PREFACE
Les longues préfaces sont si peu du goût de la plupart des lecteurs, qu'en donnant trop d'étendue à celle-ci, ce serait peut-être le moyen de leur faire refermer le livre dès la première page. Cependant, comme j'sfi évité de m'écarter, dans le corps de l'ouvrage , et que je me suis resserré le plus que j^ai pu, il me restait encore plusieurs réflexions que je réservais pour la préface. Mais, pensant que ce n'est point là où Ton aime à les trouver, je me suis déterminé à borner ce que j'avais à dire aux choses dont il est essentiellement nécessaire d'avertir les lecteurs.
J'espère que, sur le titre du livre, on ne se préviendra pas contre le sentiment que je défends, et qu'on ne regardera pas comme une témérité l'entreprise d'attaquer l'autorité d'une histoire que tant de siècles, où elle a été reçue pour vraie, devaient rendre respectable. Ceux qui sont prévenus en faveur de cette histoire trouveront étrange, qu'au bout de dix-huit ou de vingt siècles , on prétende