Chronolog. sacrée, t. Il, p
iU INCERTITUDE DES PREMIERS SIÈCLES
« ignore quantité de choses touchant la manière dont on a c( mesuré le temps, depuis le règne de Romulus jusqu'à c( Tempire de Jules César. »
Qu'on consulte encore Dodwell, Deveteribus Grœcor. et Romanor, Cyclis, dissert. X, § 74-73 et 109 ; Scaliger, De Emendat. temp.^ pag. 1, 384 et seq,; Marsham, Canon. chronic.Mgypt.^ p. 499etseq.,et Temporarii demonstra-' tiones ckronolog., lib. III, pag. 199 et seq. Dans tous ces auteurs, on verra de très-fortes raisons de douter de la véritable époque de la fondation de Rome, et qu'ils sont persuadés qu'on ne peut la fixer avec quelque certitude.
L'incertitude où Ton est par rapport à cette époque ne doit avoir rien de surprenant, après ce que j'ai prouvé de la disette- où l'on était à Rome de monuments et d'historiens contemporains sur les cinq premiers siècles. Les faits étant très-incertains, il est naturel que les dates en soient encore plus incertaines. C'est donc là la première et la principale cause de. ce que la chronologie de Rome est si embrouillée.
I. Puisque, pendant cinq siècles et demi, on n'eut à Rome aucun compilateur, aucun historien, il y a bien de l'apparence que, pendant tout ce temps-là, on s'y embarrassa fort peu de la chronologie. Il parait aussi que les premiers historiens se mirent fort peu en peine de la débrouiller; et que môme ce ne fut que fort lard qu'on s'avisa de rechercher l'époque de la fondation de Rome. Caton fut le premier qui tâcha de la fixer, si nous en croyons Denys d'Halica^nasse^ Mais, s'il est permis de juger de l'exactitude des autres historiens par l'exemple de Tite-Live, ils avaient fait bien peu d'attention à la chronologie dans leurs Histoires, Cet historien*, qui devait trouver cette route aplanre, ne nous