‹ Discours sur les révolutions de la surface du globe avec des notes et un appendice, d'aprés les travaux récents de MM. Humboldt, Flourens, Lyell, Lindley, etcChapitre 11 sur 22 · deuxième partie, pages 475 et suivantes · texte numérisé non relu

deuxième partie, pages 475 et suivantes

3 1bid., tom. V, deuxième partie, pages 485 et 480.

de Honfleur, où se sont trouvés les débris d’après lesquels j'en ai donné les caractères ". |

Une de ces espèces , le gavial à long bec, avait le museau plus long et la tête plus étroite que le gavial ou crocodile à long bee du Gange; le corps de ses vertèbres était convexe en avant, tandis que dans nos crocodiles d'aujourd'hui il l’est en arrière. On l’a retrouvée dans les lias de Franconie comme dans ceux de France.

Une seconde espèce, le gavial à bec court, avait le museau de longueur médiocre, moins effilé que le gavial du Gange, plus que nos crocodiles de Saint-Domingue. Ses vertèbres étaient légèrement concaves à leurs deux extrémités.

Mais ces crocodiles ne sont pas les seuls qu’aient recueillis les bancs de ces calcaires secondaires.

Les belles carrières d’oolithe de Caen en ont offert un très-remarquable, dont le museau, aussi long et plus pointu que celui du gavial à long bec, est suivi d’une tête plus dilatée en arrière, à fosses temporales plus larges ; c'était, par ses écailles pierreuses et creusées de fossettes rondes, le mieux cuirassé de tous les crocodiles *. Ses dents de la mâchoire inférieure sont alternativement plus longues et plus courtes. |

Il y en a encore un autre dans l’oolithe d'Angleterre, mais que l’on ne connait que par quelques portions de son crâne, qui ne suffisent pas pour en donner une idée complète ÿ.

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