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Dissertation sur l'existence et les attributs de Dieu

I. Le premier point de notre croyance , le premier objet de nos considérations dans l'étude de la religion , est l'existence de Dieu (1). On appelle athées ceux qui combattent ce dogme primitif : nous donnons le nom de théistes à ceux qui le défendent (2).

Avant d'entrer dans les preuves de l'existence de Dieu, il convient d'expliquer ce que nous entendons par ce mot. Nous convenons qu'il est impossible de donner de cet être si fort au-dessus de toutes nos pensées une notion complète , adéquate , et même de nous en former une idée qui réponde à sa grandeur. Son incompréhensibillté est même un des dogmes enseignés par nos livres sacrés (3). Nos pères dans la foi ont déclaré net-

(i) Credere auteui oportet accedentem ad Denm , quia eôt. {Ucb. ir ; 6)

(a) Le théisme est l'opposé de l'athéisme. Plasieais personnes n'en ont pas cette notion : elles considèrent le théisme comme l'exclasion de la révélation j en qaoi il rae semble qa'elles le confondent avec le déisme. Pour piévenir tonte équivoque , je déclare que tontes les fois que j'emploirai le mot théisme, ce sera pour exprimer la persuasion de l'existence de Dieu , et que j'appellerai théistes tous ceux qui reconnaissent ce dogme , soit qu'ils admettent, soit qn'ils rejettent la révélation , et quelle que soit la religion qu'ils pro^ fessent,

(3) Forsitan vestigia Dei coraprehenJes, et usque ad perfeotum omnipotentem reperies ! (7o5. ii ; 7 ).

Qui scrntator est majestatis oppiimetar a gloiia. (Prov. i5 ; 27 ).

Magnus consiho et in comprebensihilià cogitatu. (7erem. 3o ; rg).

Et alibi passim.

tement leur incapacité à parler de Dieu dignement (I) ; et parmi les philosophes, les plus raisonnables sont ceux qui ont reconnu l'impuissance de la raison humaine sur ce point (2).

II. Il ne faut cependant pas s'imaginer que, parce que nous n'avons pas de Dieu une notion entière , nous n'en ayons aucune , et que ce mot, offert à notre esprit, ne lui présente aucune idée. Si nous ne le connaissons pas en entier, nous le connaissons en partie; si nous ne découvrons pas sa nature telle qu'elle est, nous la jugeons d'après ses opérations (3) ; si nous ne le com-

(i) Il ferait heancoap trop long , et il est d'ailleurs inulile de rnppoiter les divers textes des saints Pères sur i'inconipiéhensi- Mlilé de l'essence divine. Il n'en est presque pas un qui ne se soit expliqué sur ce point de la manière la plus positive.

(2) Roges ma qu dem qnalis sit Deus ? Auctore ntar Siraoni'le , de quo cnui quccsivisset hoc idem tyrannus lliero , deiiberandi causa ununi diem po^tulavit ; cum ideas ex eo postridie quaereret , b diium petivit. Cura saepius dujdicaret nuinerum dierum , admiransque Hiero requireret cur ita facerel ? Quia quanto, inqnit , diutins considère , tnnlo niihi res videtur obscniior. (^ Cicero ^ de Nat. Deor., lib. i, cap. 22 , n" 66 ).

Cujus viin , niajestaleinqne tantain esse dicil in Tiniaco Plato , ut enm , neque mente coniipere , neque verbis enarrare quisquam posset ; ob niniiam ejus et inaesliinabilem potestatem. (^Lactantius ^ divin. Instit.y lib. r, cap. 8. V. S. Aui^ust. de Civit. Dei . lib. 9, cap. 16 , n'' I. ).

Hermès vero Trismegislus in hune ferme moduœ ait , intelligere Deura esse difficile: exprimere vero supra liumanas vires positum , si quis etiam intelligere posset. [S. Cyrillus Alex, contra Juliaii. lib. i).

