‹ Discussion des divers procédés employés pour l'analyse élémentaire des substances organiques, détermination de leur équivalentChapitre 1 sur 7 · COMPÉTITEURS · texte numérisé non relu

COMPÉTITEURS

MM. Figuier.

Robiquet.

Reveil.

employés pour l’analyse élémentaire des substances organiques;

•I On peut considérer les matières mises on présence et le résultat obtenu comme une équation algébrique : et en supposant successivement chacun dos éléments de cette équation inconnus, j’en puis tirer une valeur et rectifier ainsi l’expérience par le calcul et le calcul par l'expérience. ” Lavoisibb.

Dans l’analyse élémentaire des substances organiques on cherche <1 déterminer la nature des corps qui les constituent, et les proportions dans lesquelles ils sont combinés. Tous les corps organiques contiennent du carbone, presque tous renferment de l’hydrogène, dans le plus grand nombre des cas de l’oxygène, souvent de l’azote et quelquefois d’autres éléments, tels que le soufre, le phosphore, le chlore, l’iode, le fer, le platine, etc. De cette composition on a fait la classification fort simple et suffisante pour le cas qui nous occupe : 1° substances non azotées; 2“ substances azotées; 3° substances qui, outre les quatre éléments constitutifs, contiennent du soufre, du phosphore, etc. Nous indiquerons d’abord les procédés à l’aide desquels on reconnaît facilement à quel groupe appartient une substance qu’on se propose d’analyser.

Divers procédés ont été indiqués pour constater la présence de l’azote dans les matières organiques; parmi les moyens proposés,

les suivants sont le plus souvent mis en usage : 1” si on introduit une substance azotée dans un tube éprouvette et que l’on chauffe fortement celui-ci, il se dégagera du carbonate d’ammoniaque, facile à reconnaître à son odeur et à son action sur le tournesol rougi; 2° le dégagement d'ammoniaque se fera plus abondamment, si la matière azotée est chauffée avec la potasse ; 3“ enfin lorsque la quantité d’azote est très minime, ou que l’on n’a qu’une très petite quantité de matière à sa disposition, M. Lassaigne conseille de calciner la matière au rouge obscur avec du potassium en excès, en ayant le soin d’opérer à l’abri de l’air.jLe produit étant délayé dans une petite quantité d’eau distillée froide, on obtient une liqueur alcaline qui, mêlée à un sel ferroso-ferrique, produira un précipité verdâtre ou jaunâtre, passant au bleu par l’addition de quelques gouttes d’acide chlorhydrique.

Toute substance qui ne présentera pas les réactions que nous venons d’indiquer sera exempte d’azote : elle sera composée de carbone , d’hydrogène et d’oxygène , ou bien de carbone et d’hydrogène , ou enfin de carbone et d’oxygène; cependant elle pourrait renfermer d’autres éléments. Ainsi les matières chlorées ne sont jamais naturelles, il en est de même de celles qui renferment du platine; dans ce cas on est prévenu d’avance, il n’y a par conséquent pas lieu à faire un essai qualitatif.

11 n’en est pas de môme si le soufre est au nombre des éléments; dans ce cas comme pour le phosphore, l’iode et le fer, un essai préliminaire devient indispensable.

Le fer qui existe dans les globules sanguins est reconnu par la calcination ; les cendres reprises par un acide laisseront 'dissoudre le métal, facile à reconnaître à ses caractères chimiques.

On reconnaîtra la présence du soufre dans une substance lorsque en oxydant celle-ci, soit par l’acideazotique concentré, soit par un mélange de cet acide et de chlorate de potasse, on obtiendra do

l’acide sulfurique, facile à reconnaître au moyen d’un sel de baryte.

Pour le phosphore on l'oxyde , par un mélange de nître et de carbonate de potasse , et on constate la présence de l’acide phosphorique formé au moyen de ses réactifs ordinaires.

Quand à l’iode, il suffirait de chauffer la matière avec du carbonate de potasse pur : il formerait un iodurequi, traité par l’acide azotique-azoteux et par l’amidon , donnerait une belle coloration bleue.

Ces considérations préliminaires sont indispensables non-seulement pour la clarté de l’exposition des faits qui vont suivre , mais encore pour la justification de la division de notre travail. En effet, nous le diviserons en cinq chapitres : 1" opérations préliminaires à l’analyse ; 2° analyse des matières non azotées ; 3° analyse des matières azotées; 4° analyse des matières renfermant des éléments autres que le carbone , l’hydrogène , l’oxygéne et l’azote ; 5° enfin la détermination des équivalents des matières organiques appartenant à l’un de ces trois groupes.

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