Sphenopteris tridactylites. Espècedistincte des autres
sphenopteris, par la division tridigitée des feuilles.
. Sphenopteris Schlotheimii.
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Ft:
5. Sphenopteris Mantelli. Houillères d'Allemagne. . Nevropteris acuminata. Trouvée en Angleterre
et dans les houillères de Schmalkaden, en Allemagne. Sauf la largeur du pétiole de la feuille, ce végétal fossile ressemble aux /ycopdium.
. Glossopteris Philippsii. Trouvée à Gristhorpe, en
Angleterre. Espèce de fougère qui paraît avoir quelque analogie avec le grammitis et les acrostichum.
. Calamites nodosus. Abonde dans les houillères de
l'Angleterre. La tige était fistuleuse, et paraissait avoir toute la structure de nos prêles d’eau (equisetum ).
Asterophyllites grandis. Houillères de l'Angleterre. Feuilles verticillées, disposées en étoile; de là le nom de la plante.
Lepidostrobus ornatus. Cône ou fruit d’une espèce de pin ou de sapin (conifères ).
. Sphenophyllum Schlotheimii. Houillères de Somer-
set. Feuilles tronquées, inégalement crénelées, ayant quelque ressemblance avec celles du gingko biloba (arbre à quarante écus) de la Chine.
Stigmaria ficoides. Ce végétal est peut-être le plus commun de la formation houillère. Espèce de trone aplati, croissant, comme une racine, dans une direction horizontale, et garni de piquants comme les cactus , avec lesquels ce fossile offre de l’analogie.
NoTE 14 (Page 190).
La longueur de lichthyosaurus était très-variable ; tandis que les plus petits avaient 17,25 de long, on a trouvé des débris qui annoncent des individus de dix mètres et plus. Ce reptile, à queue médiocre et à long museau, avait les yeux d'une grosseur énorme, qui devaient lui donner un aspect tout
à fait étrange, et lui faciliter la vision pendant la nuit. Il n’avait probablement aucune oreille extérieure, et la peau passait sur le tympan comme dans le caméléon, la salamandre et le pipa, sans même s’y amincir. Il recevait l'air en nature et non par l’eau, comme les poissons ; il devait donc souvent revenir à la surface de l’eau. Néanmoins ses membres courts, plats, non divisés, ne lui permettaient que de nager. Il y a grande apparence qu’il ne pouvait pas même ramper sur le rivage autant que les phoques, mais que, s’il avait le malheur d’y échouer, il y demeurait immobile comme les baleines et les dauphins. Il vivait dans une mer où vivaient avec lui les mollusques qui nous ont laissé les cornes d’ammon, et qui, selon toutes les apparences, étaient des espèces de sèches ou de poulpes qui portaient dans leur intérieur (comme aujourd’hui le nautilus spirula) ces coquilles spirales et singulièrement chambrées ; des térébratules, diverses espèces d’huitres, abondaient aussi dans cette mer, et plusieurs sortes de crocodiies en fréquentaient les rivages, si même ils ne l’habitaient conjointement avec les ichthyosaurus.
NoTE 15 (Page 191).
Le plesiosaurus a dû être contemporain de l’ichthyosaurus. Il n’avait, comme lui, pour tout moyen de progression que des nageoires, mais, Ce qui devait lui donner un aspect tout différent et extraordinaire, c’est son long cou de serpent , terminé par une tête de lézard, portée sur un tronc de quadrupède.
Les ichthyosaurus et les plesiosaurus s’éloignent plus particulièrement des animaux actuellement connus. Il faut y joindre encore les ptérodactyles.
NoTE 16 (Page 194).
Le plérodactyle (de rrepiv, aile, et d'éxrukoc, doigt) tenait tout à la fois du reptile, de la chauve-souris et de l’oiseau. Pourvu des moyens de voler, il devait pendant la station
faire peu d'usage de ses extrémités antérieures. Cependant il pouvait se servir des plus courts de ses doigts de devant pour se suspendre aux branches des arbres. A l’état de repos il devait se tenir sur les membres de derrière comme les oiseaux ; alors il devait aussi, comme eux, tenir son cou redressé et courbé en arrière, pour que son énorme tête ne rompit pas tout équilibre. Ce qui frappe surtout dans ce singulier animal, c’est l'assemblage bizarre d’ailes vigoureuses attachées au corps d’un reptile ; l'imagination des poëtes en a seule fait jusqu'ici de semblables. De là la description de ces dragons que la Fable nous représente comme ayant, à l’origine des choses , disputé la possession de la terre à l’espèce humaine, et dont la destruction était un des attributs des héros fabuleux , des demi-dieux et des dieux.
