‹ Dissertation médico-légale sur l'infanticideChapitre 6 sur 6 · PROPOSITIONS DE CHIRURGIE · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS DE CHIRURGIE

Dans les amputations à lambeaux , on ne peut, dans beaucoup de cas, mettre en pratique, d’une manière exclusive, tel ou tel procédé. Le genre du désordre, les points sur lesquels il a porté font qu’un procédé qui d’abord paraissait vicieux peut être employé avec avantage. ,

Avant de pratiquer une amputation d’article , il faut, i.® connaître la disposition des surfaces articulaires , disposition qui a la plus grande influence sur le manuel de l’opération. Ainsi , par exemple, quelle différence n’existe pas , sous ce rapport, pour l’humérus , entre son articulation supérieure et 1 inférieure 1

2.» On doit s’assurer ^il n’existe point de liens interarticulaîres capables de rendre la désarticulation difficile, comme cela se voit dans l’articulation coxo - fémorale et dans les articulations tarsométatarsiennes.

5.» Il est important de bien connaître les différentes éminences osseuses qui avoisinent l’articulation , et dont la position fixe permet d’établir d’une manière précise les points où doivent commencer et finir les incisions.

4. “ Il est toujours avantageux de choisir, s il est possible, le procédé dans lequel les principaux vaisseaux ne sont coupés que dans le dernier temps de l’opération.

5 . * Eviter autant que l’on pourra les procédés dans lesquels, pour tailler les lambeaux, les membres doivent être traversés par l’instrument tranchant.

6. ® Tâcher, dans tous les cas, de disposer les lambeaux suivant „ le plus grand diamètre des surfaces articulaires.

7. ° Après une amputation dans une articulation, ne point cher-

cher à réunir immédiatement, pour éviter la formation d’abcès, comme l’a souvent observé M. Béclard.

Il faut, quand on veut découvrir une artère, inciser les tissus, et non les déchirer; car cette déchirure empêche la réunion immédiate, avantageuse dans la plupart des cas.

Dans la ligature des artères volamineuses, il est très-utile d’ouvrir leur gaine ; on peut alors passer facilement la sonde sous le vaisseau, et l’on ne risque point de comprendre des parties étrangères.

Quand on doit enlever une partie qui a long-temps été le siège d’un engorgement inflammatoire, il faut éviter d’inciser au milieu des tissus engorgés ; car alors ^ après l’opération, la ligature des artères présente les plus grandes difficultés. Cela tient à ce que ces artères se trouvent au milieu d’un tissu cellulaire dense, qui ne permet pas de les saisir, et qui, si on y parvient, s’oppose a ce qu’on puisse les dégager assez pour placer sûrement une ligature sur leur extrémité.

Lorsqu on fait la ligature d’un vaisseau, après une opération, il est fort utile de porter le bout de la pince très - obliquement, par rapport à l’axe de ce vaisseau. De cette manière, on peut lier l’artère, et 1 on n’est pas exposé à saisir en même temps l’extrémité de l’instrument.

- HIPPOCRATIS SEKTENTIÆ QÜÆDAM

( edenie Pariset ).

Vita brevis, ars longa, occasio præceps , experientia fallax, Judicium difficile. Oportet autem non modo se ipsum exhibere quæ oportet facientem, sed etiam ægrum , et præsentes , et externa. Sect, 1, aph. 1.

Si mulieri purgationes non prodeant, neque horrore, neque febre superveniente , cibi autem fasîidia ipsi accidant, banc in utero gererepiitato, 5 , æ/ïA. 6 i.

Mulierem in utero gerentem ab acuto aliquo morbo corripi, lethale. Ihid., aph. 3 o.

Mulier in utero gerens sectâ venâ abortit, et magis, si major fuerit îœXu'è. Ibid., aph.’hi.

Mulieri in utero gerenti si alvus multùm flaxerits periculum ne abortiat. Ibid. , aph. 34 -

Si fluxui muliebri convulsio etanimi deliquium siiperveniat, malum. Ibid ., aph. 56 .

Mensibus copiosioribus prodeuntibus, morbi contingunt : non prodeuntibus ab utero , fiiml morbi. Ibid. , aph. 5 r.

Page 1