CONCLUSION
Résumant ce que j’ai dit sur l’infanticide , on trouvera que, pour établir une accusation de ce genre, il faut, 1.® queFenfant présente
tous les signes de maturité ; s.*’ qu’il ne soit point atteint de putréfaction au point de rendre les recherches incertaines ; 3 .“ quil ne présente aucun vice de conformation auquel on puisse attribuer sa mort ; 4 * que la tête n’offre aucun signe d’une lésion capable d’avoir déterminé la mort pendant la naissance; que l’ensemble des signes tirés de 1 état des poumons, du thorax et du diaphragme, s’accordent à prouver une respiration complète ; 6. que 1 instruction du procès établisse qu’il n’y a point eu insufflation ; 7. que les renseignemens pris sur ce qui s’est passé excluent la supposition que l’enfant ait pu respirer avant la naissance ; &. enfin quil existe chez le fœtus quelques traces de manœuvres criminelles.
Ce résumé et plusieurs autres passages de cette thèse sont empruntés aux ouvrages qui ont traite cette question. Je ne me suis point fait scrupule d’en agir ainsi. N’ayant rien de neuf à dire sur le sujet que J’avais choisi, la méthode et la clarté avec lesquelles je pouvais le disposer étaient le seul mérite auquel je dusse prétendre; je n’en ai point cherché d’autre ; et dans une matière aussi épineuse , je m’estimerais heureux d’y être parvenu.
Je crois avoir terminé ce que j’avais à exposer touchant l’infanticide. Sans doute il y a beaucoup de détails que j’ai été forcé d omettre : j ai dû le faire pour ne pas augmenter cette dissertation, déjà trop prolongée. Toutefois je crois avoir rappelé ce qu il y a de plus saillant dans la doctrine admise sur ce sujet. On a pu voir combien elle est parfois obscure et incertaine. Si malheureusement ces obscurités et ces incertitudes sont favorables à quelques coupables , c est un devoir sacré pour le médecin d’agir avec assez de prudence pour quelles ne soient jamais funestes à l’innocence. Dans une route souvent si ténébreuse , Vévidence est le seul flambeau qui doive et puisse nous guider.