LX.V
— i36 ~ faUcoau de rayons électriques. Un e\cttal(?urde Lodge comprend une i^rOBse boule: en regard de ceiles-ci, aux exlrômités d'un diatniHrc, sont disposées deux autres petites sphères. Ce système est mobile sur un cerele divisé, à l'exception de la grosse boule qui resle fixe : le déplacement de l'alidade sur le limbe fournit les angles que fait à chaque instant le vibralcur avec la verticale. Un petit miroir parabolique, dont la ligne focale coïncide avec le vibralcur, concentre le faisceau de rayons. Un condensateur formé d'un parallélépipède de verre, à base carrée, porte sur deux faces latérales en regard, des feuilles d'élain collées formant les armatures d'un condensateur. On peut charger les armatures du condensateur à une différence de potentiel élevée. Le condensateur est disposé de telle sorte que l'axe de symétrie principale de ce prisme coïncide avec l'axe de rotation du vibralcur. Derrière la lame de verre mince fermant le condensateur esl disposé un réseau de fils très fins, verticaux, destiné à arrêter les vibrations incidentes, qui ne seraient pas polarisées suivant la verticale. Le circuit d'un tube radioconducteur est disposé contre le réseau. Il comprend (outre le tube rempli de vis à bois, d'abord, puis de limaille de fer, dans les intervalles que laissent les premières), un galvanomètre, dont les impulsions mesurent l'onergie reçue par le tube, et enfin une source d'électricité. Les précautions prises sont minutieuses. Klles sont celles qu'a indiquées notamment M. le P' I3ose. Le système excitateur esl enfermé dans une caisse en zinc : l'ensemble du système formé par le condensateur, le réseau et le tube radioconducleur est contenu dans une autre caisse ne communiquant avec la première que par un cylindre dont t'axe se confond avec celui du condensateur. Même précaution est prise pour le galvanomètre et tous les joints sont munis de papier d'élain.
,tj Dans une première série d'expériences, on coiistate l'existence d'impulsions galvanométriquesd'aulanl plus énergiques que l'angle du vibraleur avec la verticale est plus faible. Le condensateur ne contient alors que de l'air, et les armatures jie sont pas chargées ;
b) On remarque à peu près leB mêmes elTcts quand on charge les armatures du condensateur à une difîérence de potentiel statique élevée ;
c) Quand on dispose l'électrol^te sur le trajet du faisceau émané du vibrateur, on observe une action plus faible encore au galvanomètre [<;etle diminulion résultant sans doute de l'absorption partielle des ondes au sein du milieu]. Mais on parvient encore aisément à éteindre toute action sensible du vibrateur sur le (galvanomètre quand les axes de l'excitateur et de lanal^sateur sont croisés ;
d} Enfin, quand on charge le condensateur, les phénomènes deviennent confus. Il est impossible de supprimer, par le déplacement angulaire du vibrateur, les énergiques impulsions du galvanomètre.
Au lieu d'adopter un milieu trouble au point de vue électrique, tel qu'en constitue un électroljte, on peut faire l'expérience avec du sulfure de carbone.
Note C. — Ces quelques travaux ont été exécutés au laboratoire des recherches physiques à la Sorbonne. Je prie M. Lippmann, son directeur et mon maitre, de bien vouloir accepter, pour les précieux conseils qu'il m'a donnés et la haute bienveillance dont il a fait preuve à mon égard, l'expression de ma gratitude la plus vive et la plus profonde. Je dois aussi une très grande reconnaissance à M. H. Poincaré, membre de l'Institut, et à M. le P' Drude de l'Université de Leipzig, pour avoir bien voulu accepter aussi l'hommage de mon travail qui s'est souvent inspiré des leurs. Qu'il me soit permis d'adresser, en terminant, à MM. Maneuvrier et Berget, et aux autres savants attachés au laboratoire, un remerciement ému du sj'mpatbique intérêt qu'ils m'ont porté au cours de ces recherches.
i)isposi(i{ ae Herti Eg.l . '■^ deuiiéme méUiode Fi| 10