‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 104 sur 227 · Lib. I, p · texte numérisé non relu

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bien que de la fondation de Rome, comme nous l'apprend Plutarque*. Nous ne pouvons juger du degré d'eslime que méritaitcet auteur, puisque nous ne le trouvons nommé qu'à cette seule occasion , et que d'ailleurs nous ignorons le sujet qu'il avait traité. Athénée*, à la vérité, fait encore mention de ce Dioclès et nous apprend qu'il ne buvait jamais de vin. Je crois que , nonobstant sa sobriété, on peut conclure sur le peu de réputation de cet auteur et sur le peu de vraisemblance de la fable qu'il a inventée, que son mérite était assez mince, et qu'on ne risque rien en le rangeant dans la classe de quelques auteurs grecs qui ont encouru la censure de Denys d'Halicarnasse, pour avoir parlé des Romains avec beaucoup d'ignorance.

Mais sur quoi peut avoir été fondée la prédilection que Fabius a témoignée pour l'opinion de Dioclès? Il est bien difficile de le deviner. Cependant on peut juger, sur le peu qu'on en sait, que n'étant rapportée que par un aussi petit auteur que Dioclès, et ayant d'ailleurs tout l'air d'une fable, c*était apparemment l'opinion qui méritait le moins de faire fortune. La préférence que Fabius lui a donnée fait donc peu d'honneur à son jugement, et à celui des autres historiens qui l'ont suivi sans autre examen. Ce premier historien l'ayant adoptée, elle s'est insensiblement accréditée, surtout lorsqu'on a vu que Cincius, Caton, Pispn et quantité d'autres historiens lui donnaient place dans leurs Histoires. Ayant copié cette fable , ils ne pouvaient pas être fort difficiles sur le reste. Aussi a-t-on vu qu'ils n'avaient presque fait que transcrire Fabius Pictor. Ainsi

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