‹ Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses anetres, l'epoque de sa naissance qui avait eté inconnue jusqu'a présent; sur son buste et un inscriptionChapitre 48 sur 73 · LE BARBOUILLÉ, VALÈRE, ANGÉLIQUE, CATHAU · texte numérisé non relu

LE BARBOUILLÉ, VALÈRE, ANGÉLIQUE, CATHAU

VA LE RE

Mademoiselle, je suis au de'sespoir de vous apporter de si méchantes nouvelles; mais aussi-bien les auriez -vous apprises de quelqu'autre; et, puisque votre frère est fort malade

ANGÉLIQUE

Monsieur, ne m'en dites pas davantage ; je suis votre servante , et vous rends grâce de la peine que vous avez prise.

LE BARBOUILLÉ

Ma foi, sans aller chez le notaire , voilà le

certificat de mon cocuage. Ha! ha ! marianie

la carogne , je vous trouve avec un homme,

après toutes les défenses que je vous ai faites,

et vous me voulez envoyer de Gemini en

Capricorne !

ANGÉLIQUE

Hé bien! faut-il gronder pourcela?Ce monsieur vient de m apprendre que mon frère est bien malade : où est le sujet de querelle?

'7 CATHAU

Ah ! le voilà venu ; je m'étonnois bien si nous aurions long-temps du repos.

LE BARBOUILLÉ

Vous vous gâtez , par ma foi , toutes deux , mesdames les carognes ; toi , Cathau, tu corromps ma femme; depuis que tu la sers , elle ne vaut pas la moitié de ce qu'elle valoit.

CATHAU

Vraiment oui , vous nous la baillez bonne.

ANGÉLIQUE

Laisse là cet ivrogne; ne vois-tu pas qu'il est si soûl qu'il ne sait ce qu'il dit ?

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