Lib. I, p. 58 el seq
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autres, je renvoie ceux qui seront curieux de s'en instruireà Denys d'Halicarnasse, à Pluiarque, dans la ViedeRomulmy à Festus sur le mot Roma^ à Tauleur de V Origine des Romains^ et à Servius sur Virgile*. On peut voir toutes ces différentes opinions rassemblées dans un mémoire de M. Boivin^. Il suffit d'y jeter les yeux pour être convaincu qu'il n'y a aucune certitude dans ces opinions, et qu'elles sont toutes aussi peu fondées les unes que les autres.
Qu'on lise avec attention ce qu'en rapporte Denys d'Halicarnasse, qui est l'auteur qui entre dans le plus grand détail sur les temps qui ont précédé la fondation de Rome, et sur la fondation môme. Je ne crois pas qu'on puisse découvrir qu'il ait eu d'autre raison de donner la préférence à l'opinion qu'il suit, si ce n'est parce qu'elle avait été adoptée par Fabius Pictor^ le plus ancien historien romain, et qu^il avait été suivi par la plupart des autres historiens. Le préjugé qui combattait en faveur de l'opinion qui attribuait à Romulus la fondation de Rome avait déjà jeté de si fortes racines, que Denys d'Haï icarnasse ne crut pas devoir entreprendre de le détruire. Il aima mieux suivre en cela la croyance commune des Romains que d'entreprendre de la combattre par une autre qui ne serait pas mieux fondée.
Pour être convaincu que cette opinion n'était pas appuyée de meilleures preuves que les autres, il suffit de voir dans quelle source Fabius Piclor l'avait puisée. Il avait emprunté ce fait d'un auteur grec si peu connu et si peu digne de foi, que nous ne savons rien ni de ses écrits, ni du temps où il a vécu. Il se nommait Dioclès de Péparèthe. C'était lui qui avait fourni à Fabius toutes les circonstances merveilleuses de la naissance et de l'éducation de Romulus, aussi