(3) Qnod noium est Dei inanifeslum est in illis : Deus enim illis manifestavif. Invis.bilia enim ipslus a creatnra mnndi per ea quae facta snnt intellecla conspiciuntur ; sempiterna qnoque ejus virtns et divinitas. [lîom. i; 19 , 20).

Qaemadmoduin anima in homine non videtur, sed cum fugiat humanos visus , ex motu corporis intelligitur ; ita et Dens liumanis oculis videri non potest , sed et providentia et operibus videtur et intel!igilur, ( Theophilus ad Aiitol. lib. i , cap. 5 ).

Nos autem affumamus a natora bumana nulle modo qureri aut pore inveniri posse nisi adjuvetur ab ee quem quaerit , qaïque invcnilur ab iis qui , postqrjam quidquid in se est fecerunt , se illo

prenons pas, nous le concevons. Il est important de saisir la dilTérence de ces deux choses, que les incrédules s'efforcent de confondre , prétendant , et répétant continuellement, qu'il leur est impossible d'admettre ce qu'ils ne comprennent ou, ce qui, selon eux, revient au même , ce qu'ils ne conçoivent pas.

opus habere conCtentur , qai se notam facit iis a qaibns aeqanin jndicat se videri , qiiantnra Deus ab homine cognosci , qnantnra bnraana anima adboc corpore albgata Deara cognoscere porest, ( Ongenes contra Celsum , liv. 7; n" 4^ ).

Hamanœ infînnitatis religiosa confessio est , ex Deo boc solum nosse quod Deas est. [S. Hilarius ^ Tract in psalrn. 129; n» r ).

Menti itaque praecipaam ac pvimàrium est Deam nostiuin cognoscere ; cognoscere autem qaantam cognosci potest infinita majeslas a tenuissirao. Nec enim propterea quod ocali ad res visibiles percipiendas destinantur , ideo jf.m omnes res visibiles cadant in conspe:;tuin. (5. Basilins , epist. 233 ; Amphiloclùo).

Hoc aatem inea quidera sententia idcirco fît nt qaatenns comprehendi potest nos ad se trahat (qnod enini percipi omnino nequit, id , nec sperat qaisquam , nec assequi conatur), quatenus auleni capi non potest , admirationem soi excilet. {S. Gregorius Nazianz., orat. 3S).

Deam ergo , inqait, ignoras; absit. Sed eura qnidem esse scio : scio esse clementem , bonura et mlsericordera , providentem , et omnium curam ge:entem . et quaecumque aHa diserant Scriptarae. Qaidn;jra sit autem substanlia Dei , non novi. {S. Joann. Chrjsost. Expos, in psalin. i43 ; w^ 2).

Verum quia magnitudinis ejiis non est finis , ti eum queni non capimns laudare debemus ( si enim capiraa», magnitudinis ejns est finis), capere es eo aliqnid possuraos : Deum tamen totura capere non possunius ; lanquam déficientes in ejus magnitudine : nt reficiamur ejus bonilate , ad opéra respiciamus, et de operibas landemus operantem ; de condiiis conditoreai , de creatura crealorem. (^S. Au gnstinus f Enarr. in psalm. i44 ; n° 6).

Nalla quidem mens est mortali in corpore vivens ,

Qnae plena videat cognitione Deam.

Sed miris operura signis oslenditnr auctor ,

Reetoremqne siiuin condi'a qnaeqne canunt ; Unde , licet fandi vires animiqnc vigorem

Vincat , et excédât gloria lausqae Dci ; Nos tamen officio cordis gaudemus, et oris, Et tanto oblectat suicubuisse bjno.

