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base de ce système des subventions fédérales aux provinces. On peut apprécier quels magnifiques résultats il pourrait produire plus ‘tard lorsque le Canada comptera une population de quinze à vingt millions d'âmes et de grandes finances, par l'application qu’il est si facile d’en faire au système financier de la République voisine. Le gouvernement central des Etats-Unis ne paie rien aux gouvernements locaux des différents Etats. Aussi ces derniers ont-ils presque tous été obligés d'imposer la taxe directe pour obtenir des ressources suffisantes au paiement de leurs dépenses. Le revenu du gouvernement de Wash ington en 1881-82 a été de $403,525,250.28. Il a un excédent annuel d’une centaine de millions qu'il a jusqu'à présent appliqué au remboursement de l'énorme dette créée pendant la guerre de Sécession. Le montant prélevé annuellement par la caxe directe dans les divers Etats est de bien des millions de piastres. Supposez que nos voisins adoptent notre système de subventionner les gouvernements locaux, et qu'ils leur donnent une moitié de leur excédent annuel et coutinuent d'appliquer l’autre moitié au paiement de la dette nationale, Les gouvernemenis Iccaux pourraient alors abolir la taxe directe.
En augmentant les subventions fédérales aux provinces de la manière que je suggère, ou suivant tout autre plan qui fonctionnerait aussi bien, on assurerait aux gouvernements locaux des ressources financières considérables qui leur permettraient de travailler activement et avec beaucoup de succès au développement des grands intérêts qu’ils ont mission de promouvoir. On obtiendrait en outre pour très longtemps, et je crois réellement pour toujours, si nous continuons de jouir de la paix, cet immense résultat d’un pays administrant ses affaires, tant fédérales que provinciales, et dénensant annuellement des millions pour des travaux d'utilité publique, au moyen des seuls revenus indirects, sans être obligé de recourir à la taxe directe sur la propriété.
Cette question des subventions additionnelles est soumise à la considération de cette Chambre et par conséquent du public. L'adresse à Son Excellence le gouverneur-général que nous adopterons la soumettra à l'étude des hommes distingués qui gouvernent à Ottawa. C’est donc le temps de la discuter sur toutes ses faces, et je me suis fait un devoir d'exprimer toute ma pensée, Je suis bien satisfait de voir que le ministère entend placer cette question sur un terrain à la fois large et élevé, pour éviter toute occasion de conflit entre les intérêts des diverses provinces,