‹ Discrétion, comédie-vaudeville en un acteChapitre 24 sur 27 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

DONATIEN , prenant un ton sérieux et donnant une lettre ouverte à Gaston.

Ah! mon ami... lisez, et comprenez.

GASTON

Que vois-je ! cette écriture... c'est la sienne!

DONATIEN

Oui , celle de votre inconnue , de votre perfide inconnue , qui vous trahit pour moi... Le domestique muet, la voiture jaune... tout ça est à ma porte , tout ça m'attend... Ivre de joie , mon premier mouvement a été de m'élancer dans la voiture et de crier : en avant!.. Un scrupule m'a arrêté sur le marche-pied... J'ai songé à vous... Je connais les égards que l'on doit à ses amis dans le malheur , et je n'irai à ce rendez-vous , que si vous me dites : « Donatien , allez à ce rendez-vous.» GASTON , furieux.

Ah! c'est trop fort!.. {Un regard de la princesse le calme et l'arrête.) Non, non, rien... vous avez raison... Une femme qui se venge de cette manière ne mérite que mépris... Allez à ce rendez-vous.

DONATIEN, avec transport.

Il l'a dit!., j'y cours... Ferme les yeux, ô Zéphirine... ferme tes beaux yeux bleus.

Air : Marche du chalet.

ENSEMBLE

DONATIEN

On m'appelle , on me désire ; Et mon trop sensible cœur, D'une femme qui soupire, Ne peut faire le malheur.

LA. PRINCESSE et GASTON.

On l'appelle , on le désire ; Et son trop sensible cœur , D'une femme qui soupire.

Ne peut faire le mallieur.

DONATIEN

^^g^ Mais, un .'eul jour infidèle, Je suis a loi désormais ; Ali ! pardonne-moi , ma belle ; Kt ne me le rends jamais.

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