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CHAPITRE VIII

CONCLDSIOHS

Les phénomènes de la dispersion électrique, qui ont fait l'objet de ces quelques recherches 'sont encore trop isolés et trop imparfaits pour pouvoir nous permettre des conclusions nettes. C'est une loogue suite d'expériences, qui pourra seule désormais assurer une base à toute interprétation philosophique du fait de la variation des indices électriques. Nous devons cependant insister sur certains points qui nous semblent légitimement acquis. — C'est d'abord la très grande netteté de la dispersion anomale électrique tandis qu'au contraire la dispersion normale parait n'exister qu'à peine, et très faible, chez quelques corps homogènes. Une pureté chimique plus parfaite, l'absence d'une sorte d'électrolyse mise enjeu dans les méthodes feraient peutêtre disparaître toute variation normale des indices. — Cependant la présence d'un seul maximum <le l'absorption semble souvent insuffisante chez certains corps, pour tenir comple des variations de l'indice. Une formule moins simple, où n'entrent cependant pas les périodes propres, suffit alors, — Pourles quelques métaux

— i33 — étudiés, dans le champ des expériences, et si l'on admet l'exactitude des formules dont nous avons fait usage, l'indice croitrait aussi franchement avec la longueur fl'onde. — <^)uant aux électrolytes 1res dilués, ils présentent un maximum d'absorption dans le champ du mètre, comme l'a montré M. Drude: ce maximum semble lenirà la présence du sel, et non pas à celle de l'eau, dont la bande d'absorption ne commence que vers le centimètre (i). '— Nous croyons avoir pu montrer enfin que le pouvoir inducteur n'est pas seulement une propriété de nature du corps, une constante spécifique, mais dépend aussi de la nature des champs auxquels est soumis le milieu. — l'n diéleclrîque en quelque sorte polarisé par un champ puissant n'a plus la même capacité inductive, le même indice vis-à-vis d'un deuxième champ plus faible que lorsque ce premier n'existe pas. C'est une sorte d'habitus que le cham|) imposerait au diélectrique, et il semble qu'il y ait là une légère différence avec les phénomènes de l'optique, où un corps absorbant transmet une radiation lumineuse de période extérieure à la bande, sans qu'il y ait de modification sensible de l'indice correspondant, par le fait du passage simultané de radiations comprises entre celles limitées par la bande.

Nous espérons que les quelques résultats contenus dans cette simple étude pourront préciser certains

(i) P. Dhube. Ahjorplion dos ondes ôlMlriqiies par l lin 1898.

B<lItD1U.to».

- i34 points (lu problt'ine. Après les beaux travaux de M. Drude, et ceux d'autres savants, r'est une série de recherches expérimentales qui est seule aujourd'hui nécessaire, et nous serions trop heureux si quelquesuns de nos chiffres pouvaient jamais, pour leur très faible part, contribuer à l'établissement d'une théorie définitive d« la dispersion électrique.

Note A. — Derniers Iravaaji: xiir la dispersion.

Ces recherches éUnl dojà délerminées, un cerUin nombre de travaux ont paru qui se raltachaientd'une manière étroite à la question traitée. Nous citerons l'étude de M. Drude sur la Méthode de résonance de von Lang TAdaplalion du tube de Quincke aux osciU lations électriques. W. A., juin i8qS] ; le travail de M. K. Marx et celui de M. Lowe (i); le dernier a appliqué la méthode de Nernst à certains corp.', notamment aux éthers sels, pour contrôler les chiffres de Tereschin: le premier a employé une méthode de longueurs d'ondes à la détermination de quelques indices. Il faut avouer que les résultats sont encore excessivement discordants, en général, et la moindre cause de ce désaccord n'est sans doute pas la recherche hâtive de la vérification physique de formules purement rationnelles.

Note B. — Sur une expérience de nature à mettre en évidence l'existence île deux pouuoirs inducteurs différents dans les vleclrolfftes, l'un suiuant les lignes de force effectives du milieu, l'autre suivant la direction perpendiculaire.

Nous avons réalisé l'expérience simple simple suivante, qui permet de constater la polarisation qu'exerce un champ statique puissant sur un électrolyLe, et la biréfringence momentanée qui en résulte, dans le cas où l'on fait passer à travers ce milieu un

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