‹ Discours sur les finances de la province de Québec [microforme]Chapitre 14 sur 48 · REVENU · texte numérisé non relu

REVENU

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Autres Teens TOC une rar ét nya es ce 300,000 Notre part du revenu fédéral pour les intérêts locaux:(89 centins. par ét): : 4.444000 405 888,531

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Ce revenu provincial, que l’on ne supposait pas alors devoir ou pouvoir dépasser, ou même atteindre, un million et demi, s’est développé, malgré son peu d’élasticité, au montant régulier de près de $3,009,000, y comprise la recette attendue des corporations commerciales, soit une augmentation de cent pour cent dans le cours des quinze premières

années du nouveau régime.

Sans doute, et cela heureuserient pour la province, que le budget des dépenses est, lui aussi, sorti des étroites linntes que les pères de la 1 confédération espéraient lui avoir fermement tracées. J'étais bien jeune lorsqu'en 1865, l’on discutat, dans cette même enceinte, les résolutions qui devaient servir de base à la nouvelle charte constitutionnelle. J'ai cependant suivi avec une constante assiduité ces mémorables débats auxquels prirent part tous les chefs politiques du À pays, et je me rappelle avec quel empressement, la classe finie; 1 \ j'accourais me blottir dans un coin de la galerie, où j'écoutais la \ discussion avec l'attention la plus soutenue pour ne pas perdre un mot des éloquentes choses qui se disaient. On conçoit combien sont restés vivaces ces souvenirs gravés, dans de semblables circonstances, dans la mémoire d’un enfant de seize ans. J'ai fort bien sonvenance que l’une des inquiétudes qui se manifestaient alors dans la province et dans cette enceinte, était de savoir si, convaincus comine tous l’étaient que la confédération projetée, en unissant tous les efforts, allait imprimer un grand mouvement de progrès à l'Amérique Britannique du Nord, nous, du Bas-Canada, nous marcherions aussi rapidement que les autres provinces dans la voie de l'avancement matériel. On craignait un peu d'être devancés, et cette crainte se faisait jour en maints endroits. On 3 appréhendait de voir, comme conséquence d’un progrès matériel plus lent dans notre province, notre influence politique diminuer en proportion, La majorité, la grande majorité de nos nationaux, eut foi dans

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notre vitalité, dans notre intelligence, dans notre courage, dans notre vigueur au travail Elle comprit cette grande vérité politique que nous ne pouvions pas, que nous ne devions pas être un obstacle au développement des destinées de la moitié d’un continent, qu'il fallait nous en reposer sur notre énergie, sur notre force, sur nos efforts pour tirer du nouvel ordre de choses le gage certain de notre conservation, et elle se rallia à la féconde idée d’une union fédérale des provinces sous la protection de la mère-patrie.

Il sera toujours à l'honneur des gouvernements conservateurs qui ont administré les affaires publiques de cette nrovince depuis 1867, d’avoir su apprécier le vrai caractère national de la tâche qui leur incombait. Ils ont compris qu'ils devaient répondre aux grandes idées de progrès, aux fécondes aspirations qui ont eu cours dans la province depuis l'union. Refuser de sortir des limites restreintes du budget provincial des dépenses, telles que tracées, pour le début, par les auteurs de la confédération, sous le futile prétexte d’une économie mal entendue, c'eut été manquer à un devoir sacré, se montrer indigne de son rôle d'homme d'Etat, et comprimer l'élan vers la prospérité quise manifestait avec énergie jusqu'aux extrémités de la province, Le parti conservateur, chargé de nos destinées, n’a pas commis cette faute capitale. Ila été à la hauteur de sa position, de sa responsabilité, de sa mission. La province voulait progresser ; il l’a secondé avec ardeur, mais avec prévoyance et avec discernement, dans son travail, dans ses constants et patriotiques efforts. Les gouvernements conservateurs, comme la province elle-même, ont compris qu'il nous fallait lutter d'énergie avec les autres membres de l’union, pour ne pas rétrograder et perdre graduellement la positicn influente et avancée que nous occupions. Rester stationnaires, pendant que les autres auraient marché rapidement, c’eut été se vouer à un isolement fatal dans un avenir prochain. Etre inactifs par crainte des responsabilités financières, lorsque partout, autour de nous, le travail et le capital, unis dans un même effort vers le progrès, eussent accompli des prodiges, c’eût été donner raison de nous accuser de ne rien vouloir faire pour contribuer au développement du pays dans lequel nous jouissons des plus grandes, des plus belles et des plus chères hbertés.

Il entre dans les attributions des gouvernements de travailler à l’avancement national sous <es trois formes principales : le progrès matériel, le progrès intellectuel et le progrès moral des populations qu’ils régissent. La politique conservatrice dans cette province, comme dans les affaires

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