‹ Dissertation sur diverses propositions de chirurgieChapitre 3 sur 4 · P. RICORD · texte numérisé non relu

P. RICORD

AYAN T- P R O P O S.

Joutes les fois qu’on nj est point forcé, on ne devrait parler ou écrire que pour questionner et s’instruire, ou pour instruire les autres lorsqu’on croirait pouvoir le faire; sans quoi, la moindre faute devrait être impardonnable, car elle aurait été volontaire. Mais, lorsque par nécessité on est obligé de soutenir une conversation , ou de donner un écrit; quel qu’il soit, on a droit, sinon à un pardon absolu , du moins à beaucoup d’indulgence pour les erreurs que l’on peut émettre, et que l’on n’a pas eu le temps de corriger : car on doit se rappeler que ce n’est point la faute d’un arbre fruitier si ses fruits ne sont pas mûrs avant la saison, et que celui qui veut à toute force les manger verts n’a pas le droit de se plaindre.

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