‹ Dissertation sur l'incertitude des cinq premiers siècles de l'histoire romaine, par monsieur L.D.BChapitre 110 sur 227 · DE ROME · texte numérisé non relu

DE ROME

Si l'on ne peut rien dire de certain sur le fondateur de Rome, il n'y a pas plus de certitude dans tout ce qu'on nous débite sur l'époque de sa fondation. Dès qu'on entre darfs un examen un peu détaillé sur ce sujet, on est bientôt convaincu que les anciens et les modernes sont aussi peu fondés les uns que les autres dans leur chronologie. Je m'appuie encore de l'autorité de M. des Vignoles, et voici Je jugement qu'il en porte*. « Le temps fabuleux des Romains, « dit-il, a un autre désavantage. C'est qu'il est impossible « de fixer, avec quelque certitude, l'époque de cette fonce dation prétendue, qui pourtant a été le fondement de leurs t< dates historiques. Ce n'est que sur des suppositions arbi- (( traires qu'ils l'ont réglée; et, par cela môme, ils ne sont « pas d'accord entre eux. Pouf la commodité des calculs, c< nos chronologistes modernes ont convenu de s'en tenir au « sentiment de Varron, ou à celui des marbres du Gapitole, t< qui ne diffèrent que d'un an. Mais quand on veut recher- « cher le fondement de l'un ou de l'autre, on ne découvre c( rien dans leurs plus anciennes histoires sur quoi l'on « puisse s'appuyer. Comment le pourrait-on, puisqu'on

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