Concevoir une chose , est avoir l'idée de son existence : la comprendre, est connaître la manière dont elle existe. Nous concevons une chose, nous en avons l'idée , quand nous pouvons nous la représenter , la supposer existante ; pour la comprendre, il faut la connaître à fond, et saisir ses différents rapports, savoir pourquoi et comment elle est ce qu'elle est. Ainsi, pour la concevoir, il suffit de n'y pas faire apercevoir d'impossibilité : tout ce qui ne me présente pas de répugnance , de contradiction , je le conçois possible ; tout ce que je conçois possible, je puis me le figurer existant. Je ne conçois pas un triangle à quatre côtés, parce que c'est une chose qui implique contradiction , parce que cette idée ne se présente à moi qu'accompagnée de l'idée de répugnance, parce que l'idée de triangle et l'idée de quatre côtés sont deux idées dont l'une détruit l'autre. Mais je conçois des hommes dans la lune : mon esprit ne me présentant point d'impossibilité, de répugnance, de contradiction dans cette idée, je puis me représenter la lune peuplée d'hommes ,

Hinc fîdei virtas , hinc flamraa orialnr araoris , Qaod lalet exercet, qaod snperat recréât.

i^S. Prosper , epigramma 6i).

Rerum divinarnm comprehensio difCcilis est admodum , etiam his qui contemplandis mysteriis ac supra intellectnm omnein posilis rebas perspiciendis , in specnlo certe , et enigmate, nt sapienlissimus Paulus ait , valde sunl exercitati , atqne perfecti. Ciassissima quippe cura iit hominis ratio , contemplationum sabtilitatem assequi Don potest. Quare de rébus divinis , non sine mnlio inetn , verba facienda sunt , et de his silere longe consultius fuerit. Verum tamen iis quibns docendi raunus incumbit, non impnne fnturnm. (5". Cyrillus Alex, de S. et consubstanciali Trinit., prœfat. )

Cum conantes , atque tendentes quiddam jam de invisibili natura conspicere cuf.imns , lassamur , reverberamur , repellimur , et si inteiiora penetrare non possumas , tamen jam ab exleriori ostio interius os'.ium videmus. Ipse enim consideratioiiis labor ostiotn est: quia ostendit aliquid ex eo quod inlus est : etsi adhuc ingrediendi potestas non est. {S. Gregoriiis Mag. in Ezech. lib. %\hornil. 5; no II).

SUR l'existence de dieu. 0

comme la terre. Il résulte de là que nous pouvons concevoir beaucoup de choses que cependant nous ne pouvons pas comprendre. Pour éclaicir et pour confirmer encore plus cette importante vérité, observons que nous pouvons avoir sur les choses quatre sortes de de pensées. En premier lieu , nous pouvons en voir clairement l'existence ou la possibilité, et connaître en même temps la manière dont elles existent ou dont elles peuvent exister, les relations diverses qu'elles ont ou qu'elles peuvent avoir : celles-là , non-seulement nous les concevons, mais nous les comprenons. En second lieu, nous pouvons en voir positivement l'impossibilité, en connaissant une répugnance, une contradiction dans leur existence : nous ne comprenons ni ne concevons cette seconde classe ; ce sont là les choses dont nous n'avons point d'idée , parce que nous ne pouvons pas avoir l'idée de leur existence. En troisième lieu, nous pouvons ne voir clairement , ni leur possibilité , ni leur impossibilité , parce que nous ne connaissons pas la manière dont elles pourraient exister , mais que nous ne voyons pas non plus , dans leur concept , de répugnance, de contradiction. En quatrième lieu, nous pouvons en voir clairement l'existence, soit par nos sens , soit par le raisonnement , être par conséquent assurés de leur possibilité , sans cependant connaître leur manière d'exister : ces deux dernières sortes de choses nous les concevons , mais nous ne les comprenons pas. C'est ce qu'il s'agit d'expliquer.

