Un acide végétal que je qualifiai d’acide ma-^ lique J
rj Du sulfate et du muriate de potasse , une pçtitc quantité de phosphate de chaux , de silice et de fer.
(1) Botaniq. officin,
(2) Hist. des plant.
J’y avais soupçonné présence du sucre sans être parvenu à l’extrair^, surtout à cause du principe amer dont la say^r se communique à tous les produits.
Enfin , j’avais terminé mes observations en faisant remarquer que cette semence vraiment émulsive , ne contenait aucune proportion de gomme , de fécule ou de matière amilacée, quoique Popinion contraire fût généralement reçue: et que sa base insoluble était purement fibreuse et analogue aux corps ligneux.
Extraction et propriétés de V huile concrète*
Cinq kilogrammes de fruits bruts ont fourni un kilogramme environ de semences mondées. Cette partie amygdaline des cocculi indici^ broyée sur une pierre dure et exprimée à plusieurs reprises , enveloppée d’un linge serré entre des plaques chaudes, a laissé couler 600 grammes d’une huile épaisse ayant à peu près la consistance et la couleur du suif. Elle était plus grenue et moins dure que le beurre de cacao. Son odeur approchait de celle des cantharides , sa saveur était amère.
Cette espèce d’huile céracée , filtrée dans une étuve à travers un papier joseph, est devenue plus blanche sans perdre entièrement son amertume ; lavée ensuite dans l’eau bouillante et séparée , elle avait l’odeur et la saveur douce d’une graisse récente ; elle était également douce au toucher et fusible entre les doigts , ce qui la distingue de la cite.
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Elle se fond à 4o degrés environ* sa pesanteur spécifique est de 0,900.
L’iiuile concrète se dissout dans 25 parties d’alcohol bouillant. L’addition d’un dixième de picrotoxine en augmente beaucoup la solubilité dans l’alcohol absolu, et même la détermine dans l’alcobol a 20 degrés. Une solution bydro-alcobolique de cette espèce s’est prise en masse par le refroidissement et ressemblait à du savon. De l’eau dans laquelle j’avais fait bouillir un mélange d’huile épaisse et de picrotoxine, était restée trouble et blanche comme du lait au bout de dix jours. Ces phénomènes me semblent un caractère de l’alcalinité de la picrotoxine.
200 grammes de l’huile concrète , ayant été mis à la presse, entre des feuilles de papier Joseph , et entourés d’un mélange de glace et de sel marin , la pression a été graduée avec beaucoup de ménagement, et continuée plusieurs heures. Pendant la durée de cette opération , il s’ost écoulé une petite quantité d’une huile^ fluide de coideur citrine. La matière pressée était devenue lisse , consistante et très-cassante; elle avait alors le plus grand rapport avec le beurre de cacao. Le jiapier qui avait servi d’enveloppe était gras et semblableà du papier huilé. Une partie ayant été plongée dans de l’eau bouillante, on a vu monter, à la surface du liquide, des gouttes d’huile qui sont restées fluides après le refroidissement. L’autre portion du papier gras ^ mise à bouillir avec de l’acohol a 58 degrés , et la liqueur alcoholique ayant été chauffée dans une capsule jusqu’à ce que tout l’alcohol se
soit dissipé 5 on a trouvé pour résidu une huile liquide analogue à la précédente. Ainsi , l’esj^èce de graisse végétale retirée des semences de coques du levant par la pression, et telle que je Fai décrite dans mon premier travail , se trouve composée de deux espèces distinctes d’huiles : Fune à Fétat solide comme le suif; l’autre à Fétat fluide , ayant les caractères généraux des huiles fixes. Le procédé de M. Braconot m’a paru le plus propre à les isoler. La réunion de ces deux espèces d’huiles forme un composé très-analogue à la graisse des animaux.
Dix grammes de potasse à Falcohol dissous dans loo grammes d’eau distillée ont suffi pour saponifier 55 grammes d’huile concrète. Ce savon ayant été décomposé par l’acide tartarique , le corps gras qui s’est séparé , lavé avec le plus grand soin dans l’eau bouillante, était devenu rpoins fusible , plus consistant, plus soluble dans l’esprit de vin, plus semblable à de la cire blanche ; il rougissait bien la teinture de tournesol, et ressemblait parfaitement à ce que M. Chevreul a désigné sous le nom cT acide margarique. 11 est probable qu’il se forme également de Facide oléïque dans cette saponification; mais je ne Fai pas vérifié.
La même opération faite avec la soude a donné un résultat analogue. Le savon de soude était trèsferme et moins soluble. Ecrasé, il ressemblait à du talc. 11 restait isolé de l’eau suraboi:idante , tandis cpie celui de potasse formait un tout homogène moins consistant. Sa solution dans l’eau bouillante était d’une transparence parfaite.
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Action de Veau,
Un kilogramme de semences mondées de menupermum cocculus a été mis en macération dans cinq kilogrammes d^eau froide, pendant l’espace de vingtquatre heures. Une portion de cette infusion, filtrée, d’une couleur brune , d’xme odeur analogue au cacao , d’une saveur amère, a été soumise à l’action de quelques réactifs :
1 Elle a fortement rougi la teinture de tournesol ;
2.*" La potasse, la soude et l’ammoniaque caustiques ont augmenté l’intensité, de sa couleur saps déterminer de précipitation sensible. L’eau de chaux a produit à peu près le même effet;
5.® Un peu de magnésie pure ajoutée à cette in^ fusion s’est précipitée en se colorant; et la liqueur surnageante a acquis la propriété de faire virer aubleuj nn papier de tournesol rougi par lui acide , ainsi que cela arrive quand on traite une solution d’opium, par la magnésie, pour extraire la morphine;