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î Je désire faire une dernière remarque sur ce sujet. L’honorable chef fl | de l'opposition a reproché bien injustement au ministère de limiter sa 11 demande à une couple de cent mille piastres, et il a prétendu que ce 11 fait empêchera le projet de réussir. Il a dit, je ne puis pas m'expliquer [lil en vertu de quelle logique, que l’on aurait eu beaucoup plus de chances { | de succès si on avait demandé du coup un demi-million. S'imagine-t-il fl) qu’une pareille proposition serait bien accueillie par le parlement fédé. pi ral, où nous n'avons certainement pas intérêt à diminuer notre influence il et à amoindrir notre position par des prétentions déraisonnables ?
| L'honorable chef de l'opposition me parait oublier une chose impor- | tante, c’est que si nous pouvons espérer obtenir une subvention additionnelle, nous le devons au parti conservateur, Si le gouvernement
fédéral actuel n'avait pas restauré les finances du Canada, s'il n'avait
pas, grâce à sa vigoureuse et intelligente politique, un excédent annuel
de plusieurs millions de piastres, aurions-nous raison d’attendre le suc-
cès de notre démarche ? Si, comme sous le règne du gouvernement
libéral, des amis de l'honorable chef de l'opposition, nous avions à
Ottawa un déficit annuel se chiffrant par millions, pourrions-nous solli-
citer une subvention additionnelle ? L'honorable député de St, Hyacinthe
proposcrait-il tout de même de porter notre demande jusqu’à un demimillion ? Poser ces questions c'est les résoudre. Je suis donc parfaitement dans le vrai en répétant que si cette question d’une subven- 1H tion additionnelle est réglée d’une manière favorable à nos vues, tout le fl mérite en reviendra au parti conservateur seul, parce que sans les heureux résultats de sa grande politique nationale nous n’aurions pas même pu lui faire la demande que nous lui adresserons bientôt.