De Doctrina temp., lib. IX, cap. lu
ont avancé cet événement de deux ou de trois ans ; de sorte que, pour le remettre à sa véritable place, il faut renverser toute la chronologie reçue.
Denys d'Halicarnasse ^ nous assure que presque tous les auteurs convenaient que Tinvasion des Gaulois dans la Toscane tombait sur Tan premier de la XCVIIP olympiade, sous Tarchontat de Pyrgion ou de Pyrrhion. Celte année , ils attaquèrent Clusium et, Tannée suivante, ils marchèrent contre les Romains et détruisirent Rome. Dodwell ^ se trompe donc, de même que Casaubon, lorsqu'ils assurent que Den;s d'Halicarnasse place ce grand événement un an plus tôt que Polybe. Ces deux historiens conviennent parfaitement, puisque le dernier nous dit ^ que l'année où les Gaulois se rendirent maîtres de Rome était la dix-neuvième après la défaite des Athéniens auprès de la rivière de la Chèvre, seize ans après la bataille de Leuctres , Tannée môme que fut conclue la paix d'Antalcidas, entre les Perses et les Grecs, et que Denys , roi de Syracuse , après avoir vaincu les Grecs , assiégeait Reggio. Tous c^s caractères se réunissent à Tan second de la XCVIIP olympiade, qui est le même que'telui que Denys d'Halicarnasse assignera la prise de Rome. Strabon* répète les paroles de Polybe. Diodore de Sicile * place aussi sous la même année Tarchonlat de Théodote à Athènes, la prise de Rome et la fameuse paix d'Antalcidas. Trogue-Pompée ^ joint aussi ces deux événements. Hic annm non eo tantum insignis fuit, quod repente pax tota Grœcia facta est; sedetiatn eo quod eodem tempore