JEAN-JACQUES ROUSSEAU SCOLAIRE
voulez. Votre supplice est donc un acte où omphe votre volonté même.
Voilà la conciliation supérieure, ou profonde, mine on voudra, du libéralisme et du despotisme
Rousseau. M. Bauvalon ne croit pas que le libéisrne puisse demander davantage ou autre chose-
libéralisme a pleine satisfaction, puisqu'il a isfaction intégrale, puisqu'il subsiste tout entier ns sa défaite même, dans l'écrasement qu'on fait lui. Voilà le libéralisme de Rousseau et celui de
lîauvalon.
Vous demandez-vous, cela | je que devient
Uion des Droits de V homme et ce qu'elle »nt faire dans l'histoire? Il y a réponse.
»rd, il ne faut pas attacher une bien grande portanceàla Déclaration de* Droit* de Vhomme
aux Déclarati ns des Droits de Vhomme. Souvert, imitations, singeries et, du reste, traduction peuprèsvrai des Dé larationa américaines, l't
us, il faut savoir lire.
C laratiuiis sont conformes à l'esprit
■au, et les contradictions apparentes qu'on relever sont les mômes que l'on peut relever
os le Contrat social et doivent être résolue* par la >><> le. Rousseau reconnaît obscuréra ils de l'homme; et puis, après les avoir
connus, ou tout eu le int, il I
met à la Volonté nationale, il les sacrifie à la Vc lonté nationale et, tout compte fait, il les supprim net. Lisez donc de la môme façon les Déclaration des Droits de l'homme et vous verrez très bie qu'elles font exactement la même chose.
Elles énumèrent et elles proclament tous le droits de l'homme. Voilà qui est bien. Et puis elle inscrivent un petit article qui proclame la souve raineté absolue de la nation. Déclaration de 178Î article 3 : « Le principe de toute souverainet réside essentiellement dans la nation. Nul corps nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'e émane expressément » ; Déclaration de 1793, arti clés 25 et 26 : « La souveraineté est une, indiv sible, inaliénable et imprescriptible ; elle appai tient à la nation ; aucune section du peuple r aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Qu'en dites-vous V Tous les droits de l'homme r sont-ils pas anéantis par ces formules-là ?
M. Bauvalon ne se demande pas si ces deuxfo mules ne se bornent point à viser les hommes, sai viser les droits. 11 ne se demande pas si elles i veulent pas dire simplement qu'aucun homme n'e chef à moins qu'il ne soit nommé à cet effet par peuple (et c'est précisément ce que dit l'article de 1789, que M. Bauvalon invoque, mais ne ci pas ; et c'est ce que disent moins expressémei