D'abord, sur les choses dont nous ne voyons clairement ni la compatibilité, ni l'incompatibilité des attributs, nous ne pouvons affirmer ni qu'elles sont possibles , ni qu'elles sont impossibles. De ce que nous n'en découvrons pas l'impossibihté, nous aurions tort sans doute d'en conclure absolument leur possibilité; il peut y avoir dans ces choses des répugnances qui nous échappent : ignorant la manière dont elles peuvent exister, nous ignorons peut-être des obstacles qui s'op]>osent à leur existence. Mais de même nous raisonnerions iiicon-.

séquemment si, parce que nous n'apercevons pas distinctement la possibilité d'une chose, nous prononcions qu'elle est impossible : il n'y a d'impossilile que ce qui répugne, que ce qui emporte l'être et le non-ètre; ne voyant pas de répugnance dans la chose , nous n'avons pas de raison pour la juger impossible.

Ensuite, relativementaux choses dont l'existence m'est assurée d'une manière quelcon<{ue , je dis qu'il y en a dont j'ignore le mode, la nature, que je me figure existantes puisque je les sais telles, mais sans savoir de quelle manière elles peuvent exister; que, par conséquent, je conçois sans les comprendre. Je vois des phénomènes électriques : je suis donc sûr que l'électricité existe, je conçois donc l'électricité. Mais quelle est sa nature? par quel moyen se forme-t-elle? quelle relation y a-t-il entre elle et le mouvement qui la produit ou qui la développe? Je n'en sais rien : je ne comprends donc pas rélectricité.

III. Il résulte de là évidemment qu'il est contraire à la raison de nier les choses sur le fondement qu'on ne les comprend pas , ou, ce qui revient au même, parce qu'on ne sait pas comment elles sont; et si l'on voulait admettre ce genre de pyrrhonisme, il y a fort peu de choses dans le monde que l'on pût croire : de celles mêmes qui nous sont les plus familières, qui se passent continuellement autour de nous , dans nous-mêmes, il y a un très-grand nombre que nous ne comprenons pas. Comprenons-nous la manière dont se fait la communication du mouvement? Savons-nous quelle cause secrète donne à un corps la puissance d'agir sur un autre? Connaissons-nous le mécanisme qui métamorphose nos aliments en une multitude de liqueurs et de sécrétions diverses? Il est donc certain, incontestable, évident, que nous croyons fermement beaucoup de choses que nous son'.mes incapables de comprendre (I). Et que

(r) Cujii igiiar et vos ipsos tanlarnm ac tôt reiniii fiiri ai origj-

SUR l'existExNCE de dieu. Il

serait-ce que la vie humaine , si chacun ne pouvait croire que ce qu'il comprend (1) ?

Je me suis étendu lonj^uement sur cette explication , et sur la différence des deux idées concevoir et comprendre , parce que, comme je l'ai observé , la confusion affectée de ces deux notions est le principe d'un grand nombre de paralo[psmes des athées, et de tous les incrédules. Il était utile de fixer nettement cette notion, dont nous verrons plus d'une fois l'usage dans le cours de cet ouvrage. Faisons-en maintenant l'application à notre objet. Nous ne comprenons pas Dieu , cela est vrai ; mais il ne résulte nullement de là que nous ne le concevions point, ou, ce qui revient au même, que nous concevions son existence comme impliquant contradiction : au contraire , si son existence nous est démontrée, il est certain que nous devons la croire quoique nous ne le comprenions pas.

nés, fugiant cansse , fugiant rationes, neque explanare possitis qiiid sit factum , ant qnare ant cur onorttieiit non esse , veieciindiam divellitis et dilaceratis noslram ; qui, quae neqneunt sciri , nesciie nos confî'emur; reque ea conqu^rere aut investigaie cnrarans quic comprebendi liqiiidissiinura est non posse. {Jrnobius adv. gentes ^ Ub. Il ; cap. 60).

Quccnani oratio possit oinnia assequi ? Qaomodo omnia acciir^ie retensere possit mens hnmana adeo nt proprietates cognoscat , jccernat claie singalorum differeiitias, et occoltas caasas certo proférât. [S. Busilius in Hexameron , homil. 6; n 8).

