent toujours comme une autorité. C'est celle du G/oe de ‘Toronto. Il y a quelques jours à peine, le treize février courant, le grand organe libéral, répondant aux critiques de l'opposition à la Législature d’Ontario contre l'administration financière du gouvernement grit de l’honorable M. Mowat, commençait son article intitulé ‘ Les finances provinciales ” par le paragraphe suivant dont je hirai la traduction :

‘Jlest admis de tou: côtés que le gouvernement d'Ontario a pourvu efficacement a tous les intérêts publics de la province ; qu'il a été libéral sans être extravagant, économe sans être parcimonieux, La sagesse de son administration est complétement prouvée par l'opposition dans la dermère Législature, parce que d'un montant de $10,043,720 vot: pour le service public pendant les quatre années 1879-83, elle ne s’est opposée qu'à la dépense de $41,209 ! ”

Le paragraphe se termine par un point d'exclamation pour faire ressortir davantage la force de cet argument et la futilité de la critique de l’administration financière du gouvernement que le G/obe défend. J'ai parfaitement le droit de tourner l'argument du G/obe contre le chef de l'opposition dans cette Chambre et contre les adversaires du ministère. J'ai d'autant plus ce droit que J'ai démontré, à la satisfaction générale, j'en suis convaincu, que le grief formulé dans la proposition de censure de l'honorable député de St. Hyacinthe, au sujet du crédit du service civil, est sans fondement, parce que l'augmentation, telle qu'il la compte, n'existe réellement pas.

Mais 1l y a encore plus. Je n'hésite pas à dire que l'honorable député de St-Hyacinthe (M. Mercier) aurait dû être le dernier homme à proposer l'amendement par lequel 1l a terminé son discours. Sa mémoire lui fait-elle défaut au point qu'il ne se rappelle pas ce qui s’est passé dans cette enceinte pendant la dernière session, ou suppose-t-il que ncus l’ayons oublié? Croit1l que nous allons laisser mettre cet amendement aux voix sans en montrer toute l'inconsé

quence, J'ajouterai tout l’odieux, au peuple qui observe avec tant. »

Page 1