‹ Discours sur les travaux publics prononcésChapitre 1 sur 18 · RUE RICHELIEU · texte numérisé non relu

RUE RICHELIEU

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|v PRÉFACE

Lorsque, le 20 mars 1876, je fus désigné, par la confiance du Président de la République, en qualité de ministre des travaux publics, mon premier soin fut de procéder à une sorte d’inventaire général des voies de communication en France. En dehors des rivières et des canaux navigables, les chemins de fer devaient appeler et appelèrent particulièrement mon attention.

Envisagée dans son ensemble, la situation des grandes compagnies était satisfaisante. La plupart d’entre elles avaient, il est vrai, construit chèrement. Au moment où fut promulguée la loi du 11 juin 1842, et bien longtemps après, on n’imaginait pas

qu’il fût possible de construire le kilomètre de chemin de fer à un prix inférieur à

300.000 francs (1). Cette moyenne résultait des recherches faites dans les divers pays de l’Europe et de notre propre expérience. Elle servit, en conséquence, de base aux concessions postérieures. Presque partout, d’ailleurs, les prévisions furent dépassées, Dès cette époque, les mécomptes les plus graves se produisirent à l’occasion des expropriations. Au lieu des 30,000 francs prévus pour les indemnités de terrain à exproprier dans le voisinage de Paris, le Nord avait dépensé 55,000 francs; l’Orléans

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