‹ Discussions politiquesChapitre 26 sur 49 · es Di l'homme, lesquels sont la liberté, la pro · texte numérisé non relu

es Di l'homme, lesquels sont la liberté, la pro

la sûreté et la résistana à l'oppression. »

Il ne remarque pas que la Déclaration de 83, en

p article premier, comme la Déclaration de I

ison article 3, déclare que : « Le gouvernement

il institué pour garantir à l'homme la jouissance

3 droits naturels et imprescriptibles. »

Il ne remarque pas que dans son Préambule, qui

- doute la Déclaration de la Déclaration, et

h il faut chercher l'esprit môme el l'essence de la

éclaration, la Déclaration de 1799 dit : i Le

euple français, convaincu que l'oubli et le mépris

es droits naturels de riioninie sont les seules

\ des malheurs du monde, a résolu d'exp r

.ne déclaration solennelle CCS droits

inaliénables afin que tous les citoyens, pouvant com parer sans cesse les actes du gouvernement avec l but de toute institution sociale, ne se laissent jamai opprimer et avilir par la tyrannie; afin que le peu pie ait toujours devant les yeux les bases de sa li berlé et de son bonheur, le magistrat la règle de se devoirs, le législateur T objet de sa mission »; et que par ce langage catégorique, la Déclaration soume aux Droits de l'homme le Peuple, les magistrats ie gouvernement et le législateur, et proclarm nettement qu'une loi contraire aux Droits d< l'homme n'a pas le caractère d'une loi.

M. Bauvalon ne se demande pas tout cela. I lui suffit que les Déclarations contiennent un article où il est question de la Souveraineté du peuple pourquoi soit persuadé que par cet article chacune des Déclarations biffe, efface, supprime et annihile tous les autres. L'article 3 de la Déclaration de 178£ et l'article 25 de la Déclaration de 1793 sont poui M. Bauvalon ce qu'était pour les ultra-royalistes de 1829 l'article 14 de la Charte. Il y aune Charte: qui contient une vingtaine d'articles ; mais elle contient l'article 14 qui supprime tous les autres et il n'y a à tenir compte que de celui-ci. Je n'exagère point du tout et voici les propres paroles de M. Bauvalon : « La Déclaration votée en août 1789, bien loin d'être, comme le soutient M. Faguet, en

JEAN-JAI QUES ROI SSE \r SCOLAIRE 17b

contradiction avec les doctrines de lîousseau. en :st au contraire en grande partie l'application; brie principe de la souveraineté du peuple ] iroclamé sans réserve dans l'article 3 et dés lors la wclaration des droits individuels prend le car acère d'une déclaration toute morale ; la volonh lérale s'enchaîne en quelque sorte elle-inrme en endant plus solennelle l'affirmation des droits Idividuels ; mais elle naîtresse de modifier

t la loi, qui n'est que l'application de ses prina ' es principes eux- . » — A la bonne heure!

Les conclusions de M Bauvalon sont, connue bn vous pensez, purement et simplement des postes. Il raille de haut et cruellement ce <• lil

i suranné «les Benjamin Constant et des Col lard; dont l'impuissance est démonti .1 ne sure que se découvre mieux Vimpu e du

hrr<ili>in<\ hérité des doctrinaires et des anciens \onomistes, à résoudre les problém

//•<•/■ la vie du corps politique,.

t faillite du libéralisme. On a remarqué, comme ii, que ni la Grande-Bretagne ai les i I ne peuvent plus môme exister et que la \ ie est retirée de ci corps politiques, tandis que la ranci

En conséquence, il faul en revenir décidément à i pure doctrine de Rousseau, i 1 1

liberté comme chez les anciens » en repoussant nettement « la liberté à la moderne ». La « liberté comme chez les anciens », c'est le pouvoir absolu de l'État et non seulement le mépris, mais l'ignorance même de toute liberté individuelle. Voilà la « vraie liberté » et voilà l'idéal.

C'est, du moins, d'après M. Bauvalon, celui de «quiconque se croit animé de l'esprit démocratique».

C'est la doctrine officielle, classique, scolaire et à l'usage des classes, en 1904. Il était utile de la relever et de la signaler au public pour marquer la date et constater 1 etiage.

25 mars 1U04.

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