Aujourd'hui un seul reptile est pourvu d'ailes, c’est le lézard-dragon de l’île de Java; mais ces dragons modernes, de très-petite taille, ne sauraient être comparés au ptérodactyle de l’ancien monde : leurs ailes, trop faibles pour frapper l'air et les faire voler à la manière des oiseaux, ne servent qu'à les soutenir comme un parachute, lorsqu'ils sautent debranche en branche. Le ptérodactyle volait à l’aide d’une aile soutenue principalement par un doigt très-allongé, tandis que les autres doigts avaient conservé leurs dimensions ordinaires ; de là le nom de ce bizarre animal. (Celui que représente le dessin était à peu près de la taille d’une grive.)
NoTE 17 (Page 199).
Le paléothérium (de nakuov, ancien, et ônpicv, animal), de la famille de nos pachydermes, se distinguait de l’anoplothérium par une forte dent canine, moins saillante que chez le sanglier et entièrement recouverte par les lèvres, comme dans l’hippopotame. Il était herbivore, relativement à la forme. On a divisé les paléothériums en grand, petit, moyen, gros, épais, et court. Le grand paléothérium avait la taille
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d'un cheval de médiocre grandeur; mais il était plus trapu , sa tête était plus massive, ses extrémités plus grosses et plus courtes. Il est aisé de se le représenter dans létat de vie.
Nore 18 (Page 199).
Le gypse, placé comme le calcaire siliceux , au-dessus du calcaire coquillier grossier, contient plus particulièrement les ossements et quelquefois les squelettes entiers de ces quadrupèdes terrestres, les paléothériums, les anoplothériums, etc., les plus anciens du globe et inconnus aujourd’hui dans la nature vivante. Ils ont vécu sur le bord des eaux qui ont déposé ces terrains. Au-dessus du gypse sont placés des bancs de marne, et dans les lits inférieurs de cette marne se trouvent, avec d’autres fossiles du règne animal, des troncs de palmiers pétrifiés en silex, ce qui tend à prouver qu’à l’époque où les paléothériums vivaient sur notre sol la température y était plus élevée qu’elle ne l’est maintenant.
NoTe 19 (Page 202).
L'anoplothérium (de dverev, sans défense, et Bnpiev, animal) se distingue facilement par l’absence de Ja dent canine qui caractérise les paléothériums. 11 devait être de mœurs plus douces que ces derniers. L’anoplothérium commun, que représente la planche IT, est ainsi décrit par Cuvier dans son grand et magnifique ouvrage sur les Ossements fossiles : « Sa hauteur au garrot était assez considérable ; elle pouvait aller à plus de trois pieds et quelques pouces ; mais ce qui le distinguait le plus, c’était son énorme queue : elle lui donnait quelque chose de la stature de la loutre, et il est trèsprobable qu’il se portait souvent, comme ce carnassier, Sur et dans les eaux , surtout dans les lieux marécageux. Mais ce wétait sans doute point pour pêcher : comme le rat d’eau, comme J'hippopotame, comme tout le genre des sangliers et les rhinocéros, notre anoplothérium était herbivore; il allait
donc chercher les racines et les tiges suceulentes des plantes aquatiques. D’après ses habitudes de nageur et de plongeur, il devait avoir le poil lisse comme la loutre; peut-être même sa peau était-elle demi-nue, comme celle des pachydermes dont nous venons de parler. Il n’est pas vraisemblable non plus qu'il ait eu de longues oreilles, qui l’auraient gêné dans son genre de vie aquatique; et je penserais volontiers qu’il ressemblait à cet égard à l’hippopotame et aux autres quadrupèdes qui fréquentent beaucoup les eaux. Sa longueur totale, la queue comprise, était au moins de huit pieds , et sans la queue , de cinq et quelques pouces. La longueur de son corps était donc à peu près la même que dans un âne de taille moyenne, mais sa hauteur n’était pas tout à fait aussi considérable. »
Note 20 (Page 211).
