GASTON , LA PRINCESSE
LA PRINCESSE , à part.
Mes ordres ont été fidèlement suivies... {avec tristesse.) Ah 1 il ne résistera pas à cette dernière épreuve.
GASTON
Eh î bien ! Madame , croyez-vous encore que j'aime cette femme ?
LA PRINCESSE
Non, plus maintenant... Mais aussi , vous voyez si elle était digne de vos ménagemens ; e^'espère qu'à présent il ne ^us reste plus de scrupules , plus de motifs pour me refuser ce mouchoir, qui doit nous rendre maîtres de son secret.
GASTON
Son nom!., toujours son nom!.. Mais ce que vous me demandez ne m'appartient pas , e^ous ne voudriez pas me faire commettre une mauvaise action... Qu'importe sa conduite, sa vengeance?.. Si^ notre sîTence devait dépendre de l'opinion que nofîs avons d'une femme , un soupçon suffirait pour nous rendre coupables.
LA PRINCESSE
•» Il ne s'agit point ici de soupçons plus ou moins fondés... vous avez vu sa lettre ; le doute n'est plus permis.
GASTON
•^ Mais, Madame, songez-y, de grâce, cg^ nom que vous voulez savoir, est-il seulement le sien?., non, c'est peut-être encore celui d'une famille honorable > d'un père , d'un époux... cette famille ne partage point