CHAMPS OSCILLATOIRES
i CHAMP OSCILLATOIRE 1 CHAMP STATIQUE
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fi-1.3
On peut remarquer d'après les résultats contenus dans le tableau précédent, que les pouvoirs inducteurs mesurés par les différentes méthodes gardaient sensiblement la inénic valeur, que l'on s'adressât^ l'un ou à l'autre des circuits d'expérience. La seule conclusion franche dans ie cas précédent est l'existence d'une différence bien nette entre les valeurs des pouvoirs inducteurs obtenues par la méthode statique ou par celle de Lécher. Un champ statique puissant semble avoir cependant modifié l'habitus que possède d'ordinaire le diélectrique vis-à-vis d'un champ oscillatoire. Celte modification se traduit par une variation de la constante diélectrique.
Interprétation des réBultata, — De la courte étude qui préoùde .seinlilcnt rôsiiUer quelques fait» bien nets.
i" Les valeurs trouvées pour les pouvoirs inducteurs des diélectriques homugôncs semblent ne devoir dépendre que de la longueur d'onde mise en jeu dnns la mesure; de mfime pour un élcctrolyte très dilué, dont la seule difTércnre avco les milieux préccdeals est l'existenec d'un pouvoir inducteur vrai ]iaraissant indépendant de la longueur d'onde (du moins dans certaines limites et égal à celui du dissolvant) (i). A chaque longueur d'onde de la vibration doit correspondre pour le diélectrique un habitus particulier. Ca serait alors un nouvel habitus que semblerait devoir imposer au milieu l'intervention d'un champ très puissant par rapport au premier.
II. Les diélectriques liétérogènes présentent deux causes de variation possible du pouvoir inducteur: 1° la longueur d'onde: Il suflit de se reporter pour s'en convaincre aux recherches exposées au commencement de ce travail ; 3° l'angle de la ligne de force effective, c'està-dire celle régissant l'habitus du milieu, avec la ligne de force du champ servant à la mesure. Autrement dit, suivant les lignes de force du champ résultant, le pouvoir inducteur doit avoir une certaine valeur, et suivant la direction des surfaces de niveau, perpendi(rulaire à la précédente, il doit en avoir une autre. Pour toutes les directions comprises entre les deux extrêmes, il possédera sans doute une valeur intermédiaire.
(1) Hi<sultal signait déjà par M. Dkude. Lo<-o citato.
a) Le premier de ces faits, variation du pouvoir inducteur, suivant la longueur d'onde, dans les conditions où nous venons de l'étudier, ne peut malheureusement jeter aucun jour sur la nature de la transformation de l'énergie à l'intéricurdii milieu absorbant. Ce que l'on peut retenir, c'est la nécessité pour un diélectrique de se comporter différemment (sous l'action d'un champ puissant par rapport au premier) que lorsque ce champ n'existe pas. Aussi est-il permis de supposer que l'expérience que nous n'avons pu réaliser, et qui aurait consisté à déterminer l'action d'un champ oscillatoire puissant sur les pouvoirs inducteurs mesurés au moyen d'un champ statique faible aurait eonlirmé nos précédents résultats.
è) Quant aux particularités présentées par les milieux complexes, leur interprétation est simple et nullement en désaccord avec les diverses théories données pour la constitution des diélectriques. Nous ncdévelopperons pas ces dernières, mais nous rappellerons que dans le cas des charges statiques, on peut tenir compte de la différence des pouvoirs inducteurs (ï, e,) dans les deux milieux et de la réfraction des lignes de force, en supposant dans un diélectrique hétérogène qui n'est le siège d'aucune vibration la disiributton d'une couche d'électricité fictive à la surface des particules dispersives. Cette couche est positive vers l'un des plateaux, négative vers l'autre. Son épaisseur est maxlma suivant la normale aux plateaux passant par le centre de la particule, supposée sphérique, et nulle suivant la direction perpendiculaire. Quand le champ enlrc plateaux
— i3i — esl fixe, il semble légitime d'admettre une distribution fixe de cette couche fictive. On sait que la densité fictive a est donnée par k-r.i' = (F, — F,), (F, F, étant les champs à rintérieur des diélectriques), dans le cas d'une surface de séparation plane. Soit F le champ dans l'air : il vient F, e, ■= F, e, = F et par suite
Ainsi la couche d'électricité fictive dans le cas simple précédent est fonction de F, valeur du champ, dans l'air, et des pouvoirs inducteurs e„ e,. Si on imagine un deuxième champ rectangulaire avec le premier il doit modifier la distribution de cette couche d'électricité fictive en superposant à la couche primitive une autre supplémentaire. L'habitus du diélectrique ne sera donc plus le même dans ce nouveau cas. Cette hypothèse de la couche fictive n'est à aucun litre une explication : c'est une manière simple, dans le cas de charges statiques, de représenter les résultats du calcul et les effets de la superposition de deux champs. Dans le cas de champs oscillatoires, l'interprétation précédente, basée sur la formule de Gauss, n'est plus nécesssairement exacte. Cependant on conçoit aisément que la présence d'un champ statique puissant (polarisant pour ainsi dire le diélectrique), gène les oscillations d'une charge réelle ou fictive dans la molécule. Ce fait se manifeste par une modification du pouvoir inducteur, [bien qu'encore mesuré par la même méthode] sous l'action d'un champ perturbateur.