‹ Discussion sur l'usureChapitre 24 sur 102 · Donc tous les avantages qui résultent de · texte numérisé non relu

Donc tous les avantages qui résultent de

Tusage ou qui restent après l'usage de la monnaie, appartiennent à l'emprunteur. Par exemple, j'ai reçu deux mille pièces de monnaie pour m'en servir pendant une année; l'année expirée, je me trouve avec trois mille. Les mille de plus qui résultent de l'usage sont toutes pour moi , toutes pour l'emprunteur.

254. Par la même raison toutes les pertes qui résultent de l'usage sont pour l'emprunteur. Car la convention sur l'usage regarde précisément l'usage, et non ce qui résulte de l'usage, ou reste après l'usage.

255. Donc si la monnaie prêtée , ou sa valeur , périt, elle périt totalement pour l'emprunteur; car elle périt pour celui pour qui sont tous les profits ou toutes les pertes qui en résultent. Or tous les profits, toutes les pertes qui résultent de l'usage, sont précisément pour l'emprunteur. Donc si la monnaie périt dans l'usage, elle périt pour celui qui s'en est servi.

256. C'est incroyable combien l'on a obscurci la question de l'usure, pour n'avoir pas distingué, au moins pleinement, l'usage et les conventions concernant l'usage , de ce qui résulte de l'usage ou reste après l'usage. Dans cette distinction se trouve, pour ainsi dire, le fil de retour du labyrinthe , le secret de l'accord entre les partis opposés , le terme de la controverse. Néanmoins nous le mettrons encore dans un plus grand jour, surtout à la fin de ce livre. Pour le moment nous n'en dirons pas davantage.

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