‹ Discours sur les révolutions de la surface du globe avec des notes et un appendice, d'aprés les travaux récents de MM. Humboldt, Flourens, Lyell, Lindley, etcChapitre 13 sur 22 · deuxième partie, pag · texte numérisé non relu

deuxième partie, pag

3 1bid., pag. 120.

moins , la partie symphysée de sa mâchoire inférieure est moins longue; ses dents inférieures sont alternativement et régulièrement plus longues et plus courtes ; il y a dix vertèbres de plus à la queue.

Mais des animaux beaucoup plus remarquables que recèlent ces mêmes schistes , ce sont les lézards volants que j'ai nommés péérodactyles (pl. IL)'.

Ce sont des reptiles à queue très-courte, à cou trèslong, à museau fort allongé et armé de dents aiguës, portés sur de hautes jambes , et dont l’extrémité antérieure a un doigt excessivement allongé, qui portait vraisemblablement une membrane propre à les soutenir en l’air, accompagné de quatre autres doigts de dimension ordinaire terminés par des ongles crochus. L’un de ces animaux étranges, et dont l'aspect serait effrayant si on les voyait aujourd’hui , pouvait être de la taille d’une grive? ; l’autre, de celle d’une chauve-souris commune *; mais il paraît, par quelques fragments, qu’il en existait des espèces plus grandes #; et M. Buckland vient tout récemment d’en découvrir de nouvelles.

Un peu au-dessus des schistes calcaires est le calcaire presque homogène des crêtes du Jura. Il contient aussi des os, mais toujours de reptiles : des crocodiles et des tortues d’eau douce, dont il offre surtout une grande abondance aux environs de Soleure. Ils y ont été recherchés avec beaucoup de soin par M. Hugi; et, d'après les fragments qu’il a déjà recueillis , il est aisé de reconnaître

* Voyez note 16 de l’Appendice.

? Voyez mes Recherches sur les Ossements fossiles; tom. V, deuxième partie, pag. 358 et suivantes.

3 Jbid., pag. 276.

4 Jbid., pag. 380.

un nombre considérable d'espèces de fortues d'eau douce ou émydes, que des découvertes ultérieures pourront seules faire déterminer, mais dont plusieurs se distinguent déjà par leur grandeur et par leurs formes de toutes les émydes connues :.

C’est parmi ces innombrables quadrupèdes ovipares, de toutes les tailles et de toutes les formes ; au milieu de ces erocodiles , de ces tortues, de ces reptiles volants, de ces immenses mégalosaurus, de ces monstrueux plésiosaurus, que se seraient montrés, dit-on, pour la première fois quelques petits mammifères ; il est certain que des mâchoires et quelques autres os découverts en Angleterre appartiennent à cette classe, et spécialement à la famille des didelphes ou à celle des insectivores.

Plusieurs géologistes ont soupçonné cependant que les pierres qui les incrustent sont dues à quelque recomposition locale et postérieure à l’époque de la formation primitive des bancs. Quoi qu’il en soit, pendant longtemps encore on trouve que la classe des reptiles dominait exciusivement.

Lessables ferrugineux placés, en Angleterre, au-dessous de Ja craie contiennent en abondance des crocodiles, des tortues, des mégalosaurus, et surtout un reptile qui offrait encore un caractère tout particulier, celui d’user ses dents comme nos mammifères herbivores.

C'est à M. Mantell, de Lewes en Sussex, que l'on doit Ja découverte de ce dernier animal , ainsi que des autres grands reptiles de ces sables inférieurs à la craie ?. Il l’a nommé /quanodon.

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