‹ Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses anetres, l'epoque de sa naissance qui avait eté inconnue jusqu'a présent; sur son buste et un inscriptionChapitre 60 sur 73 · LUCILE · texte numérisé non relu

LUCILE

Oui , monsieur.

SGANARELLE

C'est fort bien fait. Oui , ce grand médecin , au chapitre qu'il a fait de la nature des animaux, dit cent belles choses; et , comme les humeurs qui ont delà connexité, ont beaucoup de rapport ; car, par exemple, com-

me la mélancolie est ennemie de la joie , et que la bile qui se répand par le corps nous fait devenir jaunes, et qu'il n'est rien plus contraire à la santé que la maladie , nous pouvons dire , avec ce grand homme , que votre fille est fort malade. Il faut que je vous fasse une ordonnance.

GORGIBUS

Vite une table, du papier, de l'encre.

SGANARELLE

Y a-t-il quelqu'un qui sache écrire?

GORGIBUS

Est-ce que vous ne le savez point ?

SGANARELLE

Ah! je ne m'en souvenois pas ; j'ai tant d'affaires dans la tête, que j'oublie la moitié

Je crois qu'il seroit nécessaire que votre fille prît un peu l'air, qu'elle se divertît à la campagne.

GORGIBUS

Nous avons un fort beau jardin , et quelques chambres qui y répondent; si vous le trouvez à propos, je l'y ferai loger.

SGANARELLE

Allons visiter les lieux. {Ils sortent tous. )

SCÈKE VI.

L'AVOCAT

J'ai ouï dire que la fille de monsieur Gorgibus etoit malade ; il fautque je m'informe de sa santé , et que je lui offre mes services , comme ami de toute sa famille. Holà, holà! monsieur Gorgibus y est-il?

SCÈNEVII.

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