Qaod anle!)i assequi , et creatnrarnin onininra raîionem compivhcndere non po-sitnns, idne sit nobis incredulitatis occasio? (S. Joannes Chrysost. in Genesim. homil. 8 ; n- 6 ).

Ha'c dicta susit intelligeremus nos, relenta fîde, illarnin eliatii reiu:ij quas nundum comprebcndimns , a tenierllatc of it antiuin vindi aii. Nani qni dicuiit nibil e?se credenduin nisi quod scimns , id nn'.nn cavent nomen opiiiaiionis : qaod fn'endam est turpe ac miserriuinrn. Sed si diligenter considèrent , plaiimu:n iriterest u'ruiu se sciie quis putet, an (piod nesciie se infelligit ciedat aiiqiia aactoiitate co:nmotus, profeclo, erroris et inhumnnitatis atque supeibiac crime!: vitabit. [S. Âugustinns , de Util, credendi.^ cap. îi , n" îS;.

(i) Midia possuut affcri (jxiibns o^terulatur nibil oinniiio bn-naiiT «ocieiatis incolumc reman-re , si nibil ciedcre stauierimus qiii>il mn possainus tenere percepînm. (.y. Aiigttst'nus , de Util, cndendi^ cap. 11 ; ni 26).

IV. Je dis que nous avons l'idée de la divinité. L'homme le plu. simple, quand on lui parie de Dieu , sait fort bien de quel être on l'entretient : quelque ignorant qu'il soit , il attache à ce mot deux idées : relativement à cet être en lui-même , il le regarde comme souverainement parfait ; relativement à nous, il le considère comme le créateur de tout ce qui existe (1).

L'homme plus instruit pénètre plus avant dans la counaissance de cet être suprême. H découvre , non pas , sans doute, tous ses attributs, mais quelques-uns ; et s'il est dans l'impuissance de se les représenter tels qu'ils sont, il s'en forme du moins une idée quelconque (2). Cette double manière de connaître la divinité va former la division de la présente dissertation. Dans la première partie, je considérerai Dieu uniquement selon sa notion la plus commune , la plus triviale, la plus popu'aire, et je m'attacherai à prouver seulement qu'il existe un être infiniment parfait, créateur de tout le monde matériel que nous voyons. Dans la seconde partie, je reprendrai les diflêrents attributs divins , et j'examinerai ce que la faiblesse de notre raison nous permet d'en connaître.

(r) Deam quidnam vocas ? inquit ille. Quod idem est et eodem iTioilo seraper se habet ; qnodque caeleris omnibus ('au^a est cur siut , hoc sa ne Deas est. lia ilb ego resporidi. (S. Jusliniis, Tial. cum Tryphone , cap. m).

Ego taioen qui piofundara majestatis ejus , et artis excellentiam non qneo coniprehendere, non disputalionis me libraraentis commitlo atque mensuris: sed omnia reposila in ejas exislimo volantale : quod voluntas ejus t'undamentum sit univeisoram , et propter ipsum etiain niundus bis maneat. (^Ambrosius Hcxameron , lih. \ ; cap. 4; "«j i6 ).

(a) Qupniadmodnra autem nemo est qui aerem totum unquam h*Qi-eiit , ita Dti natmarn nec mens unquam uUa pror-us concepit , née vox ul'a coniplexa est. Verum ipsura e^ bis quœ circa ipsum sunt adumbrantes , obscuram quamdam , imbecillera , atque abam ab alio specicm (olligiinus. Ac praestanlissimus apud nos theologns censétur, non f^ui id totum quud Deus sit inveneiit (l'.ec enim vincubim hoc totum cap«Te potest); ^ed qui ampliorem ipslus specieni mente conceperit , ainp'.iusfjue verilalis simuiacium, vel adumbrationera , vel qiiocumcjue tandem al o vocabulo uti qu"s raalit, in sj ipso coX- V^tixK. [^Sanctus Grigorius Kaz'.anz.^ o/atioSG).

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