‹ Dissertation sur J.-B. Poquelin-Molière, sur ses anetres, l'epoque de sa naissance qui avait eté inconnue jusqu'a présent; sur son buste et un inscriptionChapitre 66 sur 73 · GORGIBUS, SGANARELLE · texte numérisé non relu

GORGIBUS, SGANARELLE

GORGIBUS

Je vous cherchois partout pour vous dire

6i que j'ai parlé à votre frère : il m'a assuré qu'il vous pardonnoit ; mais, pour en être plus assuré , je veux qu il vous emhrasr.e en ma présence ; entrez dans mon logis , et je 1 irai chercher.

SGANARELLE

Eh ! monsieur Gorgibus , je ne crois pas que vous le trouviez à présent; et puis je ne resterai pas chez vous : je crains trop de sa colère.

GORGIBUS

Ah ! vous y demeurerez, car Je vous enfermerai. Je m'en vais à présent chercher votre frère ; ne craignez rien , je vous réponds qu'il n'est plus fâché. ( Gorgibns sort. )

SGANARELLE {de la fenêtre).

Ma foi , me voilà attrapé ce coup-là ; il n'y a plus moyen de m'en échapper. Le nuage est fort épais , et j'ai bien peur que, s'il vient à crever, il ne grêle sur mon dos force coups de bâton; ou que, par quelque ordonnance plus forte que toutes celles des médecins , on ne m'applique tout au moins un cautère royal sur les épaules. Mes aflàires vont mal : mais

pourquoi se désespérer ? puisque j'ai tant fait, poussons la fourbe jusqu'au bout. Oui, oui, il en faut encore sortir , et faire voir que S^anarelle est le roi des fourbes.

( S^anarelle saute par la fenêtre et sert va. )

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