A QUELQUES DIFFICULTÉS PRÉLIMINAIRES SUR LES ATTRIBUTS DE DIEU
I. Je ne m'arrêterai pas à une première objection des adversaires , qui est que nous ne pouvons pas concevoir Dieu ; qu'il est par conséquent insensé de vouloir en rayonner. J'ai répondu amplement à cette difficulté , que nous ne comprenons pas Dieu , mais que nous le concevons (97), et que nous en connaissons plusieurs choses (98).; que si, par son infinité, il est au-dessus de nos faibles lumières, par ses œuvres il nou*. fait découvrir plusieurs de ses perfections (09) ; que si nous ignorons ce qu'il est , nous savons, au moins ce qu'il n!est pas ( ( hh>), et
•ogle
que cela même peut être l'objet de nos discussions ; que nous ne parlons pas de ce que nous ignorons, mais qu'il n'est pas défendu de s'occuper de ce qu'il est permis de connaître (101). Ceux qui nous reprochent de raisonner sur ce que nous ne comprenons pas raisonnent continuellement sur les essences des choses : y a-t-il une seule chose dont ils comprennent l'essence? savent-ik même positivement ce que c'est qu'une essence ?