‹ Discussions politiquesChapitre 16 sur 49 · I.e droit. C ■ qui est direct, «• qui ne · texte numérisé non relu

I.e droit. C ■ qui est direct, «• qui ne

pas par sonhiv-.nits ou par Zig2 LgS, comme la \

lenc 1 ce qui a un cours régulier, comme un

a 1 re ; le droil . c'< st la stabilité.

c.e nV-t pasaul n e tout d'abord Un horai

dit : 1 J'ai le droil itte place, d'hal i

cette caverne iOn lui dit :• Pourquoi?» Il :

pond : « Parce que je l'habite, parce que je l'ai habitée. C'est plus stable ainsi, c'est plus régulier, c'est plus tranquille. Que chacun continue à faire ce qu'il fait et à être où il est. — Mais je suis le plus fort. — Il faudrait se battre pour le prouver. Convenons, puisque je ne vous gêne guère, que les choses resteront comme elles sont. » Acquiescement provisoire, accidentel, d'abord. Peu à peu l'habitude se prend. Un sentiment confus qu'en effet on est mieux ainsi se forme et peu à peu se développe. On en vient à considérer que celui qui parle ainsi a raison et qu'il faut le soutenir, qu'il est juste, qu'il est dans une espèce de vérité générale qu'il faudrait faire prévaloir et qu'il est bon de faire respecter en sa personne. Pour cela des arbitres sont créés qui règlent les contestations d'après cette idée et qui sont écoutés quelquefois, puis assez souvent. Le droit est fondé.

Mais qu'est-ce que c'est ? Ce n'est pas lajustice du tout. C'est l'organisation, c'est la stratification plutôt, c'est la stabilisation de la force. Ici nous ne sommes plus dans la préhistoire seulement. L'histoire nous apprend elle-même que l'antiquité n'a pas connu lajustice. Elle n'a connu que le droit. Elle n'a point cherché que la justice régnât parmi les hommes, que les hommes fussent organisés de telle façon que tous eussent selon

Page 1