‹ Discours sur les finances de la province de Québec [microforme]Chapitre 3 sur 48 · PRE · texte numérisé non relu

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staté, non pas pour la première fois, dans les budgets et dans les comptes publics de la province une lacune qu'il serait à propos de combler, Depuis 1874, la province a fait certains travaux qui ont coûté des sommes considérables. Nous avons contruit des édifices pour les ministères publics à Québec, et l’école normale Jacques-Cartier à Montréal. De toute évidenc:, les dépenses encourues pour cés édifices ne doivent pas être comptées dans les frais du service ordinaire du gouvernement de la province, Ce sont, pour me servir des termes exacts employés lorsque l'on parle de finances publiques, des dépenses extraordinaires pour des travaux extraordinaires. On sait que les plus grands et les plus riches pays du monde, ceux dont les ressources financières sont les plus vastes, ont tous adopté, sous des titres dont les mots peuvent différer, mais dont la pensée est la même, le système de la division du budget annuel des dépenses en budget ordinaire et budget extraordinaire. Et pourquoi ? Dans le but principal d'éviter la confusion et de mettre tant de clarté dans l'exposition de la situation financière que les contribuables puissent la juger facilement. Aussi chaque fois que j'ai examiné les budgets français et anglais, ce que je fais tous les ans, j'ai été étonné de la perfection avec laquelle ils sont préparés, perfection qui vous permet, en quelques minutes d'étude, d'en avoir une juste idée d'ensemble, Et pourtant le budget d'Angleterre varie de 425 à $450,000,000, et ie budget de France, tant ordinaire qu'extraordinaire, depasse trois milliards et demi de francs.

Le budget fédéral du Canada est aussi divisé en budget ordinaire et budget extraordinaire. On distingue le budget extraordinaire sous le titre de ‘ travaux imputables au capital. ”

J'exprime l'opinion que dès que la province entreprenait certains travaux extraordinaires, il eut été mieux de diviser nos budgets en budget ordinaire et budget extraordinaire pour faciliter l'appréciation de la. situation vraie de nos finances. Puisque le gouvernement fédéral, avec son budget des recettes se chiffrant maintenant par plus de trente trois millions de piastres, porte les frais de construction, d’addition et de parachèvement des édifices publics d'Ottawa au compte des dépenses extraordinaires, assurément on devra admettre que l’on aurait dû adopter le même système pour les édifices publics de Québec.

J'insiste sur l'importance et même la nécessité de cette division, parce que mes honorables collègues ont dû constater, comme je l’at fait moi-même plusieurs fois, qu'avec le système qui a été suivi, bien des personnes, dans les discussions publiques, font, sciemment ou involon-

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