De tout temps on a trouvé des ossements d’éléphants fossiles ; mais ces ossements jusqu'ici avaient presque toujours été méconnus, et c’est à leur découverte qu'on doit les histoires fabuleuses de l’exhumation des cadavres d’anciens géants; Car dans un temps où l'anatomie avait fait si peu de progrès l'amour du merveilleux pouvait d’autant mieux s'emparer de pareils événements pour accréditer des idées qui frappent l'imagination , que l'éléphant est un animal dont le squelette présente (aux dimensions près ) assez de ressemblance avec celui de l’homme. On ferait un volume entier des histoires d’ossements fossiles de grands quadrupèdes que l’isnorance ou la fraude ont fait passer pour des débris de géants humains. La plus célèbre de toutes est celle du squelette que, sous Louis XIII, on a voulu faire passer pour celui de Teutobochus, ce roi des Cimbres qui combattit contre Marius. Voici ce qui donna lieu à ce conte : Le 11 janvier 1613, on trouva dans une sablonnière près du château de Chaumont, entre les villes de Montricaux, Serres et Saint-Antoine, des ossements dont plusieurs furent brisés par les ouvriers; un
chirurgien de Beaurepaire, nommé Mazurier, averti de cette découverte , s’empara des os, et résolut d’en faire son profit; il prétendait les avoir trouvés dans un sépulere long de trente pieds, sur lequel était écrit Teutobochus rex ; il ajoutait avoir découvert en même temps une cinquantaine de médailles à l'effigie de Marius. Il inséra tous ces contes dans une brochure, propre à piquer la curiosité du public, et parvint à montrer pour de l'argent, tant à Paris que dans d’autres villes, les os du prétendu géant. Gassendi cite un jésuite de Tournon comme l’auteur de la brochure, et montre que les prétendues médailles antiques étaient controuvées; quant aux os, dont le Musée d'Histoire Naturelle est devenu depuis quelque temps possesseur, ce sont des os de mastodonte (comme on le voit au premier coup d'œil à la forme des dents), et non pas des os d’éléphant ainsi qu’on l'avait supposé quand on n'avait pour guide, dans cette détermination des débris, qu’une espèce d'inventaire des différentes pièces qui furent montrées en public, et quelques vagues indications des formes, éparses dans les écrits des médecins et chirurgiens qui prirent part à la discussion pour combattre ou soutenir les assertions mensongères de Mazurier.
Des faits semblables , mais mieux observés et décrits avec plus de précision à mesure que leur date est plus récente, nous conduisent jusqu’au dix-huitième siècle. A cette époque le progrès des sciences naturelles ne permit plus des méprises aussi grossières que celle dont il vient d’être question : lorsqu'on trouva des ossements d’éléphants, on les prit pour ce qu'ils étaient; mais on se persuada qu’ils avaient été ensevelis sous le sol dans le temps des Romains.
NoTE 21 (PAGE 212).
Le genre des éléphants ne nous a montré qu’une espèce détruite. Le genre entier des mastodontes est perdu. Celui des hippopotames, qui ne possède jusqu'ici qu’une seule espèce vivante, en compte déjà plusieurs fossiles. La première,
ou la plus grande, et la seule d’ailleurs dont on eût quelques notions imparfaites avant M. Cuvier, différait à peu près autant de l’espèce vivante que l’éléphant fossile diffère des éléphants vivants. Une seconde, le petit hippopotame fossile , en différait beaucoup plus. Les autres sont encore peu connues. Les os d’hippopotame accompagnent, dans plusieurs endroits, ceux des éléphants et des mastodontes; mais ils sont beaucoup plus rares ; le Val d'Arno supérieur est même jusqu’ici le seul lieu où l’on en ait trouvé avec quelque abondance. (FLOURENS, Histoire des Travaux de Cuvier, p.332.)
NoTE 22 (Page 213).
Voilà donc quatre espèces de ‘rhinocéros vivantes : deux unicornes, savoir, le rhinocéros des Indes et celui de Java ; et deux bicornes , savoir, le rhinocéros du Cap et celui de Sumatra. Le nombre des espèces fossiles n’est pas encore clairement établi. La plus célèbre , celle dont les narines sont séparées par une cloison osseuse, se trouve en Sibérie et en différents endroits d'Allemagne. La seconde, celie dont les narines ne sont point séparées par un os, n’a été jusqu'ici trouvée qu’en Italie. Elles étaient l’une et l’autre à deux cornes, et elles paraissent avoir manqué toutes deux d’incisives. Quant aux autres espèces, au nombre de deux ou trois, elles ne sont indiquées encore que par quelques fragments. C’est à l’espèce à narines cloisonnées qu’appartenait le rhinocéros entier retiré de la glace sur les bords du Wilhouï, en 1770. Ce rhinocéros était couvert d’un poil épais, à peu près comme l'éléphant fossile, ce qui semble prouver qu'ils ont pu l’un et l’autre vivre au Nord. (FLOURENS, Histoire des Travaux de Cuvier, p. 229.)
FIN LE L'ALFENDICE.